Le ministre d'Etat, ministre de l'écologie, de l'énergie, du développement durable et de la mer, en charge
des technologies vertes et des négociations sur le climat, la ministre de l'économie, de l'industrie et de
l'emploi, le ministre du travail, des relations sociales, de la famille, de la solidarité et de la ville, la secrétaire
d'Etat chargée de la famille et de la solidarité, la secrétaire d'Etat chargée des aînés, le secrétaire d'Etat chargé
du logement et de l'urbanisme, le haut-commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté, haut-commissaire
à la jeunesse,
Vu le décret no 87-389 du 15 juin 1987 modifié relatif à l'organisation des services d'administration
centrale ;
Vu le décret no 2000-685 du 21 juillet 2000 modifié relatif à l'organisation de l'administration centrale du
ministère de l'emploi et de la solidarité et aux attributions de certains de ses services ;
Vu le décret no 2010-95 du 25 janvier 2010 relatif à l'administration centrale des ministères chargés des
affaires sociales et portant création d'une direction générale de la cohésion sociale ;
Vu l'avis du comité technique paritaire central placé auprès du directeur de l'administration générale du
personnel et du budget du ministère du travail et des affaires sociales en date du 5 novembre 2009,
Arrêtent :
Art. 1er. - La direction générale de la cohésion sociale comprend trois services :
1° Le service des politiques sociales et médico-sociales ;
2° Le service des droits des femmes et de l'égalité entre les femmes et les hommes ;
3° Le service des politiques d'appui.
Sont en outre rattachés au directeur général un cabinet, une mission de l'innovation, de l'expérimentation
sociale et de l'économie sociale, une mission de l'analyse stratégique, des synthèses et de la prospective et un
bureau des affaires européennes et internationales.
Art. 2. - Le directeur général est assisté, pour l'exercice de ses attributions, de trois chefs de service,
adjoints au directeur général, qui assurent, sous son autorité, la coordination de l'activité des services et sont
chargés respectivement de la responsabilité du service des politiques sociales et médico-sociales, du service des
droits des femmes et de l'égalité entre les femmes et les hommes et du service des politiques d'appui.
Art. 3. - Le service des politiques sociales et médico-sociales a pour mission d'élaborer et d'assurer le
suivi des politiques de solidarité à destination des personnes en situation de précarité, de l'enfance, de la
famille, des personnes handicapées et des personnes âgées et dépendantes.
Il procède à l'analyse des autres politiques et interventions concourant à la cohésion sociale ou ayant un effet
sur l'inclusion sociale des personnes ou des groupes et propose les mesures propres à prévenir les mécanismes
d'exclusion.
Le service des politiques sociales et médico-sociales comprend :
1° La sous-direction de l'inclusion sociale, de l'insertion et de la lutte contre la pauvreté ;
2° La sous-direction de l'enfance et de la famille ;
3° La sous-direction de l'autonomie des personnes handicapées et des personnes âgées.
Art. 4. - La sous-direction de l'inclusion sociale, de l'insertion et de la lutte contre la pauvreté est chargée
de la prévention des risques d'exclusion, de la mise en oeuvre des objectifs de l'inclusion active et de l'accès
effectif aux droits des personnes en situation de précarité.
Elle assure la concertation avec les acteurs associatifs nationaux intervenant dans le champ de l'inclusion
sociale.
Elle développe dans le champ de l'inclusion sociale le partenariat avec les acteurs de l'économie sociale et
solidaire.
Elle est chargée du pilotage du dispositif d'accueil d'hébergement et de l'insertion des personnes sans abri
ou mal logées. En lien avec les administrations concernées, elle propose, élabore, met en oeuvre et évalue les
orientations, la réglementation, les plans d'actions et les mesures relatives à l'accueil, l'hébergement et
l'insertion des personnes sans abri dans un objectif d'accès au logement.
La sous-direction organise la réponse de l'Etat à l'urgence sociale au bénéfice des personnes en situation de
pauvreté ou d'exclusion. Dans ce cadre, en lien avec les services concernés, elle élabore et met en oeuvre le
dispositif d'aide alimentaire.
Elle conçoit, suit et évalue les programmes de prévention des risques d'exclusion, d'accès aux droits et
d'insertion en direction des personnes en situation de précarité ou menacées de s'y trouver.
Elle veille à la prise en compte par les autres départements ministériels de l'accès effectif de tous aux droits
fondamentaux, en particulier en matière d'emploi, de logement, de protection et de santé, de justice, d'inclusion
financière, de formation et de culture.
Elle participe aux travaux relatifs à la stratégie européenne d'inclusion sociale ainsi qu'aux orientations
européennes relatives à l'économie sociale et solidaire.
S'agissant des minima sociaux dont le pilotage lui est confié, la sous-direction élabore la réglementation,
veille à son application par les opérateurs et les collectivités territoriales, en assure l'évaluation et en mesure
les impacts financiers.
