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Arrêté du 21 juillet 2010 fixant le programme d'enseignement spécifique de sciences économiques et sociales en classe de première des séries ES

NOR : MENE1019767A



J.O du 28/08/2010 (Texte 30)  > Décrets, arrêtés, circulaires  > textes généraux  > ministère de l'éducation nationale

Le ministre de l'éducation nationale, porte-parole du Gouvernement,
Vu le code de l'éducation ;
Vu l'arrêté du 27 janvier 2010 modifié relatif à l'organisation et aux horaires des enseignements du cycle
terminal des lycées, sanctionnés par le baccalauréat général ;
Vu l'avis du Conseil supérieur de l'éducation du 1er juillet 2010,
Arrête :
Art. 1er. - Le programme d'enseignement spécifique de sciences économiques et sociales en classe de
première des séries ES est fixé conformément à l'annexe du présent arrêté.
Art. 2. - Les dispositions du présent arrêté entrent en application à la rentrée de l'année scolaire
2011-2012.
Art. 3. - L'arrêté du 5 juin 2001 fixant le programme de l'enseignement de sciences économiques et
sociales en classe de première de la série économique et sociale est abrogé à la rentrée de l'année scolaire
2011-2012.
Art. 4. - Le directeur général de l'enseignement scolaire est chargé de l'exécution du présent arrêté, qui
sera publié au Journal officiel de la République française.
Fait à Paris, le 21 juillet 2010.
Pour le ministre et par délégation :
Le directeur général
de l'enseignement scolaire,
J.-M. BLANQUER
A N N E X E
SCIENCES ÉCONOMIQUES ET SOCIALES
CLASSE DE PREMIÈRE DE LA SÉRIE ÉCONOMIQUE ET SOCIALE
(Enseignement spécifique)
Préambule des programmes du cycle terminal
Après une approche exploratoire en classe de seconde, l'enseignement des sciences économiques et sociales
dans le cycle terminal se fixe trois objectifs essentiels :
­ permettre aux élèves de s'approprier progressivement les concepts, méthodes et problématiques essentiels
de trois sciences sociales (la science économique, la sociologie et la science politique). Il s'agit donc ici
de contribuer à la formation intellectuelle des élèves en développant l'apprentissage rigoureux de savoirs
disciplinaires qui sont, pour l'essentiel, nouveaux pour eux ;
­ préparer les élèves à la poursuite d'études postbaccalauréat et leur permettre de faire des choix éclairés
d'orientation dans l'enseignement supérieur. Il existe en effet un vaste éventail de cursus dans lesquels la
maîtrise de connaissances de base en sciences sociales constitue un indiscutable atout (classes
préparatoires, formations universitaires d'économie et gestion, de droit, de sociologie, de LEA, instituts
d'études politiques, instituts universitaires de technologie, etc.) ;
­ contribuer à leur formation citoyenne grâce à la maîtrise de connaissances qui favorise la participation au
débat public sur les grands enjeux économiques, sociaux et politiques.
Pour atteindre ces objectifs, l'enseignement des sciences économiques et sociales doit être mis en relation
avec les autres disciplines scolaires étudiées par les élèves, notamment les mathématiques, l'histoire-géographie
et, en terminale, la philosophie, et s'inscrire dans une dimension européenne.
1. Une approche scientifique du monde social
Les sciences sociales, même si la question de leur spécificité par rapport aux sciences de la nature fait l'objet
de débats, poursuivent indiscutablement une « visée scientifique ». Comme dans les autres sciences, il s'agit de
rendre compte de façon rigoureuse de phénomènes soigneusement définis, de construire des indicateurs de
mesure pertinents, de formuler des hypothèses et de les soumettre à l'épreuve de protocoles méthodologiques et
de données empiriques. Les schèmes d'intelligibilité construits par les sciences sociales font ainsi l'objet d'un
effort continu d'enrichissement au sein des communautés savantes. Ils conduisent, de ce fait même, à la
production de connaissances au moins partiellement cumulatives. L'accent mis sur l'ambition scientifique des
sciences sociales ne doit pas conduire cependant à un point de vue « scientiste ». L'activité scientifique ne
consiste pas à construire un ensemble de dogmes ou de vérités définitives, mais à formuler des problèmes
susceptibles d'être résolus par le recours au raisonnement théorique et à l'investigation empirique. Pour autant,
la posture scientifique conduit à refuser le relativisme : tous les discours ne se valent pas et rien ne serait pire
que de donner l'impression aux élèves que « les sciences sociales ne sont qu'une collection d'opinions
contradictoires sur le monde, qui, au final, se valent toutes et donc ne permettent de fonder aucun savoir
solide » (rapport de la commission présidée par Roger Guesnerie, professeur au Collège de France).
La démarche scientifique conduit, dans de nombreux cas, à une rupture avec le sens commun, à une remise
en cause des idées reçues. Même si certaines démarches (notamment en sociologie) accordent une place
importante aux discours et à l'expérience des acteurs, il n'en demeure pas moins que le chercheur dispose d'un
ensemble de savoirs théoriques et méthodologiques lui permettant une prise de recul par rapport à la
connaissance ordinaire du monde social.
Les sciences sociales ont recours, dans des proportions et selon des modalités variables en fonction des
disciplines, à deux grands types de démarche : le modèle et l'enquête. Comme le souligne le rapport précité :
« Toute démarche relevant des sciences sociales s'appuie sur une modélisation. » Les modèles
macroéconomiques, les modèles microéconomiques ou les types idéaux ne visent pas tant à décrire la réalité
qu'à isoler certaines variables déterminantes et à accentuer unilatéralement certains aspects de la réalité afin de
formuler des relations causales ou des interprétations heuristiques. L'enquête, quant à elle, repose sur la
collecte de données (qualitatives ou quantitatives) à partir de la formulation d'une problématique et de
l'identification d'un objet d'étude que l'on s'efforce de mieux comprendre et de mieux expliquer.
Comme les autres disciplines scientifiques, les sciences sociales articulent donc, selon des modalités
variables, théorisation et investigations empiriques. Elles sont aussi caractérisées par une pluralité d'approches
théoriques dont il faut montrer la logique interne, la fécondité et les limites, mais qu'il faut éviter d'opposer de
façon simpliste.
Au total, partant de ces acquis scientifiques, l'enseignement des sciences économiques et sociales au lycée
vise à former les élèves à une posture intellectuelle, celle du rationalisme critique et de la vigilance
épistémologique. Il s'agit pour eux d'apprendre à porter un regard savant sur le monde social et par là de
former leur esprit à prendre du recul par rapport aux discours médiatiques et au sens commun.
Cette posture intellectuelle constitue la meilleure contribution possible des sciences sociales à la formation
citoyenne des élèves : comprendre le monde social de façon rationnelle permet de participer au débat public de
façon éclairée.
2. Les disciplines et leur croisement
Si les sciences sociales ont en commun une ambition de connaissance scientifique du social et, dans une
certaine mesure, une histoire commune, elles se caractérisent aussi par une spécialisation disciplinaire. La
science économique, la sociologie et la science politique ont des modes d'approches distincts du monde social :
elles construisent leurs objets d'étude à partir de points de vue différents, elles privilégient des méthodologies
distinctes, des concepts et des modes de raisonnement qui leur sont propres. Même si les découpages
disciplinaires sont susceptibles d'évolution, même si, au plan de la recherche, les travaux interdisciplinaires se
multiplient et se révèlent féconds, il n'en demeure pas moins que les savoirs sont organisés en champs
disciplinaires. Il importe donc de permettre aux élèves de prendre connaissance de cette réalité et de ce cadre
épistémologique. L'approche disciplinaire a aussi le mérite de former les élèves à une posture parcimonieuse :
il n'est pas possible d'embrasser d'emblée la réalité sociale dans sa totalité. On ne peut conduire des
investigations scientifiques qu'en se limitant à un certain point de vue, en privilégiant une certaine
méthodologie, en centrant son attention sur un objet circonscrit. Toute composante du monde social est
susceptible d'être étudiée par diverses disciplines et, par exemple, l'entreprise étudiée par l'économiste n'est
pas le même « objet » que l'entreprise du sociologue, du politiste, du psychologue social, etc. Les disciplines
sont caractérisées par le point de vue qu'elles adoptent sur le monde, par les problématiques spécifiques
qu'elles mobilisent, par les concepts et les méthodologies qu'elles mettent en oeuvre, par les connaissances
cumulatives qu'elles développent.
Il convient donc de permettre aux élèves de bien comprendre et de maîtriser « les outils conceptuels et
analytiques propres à chaque discipline » avant de pouvoir croiser les regards sur un certain nombre d'objets
d'étude communs et sans pour autant s'interdire de faire parfois référence à d'autres disciplines.
3. Les apprentissages des élèves
L'approche scientifique, le primat accordé aux outils conceptuels et analytiques, permettent de circonscrire le
programme et d'adopter une démarche de complexification progressive sur l'ensemble du cycle terminal. Ces
objectifs d'apprentissages ambitieux ne peuvent être atteints que grâce à des démarches pédagogiques et
didactiques qui engagent les élèves dans une authentique activité intellectuelle. Il faut pour cela donner du sens
aux apprentissages en montrant comment les concepts et les outils permettent d'interpréter des situations
concrètes. Il semble donc souhaitable de procéder, pour chaque question traitée, en deux temps : un temps de
sensibilisation permettant de susciter la curiosité des élèves ; un temps d'analyse permettant de montrer
comment la mobilisation de notions, outils et modes de raisonnement spécifiques à la discipline concernée
permet d'accéder à une meilleure compréhension des phénomènes étudiés et d'apporter une réponse rigoureuse
à la question.
On pourra ainsi, chaque fois que possible :
­ partir d'énigmes, paradoxes, interrogations susceptibles de susciter la curiosité des élèves, en prenant
appui, si nécessaire, sur des supports variés (jeux, comptes rendus d'enquêtes, documents iconographiques
et audiovisuels, tableaux statistiques, graphiques, monographies, etc.) ;
­ les amener à se poser des questions précises et à formuler, sur cette base, des hypothèses visant à résoudre
le problème identifié ;
­ leur proposer ensuite de mener des investigations (recherches documentaires, enquêtes, exercices, analyses
de données statistiques, etc.) susceptibles de tester les hypothèses formulées ;
­ enfin structurer les apprentissages réalisés afin de permettre aux élèves de se les approprier et de les
mémoriser.
Cette démarche prendra en compte les représentations des élèves pour les enrichir et les dépasser ; c'est ainsi
que les outils conceptuels, les théories et les méthodes propres à chaque discipline peuvent prendre davantage
de sens pour les élèves.
Il s'agit, en diversifiant les dispositifs pédagogiques, d'articuler étroitement la présentation des problèmes,
l'appréhension des enjeux, la compréhension des savoirs, la rigueur et la précision dans la mise en oeuvre des
démarches et dans l'appropriation des notions, outils, modes de raisonnement.
Pour ce faire, la formation méthodologique des élèves se révèle très importante : la collecte et le traitement
de l'information, l'analyse de données diverses, la rédaction de synthèses, la formulation de problématiques, la
construction d'argumentations rigoureuses constituent autant de savoir-faire et capacités à acquérir et à mettre
au service de la maîtrise des connaissances produites par les sciences sociales. Le recours aux techniques de
l'information et de la communication se révèle, dans ce cadre, particulièrement précieux.
Le programme de sciences économiques et sociales a été conçu dans le cadre d'une perspective d'ensemble
du cycle terminal et dans une logique d'approfondissement progressif de la première à la terminale : en
première, l'étude des concepts, outils, démarches et méthodes de chaque discipline a été privilégiée ; les objets
communs susceptibles de mobiliser les regards croisés, déjà présents en classe de première, prendront toute leur
place en terminale.
Dans le cadre du programme, les professeurs exerceront leur liberté pédagogique, en particulier :
­ pour organiser leur progression de cours sur l'ensemble de l'année scolaire ;
­ pour articuler séances de cours et séances de travaux dirigés ;
­ pour adapter leurs méthodes de travail à leurs élèves.
En classe de première, en incluant les heures consacrées aux devoirs et à leurs corrigés, et en tenant compte
des apprentissages à caractère méthodologique, le programme est conçu pour être traité en 170 heures environ
(cours et travaux dirigés). Les indications horaires sont là pour signaler que les contenus sont nettement
délimités et qu'il convient de respecter la répartition entre économie (90 heures), sociologie générale et
sociologie politique (60 heures), regards croisés (20 heures). Les professeurs pourront choisir une répartition
hebdomadaire entre les trois disciplines constitutives des sciences économiques et sociales, en consacrant par
exemple trois heures hebdomadaires à l'économie et deux heures hebdomadaires à la sociologie et à la
sociologie politique pendant trente semaines et en étudiant les objets communs au moment qui leur semble
opportun. Il est rappelé à ce propos qu'un programme ne constitue pas la programmation des activités des
professeurs et des élèves. Le programme détermine ce que les élèves doivent avoir appris à la fin de l'année. Il
appartient au professeur de choisir la progression adaptée à ses élèves : par exemple rien n'impose de traiter les
regards croisés en fin d'année, ils peuvent être rapprochés dans le temps de l'étude des thèmes correspondants
de sciences économiques et de sociologie.
Démarches, savoirs et savoir-faire généraux
pour le cycle terminal
Les professeurs pourront, dans le cadre de leur liberté pédagogique, présenter la démarche, les modes de
raisonnement et les principaux concepts de chacune des trois disciplines à propos de l'un ou l'autre des thèmes
étudiés au cours du cycle terminal.
La démarche de l'économiste. On montrera que l'analyse économique n'est pas définie par un ensemble
d'objets mais par le type de questions qu'elle soulève et par les approches et les méthodes qu'elle utilise pour
y répondre, tant au niveau de l'acteur individuel (individu, entreprise) qu'au niveau de la société et des choix
collectifs. On mettra l'accent sur le raisonnement coût-bénéfice qui est au coeur de l'analyse économique, et sur
la nécessité des choix, dans le présent et dans le temps, que l'on s'intéresse aux choix des acteurs individuels
ou aux choix collectifs. On insistera sur le caractère extensif de la notion de rationalité qui sous-tend le
raisonnement économique, en évoquant la diversité des motivations et donc des satisfactions, ce qui interdit de
juger, de l'extérieur, de la rationalité des actions observées. On montrera qu'elle n'exclut pas les déséquilibres,
notamment macroéconomiques, et que la répartition des revenus et des richesses résulte de l'interaction entre le
fonctionnement des institutions marchandes et l'action des pouvoirs publics. Les analyses micro et
macroéconomiques permettront d'initier les élèves à la pluralité des approches et à la démarche de
modélisation, puis de validation-infirmation des hypothèses, en s'appuyant sur des tableaux de données
statistiques, des séries de graphiques, et en menant des comparaisons internationales.
Notions : Rareté, choix individuels et collectifs, incitations et contraintes, coût d'opportunité, modèle.
La démarche du sociologue. On mettra en évidence les apports de la sociologie par rapport à la connaissance
intuitive du monde social en confrontant les représentations véhiculées par le sens commun et les résultats
établis par les enquêtes sociologiques. On montrera comment le regard sociologique ­ entre engagement et
distanciation ­ permet d'objectiver les pratiques sociales et d'expliquer des phénomènes sociaux a priori
énigmatiques ou paradoxaux. On distinguera soigneusement l'existence d'un problème social de la construction
d'un problème sociologique. On initiera les élèves au raisonnement sociologique en montrant qu'il prend en
compte à la fois le poids des déterminismes sociaux et le jeu des acteurs. On familiarisera les élèves avec
différentes formes d'enquêtes sociologiques (observation ethnographique ou participante, entretiens, enquêtes
par questionnaire) et on leur montrera l'intérêt de combiner méthodes quantitatives et méthodes qualitatives.
Notions : Opinion, prénotion, objectivation, fait social, action sociale.
La démarche du politiste. On initiera les élèves au mode de raisonnement de la sociologie politique (rupture
avec le sens commun, vigilance épistémologique, méthodologie quantitative et qualitative...). Une attention
particulière sera accordée à la question du repérage, tant historique qu'institutionnel, du « politique ». On
évitera de donner une définition arbitraire du mot « politique » pour tirer parti de l'élasticité sémantique du
terme. Enfin, on présentera trois catégories fondamentales de l'analyse politique en insistant d'abord sur les
spécificités de la relation de pouvoir politique (territorialisation, monopole de la violence, institutionnalisation
bureaucratique) pour aborder ensuite la question de la domination et de sa légitimation. Un regard comparatif,
dans le temps comme dans l'espace, permettra de rendre attractive cette présentation.
Notions : La/le politique, pouvoir, domination, légitimation.
PROGRAMME DE LA CLASSE DE PREMIÈRE
THÈMES
NOTIONS
INDICATIONS COMPLÉMENTAIRES
SCIENCE ÉCONOMIQUE
(Durée indicative : 90 heures)
1. Les grandes questions que se posent les économistes
1.1. Dans un monde aux ressources
Utilité, contrainte budgétaire, prix relatif
A partir d'exemples simples (choix de forfaits téléphoniques, formule
limitées, comment faire des choix ?
« à volonté » dans la restauration, utilité de l'eau dans divers
environnements, etc.), on introduira les notions de rareté et d'utilité
marginale, en insistant sur la subjectivité des goûts. On s'appuiera
sur une représentation graphique simple de la contrainte budgétaire
pour caractériser les principaux déterminants des choix, sans
évoquer les courbes d'indifférence. Il s'agit d'illustrer la démarche de
l'économiste qui modélise des situations dans lesquelles les
individus sont confrontés à la nécessité de faire des choix de
consommation ou d'usage de leur temps (par exemple).
1.2. Pourquoi acheter à d'autres ce que
Echange marchand, spécialisation, gain à
On montrera que l'échange permet de mettre à profit les différences
l'on pourrait faire soi-même ?
l'échange
entre individus et entre nations. On introduira, à partir d'exemples
simples d'échanges entre individus (l'avocate et son secrétaire selon
Samuelson), les notions d'avantage absolu et d'avantage comparatif,
afin de montrer que l'échange engendre des gains dont la répartition
peut être inégale et qu'il favorise la division du travail. En
s'interrogeant sur les raisons qui conduisent à se procurer sur le
marché ce que l'on pourrait faire soi-même (plats cuisinés, services à
domicile, etc.) ou à acheter à l'étranger ce que l'on pourrait produire
chez soi, on mettra en évidence les avantages (compétitivité des
entreprises ou variété des biens et services notamment) du
développement des échanges, notamment entre nations.
THÈMES
NOTIONS
INDICATIONS COMPLÉMENTAIRES
1.3. Que produit-on et comment le
P r o d u c t i o n m a r c h a n d e e t n o n
On sensibilisera les élèves à la diversité des modes de production des
mesure-t-on ?
marchande, valeur ajoutée
biens et services et de leur mise à la disposition des consommateurs.
On s'intéressera aux problèmes posés par la mesure de la valeur
ajoutée.
1.4. Comment répartir les revenus et la
Salaire, profit, revenus de transfert
La production engendre des revenus qui sont répartis entre les agents
richesse ?
qui y contribuent par leur travail ou leur apport en capital. On
introduira la distinction entre cette répartition primaire des revenus
et la répartition secondaire qui résulte des effets de la redistribution.
1.5. Quels sont les grands équilibres
Equilibre emplois/ressources
La mesure et l'analyse de l'activité d'une économie nationale et de ses
macroéconomiques ?
principales composantes seront présentées simplement. On
présentera l'équilibre emplois-ressources en économie ouverte et on
pourra évoquer les sources de possibles déséquilibres.
2. La production dans l'entreprise
2.1. Comment l'entreprise produit-elle ?
Facteurs de production, coûts (total,
Après avoir présenté la diversité des entreprises, on montrera que les
moyen et marginal), recettes (totale,
choix du producteur portent à la fois sur la combinaison des facteurs
moyenne, marginale), productivité, loi
de production et sur le volume de la production. On introduira les
des rendements décroissants
notions clés de l'analyse de la production de l'entreprise, notamment
la loi des rendements décroissants.
2.2. Comment évaluer la performance de
Compte de résultat, bilan
On présentera une structure simplifiée du compte de résultat et du
l'entreprise ?
bilan de l'entreprise pour préciser le sens des principales notions
comptables. On montrera l'utilité pour l'entreprise d'instruments de
suivi de son activité et de ses performances, économique, financière,
sociale, environnementale, et l'intérêt d'une comptabilité
patrimoniale telle que le bilan comptable, dont on se contentera de
présenter la structure générale. On pourra faire également référence
à l'existence du bilan social et du bilan carbone.
3. La coordination par le marché
3.1. Qu'est-ce qu'un marché ?
Institutions marchandes, droits de
On présentera la diversité des marchés concrets (depuis les foires du
propriété
Moyen Age jusqu'aux achats en ligne ; les marchés des biens, des
services, des actifs, du travail...). On montrera que le fonctionnement
des marchés nécessite des règles de droit, qui déterminent
notamment qui possède quoi et ce qui peut être ou non échangé. On
montrera que le marché suppose notamment l'existence
d'institutions et de conventions (par exemple marchandage, achat à
l'unité ou en nombre, enchères, etc.). On expliquera en quoi les
droits de propriété (y compris les droits d'auteur, brevets, marques...)
sont au fondement de l'échange. On évoquera l'existence de droits
sociaux et humains et on s'interrogera sur les limites de l'échange
marchand (existence de commerces illicites, brevetabilité du vivant,
interdiction du commerce d'organes, etc.).
3.2. Comment un marché concurrentiel
Offre et demande, prix et quantité
On s'attachera à mettre en évidence les déterminants des
fonctionne-t-il ?
d ' é q u i l i b r e , p r e n e u r d e p r i x ,
comportements des agents, offreurs et demandeurs, puis on
rationnement, surplus, allocation des
procédera à la construction des courbes d'offre et de demande et à
ressources
l'analyse de la formation de l'équilibre sur un marché de type
concurrentiel. La modification des conditions d'offre ou de demande
permettra de montrer comment s'ajustent, dans le temps, prix et
quantités d'équilibre. On étudiera les réactions de l'acheteur aux
changements des incitations (augmentation du prix du tabac, de la
fiscalité sur les carburants, prime à la casse sur le marché de
l'automobile, etc.). L'étude de la notion de surplus et de son partage
entre acheteurs et vendeurs permettra d'illustrer graphiquement les
gains de l'échange. On fera apparaître l'existence de situations de
rationnement lorsque le prix est fixé, quelle qu'en soit la raison, à un
autre niveau que celui qui équilibre le marché (files d'attente,
réglementation des loyers, pénuries de places pour des rencontres
sportives ou les spectacles, etc.).
THÈMES
NOTIONS
INDICATIONS COMPLÉMENTAIRES
3 . 3 . C o m m e n t l e s m a r c h é s
Pouvoir de marché, oligopole, monopole
On soulignera le caractère très particulier du marché concurrentiel et
i m p a r f a i t e m e n t c o n c u r r e n t i e l s
on introduira la notion de structures de marché. Sans aucun recours
fonctionnent-ils ?
à la formalisation et à l'aide d'exemples (monopole dans le domaine
de l'électricité ou du transport, situations de concurrence
monopolistique engendrées par l'innovation ou la différenciation des
produits, oligopoles dans les domaines de l'automobile, des
composants électroniques, etc.), on montrera que les vendeurs
mettent en oeuvre des stratégies susceptibles de renforcer leur
pouvoir de marché (positionnement et marketing des produits,
ententes entre vendeurs, guerres de prix, création de demande
captive, etc.). On pourra s'interroger sur les conditions favorisant ces
structures non concurrentielles et sur le rôle des pouvoirs publics
dans la régulation de la concurrence.
3.4. Quelles sont les principales
Asymétries d'information, externalités,
On montrera qu'en situation d'information asymétrique, on constate
défaillances du marché ?
biens collectifs
l'existence d'équilibres avec rationnement voire l'absence de marché
(marché des voitures d'occasion, marchés des professionnels de
santé et des avocats, marché de l'assurance, etc.). Les diverses
manières de produire et de diffuser de l'information ­ labellisation,
publicité, comparateurs de prix, magazines de consommateurs, etc. ­
pourront être évoquées, de même que la réglementation publique
sur l'information.
En s'appuyant sur des exemples, on montrera aussi que les marchés
peuvent être défaillants dans le domaine de l'allocation des
ressources en présence de biens collectifs ou d'externalités
(pollution, éclairage public, pollinisation par les abeilles, etc.).
4. La monnaie et le financement
4.1. A quoi sert la monnaie ?
Fonctions de la monnaie, formes de la
Par contraste avec des situations d'échange non monétisé, on mettra
monnaie
en évidence les avantages de la monnaie et les fonctions qu'elle
remplit. On évoquera les formes qu'elle revêt et on expliquera (en
prenant comme exemple le paiement par carte bancaire) comment
fonctionnent les systèmes de paiements dématérialisés dans les
économies contemporaines.
4.2. Comment l'activité économique
A u t o f i n a n c e m e n t , f i n a n c e m e n t
Les choix de financement des agents économiques seront présentés de
est-elle financée ?
direct/indirect, taux d'intérêt, risque de
manière élémentaire. La notion de crédit sera illustrée par une
crédit
présentation de différentes formes de prêt, en s'appuyant sur des
exemples : prêts à taux fixe, prêts à taux variable, échéance des
prêts. On montrera que le taux d'intérêt est à la fois la rémunération
du prêteur et le coût du crédit pour l'emprunteur et qu'il varie en
fonction du risque associé au crédit. On pourra illustrer ce
mécanisme à partir de l'exemple des crises des dettes publiques. On
distinguera le financement intermédié et le financement direct. Dans
la procédure de financement par appel au marché, on présentera les
grandes catégories de titres émis et échangés (actions, obligations)
ainsi que leur mode de rémunération (dividende, intérêt).
4.3. Qui crée la monnaie ?
Masse monétaire, marché monétaire,
On présentera, à l'aide d'exemples simples, le processus de création
banque centrale, prêteur en dernier
monétaire par les banques commerciales (« les crédits font les
ressort
dépôts »). On montrera le rôle central du marché monétaire. On
citera les autres sources de la création monétaire (créances sur le
Trésor et devises). Pour ce faire, on définira la banque centrale
comme la « banque des banques » et on montrera l'importance de
son rôle pour assurer la liquidité, (notamment lors des crises de
confiance) et préserver le pouvoir d'achat de la monnaie.
5. Régulations et déséquilibres macroéconomiques
5.1. Pourquoi la puissance publique
Fonctions économiques de l'Etat
En faisant référence aux défaillances de marché étudiées
intervient-elle dans la régulation des
(allocation, répartition, stabilisation)
p r é c é d e m m e n t e t à l a p o s s i b i l i t é d e d é s é q u i l i b r e s
économies contemporaines ?
macroéconomiques, on étudiera les fonctions de régulation
économique de la puissance publique en insistant sur l'importance
du cadre réglementaire dans lequel s'exercent les activités
économiques. On présentera brièvement les principaux niveaux
d'intervention (notamment européen, national et local).
THÈMES
NOTIONS
INDICATIONS COMPLÉMENTAIRES
5.2. Comment le budget de l'Etat
Prélèvements obligatoires, dépenses
On décrira la structure du budget de l'Etat et de l'ensemble des
permet-il d'agir sur l'économie ?
publiques, déficit public, dette
administrations publiques en donnant des ordres de grandeur. On
publique
insistera sur les notions de production non marchande et de
prélèvements obligatoires. On introduira, à l'aide d'un exemple
simple, la notion d'incidence fiscale. On montrera, à l'aide
d'exemples (fiscalité écologique, crédit d'impôt pour les aides à
domicile ou pour les dons aux associations, etc.) qu'en changeant les
prix relatifs ou les rémunérations nettes les impôts et taxes modifient
les incitations des agents.
5.3. Quels sont les grands déséquilibres
Demande globale, inflation, chômage,
On présentera les principaux déséquilibres macroéconomiques et leurs
macroéconomiques ?
déséquilibre extérieur
instruments de mesure. On montrera comment ils sont liés à la
dynamique de la demande globale. Cette première approche des
déséquilibres macroéconomiques sera inscrite dans la perspective
européenne et globale, permettant d'évoquer les interdépendances
entre économies nationales.
5.4. Quelles politiques conjoncturelles ?
Politique budgétaire, politique monétaire
En s'appuyant sur les développements du point 5.2, on montrera
comment les pouvoirs publics peuvent utiliser la politique budgétaire
pour agir sur les déséquilibres. En se référant au point 4.3, on
présentera également les moyens d'action des banques centrales
(notamment de la Banque centrale européenne) et leur rôle dans la
régulation conjoncturelle de l'activité économique.
SOCIOLOGIE GÉNÉRALE ET SOCIOLOGIE POLITIQUE
(Durée indicative : 60 heures)
1. Les processus de socialisation et la construction des identités sociales
1.1. Comment la socialisation de l'enfant
Normes, valeurs, rôles, socialisation
On étudiera les processus par lesquels l'enfant construit sa
s'effectue-t-elle ?
différentielle
personnalité par l'intériorisation/incorporation de manières de penser
et d'agir socialement situées. On s'interrogera sur les effets
possiblement contradictoires de l'action des différentes instances de
socialisation (famille, école, groupe des pairs, média). On mettra
aussi en évidence les variations des processus de socialisation en
fonction des milieux sociaux et du genre, en insistant plus
particulièrement sur la construction sociale des rôles associés au
sexe.
1.2. De la socialisation de l'enfant à la
Socialisation primaire/secondaire,
On se demandera en quoi le processus de socialisation secondaire
socialisation de l'adulte : continuité ou
socialisation anticipatrice
(conjugale, professionnelle...) est lié aux conditions et aux effets de
ruptures ?
la socialisation primaire. On montrera également que la socialisation,
aux différents âges de la vie, fait se succéder des phases de
transition et des processus de restructuration de l'identité sociale.
2. Groupes et réseaux sociaux
2 . 1 . C o m m e n t l e s i n d i v i d u s
Groupes primaire/secondaire, groupes
On distinguera les groupes sociaux, caractérisés par l'existence d'inter-
s'associent-ils pour constituer des
d'appartenance/de référence
actions (directes ou indirectes) entre leurs membres et la conscience
groupes sociaux ?
d'une appartenance commune (familles, collectifs de travail,
associations...), des simples agrégats physiques (par exemple une
file d'attente ou le public d'un spectacle) ou de catégories
statistiques (PCS, groupes d'âge...).
On montrera que les groupes sociaux se différencient en fonction de
leur taille, de leur rôle, de leur mode de fonctionnement et de leur
degré de cohésion. On évoquera les situations où les individus
prennent comme référence un autre groupe que celui auquel ils
appartiennent.
2.2. Comment la taille des groupes
Groupe d'intérêt, passager clandestin,
On montrera que les modes de relations interpersonnelles au sein d'un
influe-t-elle sur leur mode de
incitations sélectives
groupe de petite taille sont fondamentalement différents des modes
fonctionnement et leur capacité
de relations impersonnelles dans les grands groupes. On
d'action ?
s'interrogera sur les effets d'une augmentation de la taille d'un
groupe sur son mode d'organisation et sa capacité à se mobiliser
pour promouvoir les intérêts de ses membres (associations,
syndicats, partis politiques).
2.3. Comment les réseaux sociaux
Capital social, formes de sociabilité
On montrera que les réseaux sociaux constituent une forme spécifique
fonctionnent-ils ?
de coordination entre acteurs et de sociabilité (réseaux internet,
associations d'anciens élèves...). On pourra présenter quelques
exemples très simples de structuration de réseaux sans entrer dans
la théorie des graphes. On s'intéressera surtout au rôle des réseaux
en matière de recherche d'emploi en discutant plus particulièrement
la thèse de « la force des liens faibles ».
THÈMES
NOTIONS
INDICATIONS COMPLÉMENTAIRES
3. Contrôle social et déviance
3.1. Comment le contrôle social
C o n t r ô l e s o c i a l f o r m e l / i n f o r m e l ,
On s'interrogera sur l'évolution des formes du contrôle social dans les
s'exerce-t-il aujourd'hui ?
stigmatisation, dissuasion
sociétés modernes et sur leurs effets. On montrera qu'au fur et à
mesure que les relations sociales deviennent plus impersonnelles le
contrôle social par des instances spécialisées tend à prédominer sur
le contrôle informel exercé par les groupes primaires. On
s'interrogera également sur les effets produits par le recours à des
formes de contrôle social prenant appui sur les ressources des
nouvelles technologies.
3.2. Quels sont les processus qui
Déviance primaire/déviance secondaire,
On définira la déviance comme une transgression des normes et on
conduisent à la déviance ?
anomie
montrera qu'elle peut revêtir des formes variées selon les sociétés et,
en leur sein, selon les groupes sociaux. On analysera la déviance
comme le produit d'une suite d'interactions sociales qui aboutissent
à « étiqueter » certains comportements comme déviants et, en tant
que tels, à les sanctionner. On montrera que les comportements
déviants peuvent aussi s'expliquer par des situations d'anomie.
3.3. Comment mesurer le niveau de la
Chiffre noir de la délinquance, enquête
On précisera que la délinquance n'est qu'une forme particulière de
délinquance ?
de victimation
déviance : celle qui fait l'objet d'une sanction pénale. On
s'intéressera aux modes de construction des statistiques produites
par la police et la justice. On confrontera ces données avec celles
que révèlent les enquêtes de victimation.
4. Ordre politique et légitimation
4.1. Pourquoi un ordre politique ?
Etat, Etat-nation, souveraineté
On mettra en évidence les raisons historiques de l'avènement d'un
ordre politique distinct des ordres économiques, sociaux et culturels.
On pourra prendre l'exemple de l'évolution de l'Etat dans le monde
occidental. On apprendra aux élèves à distinguer la construction
étatique et la construction nationale.
4 . 2 . Q u e l l e s s o n t l e s f o r m e s
Etat de droit, Etat unitaire/fédéral,
On familiarisera les élèves au vocabulaire juridique et politique qui
institutionnelles de l'ordre politique ?
démocratie représentative/participative
permet de distinguer les formes étatiques et de préciser le contexte
institutionnel dans lequel elles se sont développées. À partir
d'exemples contemporains, on sensibilisera aussi les élèves à
l'émergence de nouvelles formes de participation politique et de
légitimation démocratique.
4.3. Comment analyser la diversité des
Citoyenneté, droits civiques
On s'interrogera sur le caractère central de l'idée de citoyenneté (statut
cultures politiques et des formes de
juridique mais aussi social porteurs d'obligations et de droits) en
citoyenneté ?
montrant qu'elle s'inscrit dans un environnement culturel et social
spécifique. On pourra comparer, par exemple, le modèle français
républicain à d'autres modèles comme ceux de la citoyenneté
européenne ou américaine.
REGARDS CROISÉS
(20 heures)
Entreprise, institution, organisation
C o m m e n t l e s r a p p o r t s s o c i a u x
Hiérarchie, coopération, conflit
On montrera comment l'entreprise constitue un mode de coordination
s ' o r g a n i s e n t - i l s a u s e i n d e
des actions par la hiérarchie. On mettra aussi en évidence comment
l'entreprise ?
coopération et conflits s'entremêlent dans la production de l'action
collective. On mobilisera pour cela les apports de la science
économique (économie de la firme) et de la sociologie (mobilisation
et logiques d'acteurs).
Quels modes d'organisation pour
Coûts de transaction, gouvernance
On étudiera l'entreprise en tant qu'organisation (aux sens économique
l'entreprise ?
d'entreprise, relation d'agence,
et sociologique) susceptible de fonctionner selon un modèle
bureaucratie
bureaucratique, lui-même en débat ; on l'envisagera aussi en tant
que lieu de confrontation des intérêts et des valeurs de diverses
parties prenantes : salariés, managers, propriétaires du capital.
Action publique et régulation
Comment l'Etat-providence contribue-t-il
Solidarité, désaffiliation, disqualification
On montrera comment l'Etat social contribue, à travers la définition de
à la cohésion sociale ?
sociale
droits sociaux et la mobilisation d'instruments divers, à favoriser la
cohésion sociale en luttant contre la pauvreté, l'exclusion et les
discriminations. On insistera notamment sur la diversité des régimes
d'Etat-providence et sur leurs mutations contemporaines.
THÈMES
NOTIONS
INDICATIONS COMPLÉMENTAIRES
C o m m e n t u n p h é n o m è n e s o c i a l
Agenda politique, action publique
On présentera une première approche de la construction des politiques
devient-il un problème public ?
publiques par l'interaction de divers acteurs (lutte contre l'échec
scolaire, l'illettrisme, le tabagisme, la délinquance routière, etc.). On
montrera comment la définition des problèmes publics et leur
inscription à l'agenda politique sont un enjeu de conflit et un objet
de coopération.
Savoir-faire applicables aux données quantitatives
et aux représentations graphiques
L'enseignement des sciences économiques et sociales en classe de première doit conduire à la maîtrise de
savoir-faire quantitatifs, ce qui implique à la fois calcul et lecture (c'est-à-dire interprétation) des résultats. Les
calculs ne sont jamais demandés pour eux-mêmes, mais pour exploiter des documents statistiques travaillés en
classe ou pour présenter sous forme graphique une modélisation simple des comportements économiques,
sociaux ou politiques.
Calculs de proportion et de pourcentages de répartition.
Moyenne arithmétique simple et pondérée, médiane.
Lecture de représentations graphiques : diagrammes de répartition, représentation des séries chronologiques.
Mesures de variation : coefficient multiplicateur, taux de variation, indice simple.
Lecture de tableaux à double entrée.
Evolution en valeur et en volume.
Représentation graphique de fonctions simples (offre, demande, coût) et interprétation de leurs pentes et de
leurs déplacements.
Notion d'élasticité comme rapport d'accroissements relatifs.
Notions d'élasticité-prix de la demande et de l'offre, d'élasticité-revenu de la demande, d'élasticité de court
terme et d'élasticité de long terme.