Elle définit les orientations de l'insertion sociale et professionnelle des allocataires des minima sociaux. Elle
en suit la mise en oeuvre par les opérateurs et les collectivités territoriales concernés.
Elle est chargée de l'élaboration des règles relatives aux prestations d'aide sociale attribuées à des personnes
sans domicile fixe ainsi qu'à l'allocation différentielle aux adultes handicapés.
Elle élabore les programmations et les règles de répartition des moyens alloués aux dispositifs dont elle a la
charge et analyse leurs effets.
La sous-direction de l'inclusion sociale, de l'insertion et de la lutte contre la pauvreté assure le secrétariat
des conseils, commissions et comités suivants :
Conseil national des politiques de lutte contre la pauvreté et l'exclusion sociale ;
Conseil supérieur de l'économie sociale ;
Conseil supérieur de la coopération ;
Commission nationale consultative des gens du voyage ;
comité permanent du comité interministériel de lutte contre les exclusions.
La sous-direction de l'inclusion sociale, de l'insertion et de la lutte contre la pauvreté comprend :
1° Le bureau de l'urgence sociale et de l'hébergement ;
2° Le bureau de l'accès aux droits, de l'insertion et de l'économie sociale et solidaire ;
3° Le bureau des minima sociaux.
Art. 5. - La sous-direction de l'enfance et de la famille propose, élabore, met en oeuvre et évalue les
orientations et les mesures des politiques en faveur de l'enfance, de l'adolescence, de la famille et des majeurs
protégés.
Elle conçoit, pilote et anime la politique relative à la protection des majeurs en liaison avec le ministère de
la justice. A ce titre, elle élabore la réglementation du volet social, veille à sa mise en oeuvre et en assure
l'évaluation.
Elle conçoit, pilote et anime la politique de prévention et de lutte contre la maltraitance et de développement
de la bientraitance pour les publics vulnérables.
Elle coordonne les politiques de prévention et de lutte contre les dérives sectaires dans le secteur social et
médico-social.
La sous-direction conçoit, pilote et anime la politique en faveur de l'enfance, notamment dans les domaines
de l'enfance en danger, de l'accueil du jeune enfant, de l'adoption et de l'accès aux origines personnelles.
Elle élabore les règles relatives à l'aide sociale à l'enfance et aux modes d'accueil du jeune enfant.
Elle participe aux politiques globales relatives aux adolescents en situation de difficulté.
La sous-direction participe aux politiques menées en matière de conciliation entre la vie familiale et la vie
professionnelle, de soutien à la parentalité, d'accompagnement à la scolarité, de développement de services
intergénérationnels dans le champ de la famille et de l'enfance.
Elle coordonne et anime l'action des pouvoirs publics et des ministères concernés en matière de politique
familiale.
Dans le cadre des travaux du Haut Conseil de la famille, elle analyse l'ensemble des politiques familiales et
élabore des propositions sur ces politiques.
Elle assure la tutelle technique du groupement d'intérêt public Enfance en danger, de l'Agence française de
l'adoption et, en liaison avec la direction de la sécurité sociale, de l'action sociale de la Caisse nationale des
allocations familiales, dans le cadre de conventions d'objectifs et de gestion pluriannuelles. Elle assure le suivi
et le contrôle du fonds spécial de l'Union nationale des associations familiales.
Elle participe aux politiques européennes et internationales dans l'ensemble de ces domaines.
Le sous-directeur en charge des politiques de l'enfance et de la famille peut représenter le directeur général
de la cohésion sociale dans les fonctions qu'il exerce en qualité de délégué interministériel à la famille.
La sous-direction de l'enfance et de la famille assure le secrétariat des conseils, commissions et comités
suivants :
Haut Conseil de la famille ;
Conseil supérieur de l'adoption ;
conseil technique des clubs et équipes de prévention spécialisée ;
commission d'évaluation et de contrôle du fonds spécial de l'Union nationale des associations familiales ;
Comité national de vigilance contre la maltraitance des personnes âgées et des adultes handicapés ;
comité interministériel pour l'adoption ;
Comité national du parrainage.
La sous-direction de l'enfance et de la famille comprend :
1° Le bureau de la protection des personnes ;
2° Le bureau de la protection de l'enfance et de l'adolescence ;
3° Le bureau familles et parentalité.
Art. 6. - La sous-direction de l'autonomie des personnes handicapées et des personnes âgées propose,
élabore, met en oeuvre et évalue les orientations et les mesures des politiques en faveur des personnes
handicapées et des personnes âgées pour garantir leur accès aux droits de tous, assurer la promotion de leur
autonomie personnelle, sociale et de leur citoyenneté et leur apporter les accompagnements et prises en charge
adaptées.
Elle anime, en lien avec le secrétaire général du comité interministériel du handicap, les réflexions et travaux
interministériels sur le handicap, notamment pour l'accès à l'éducation, à la formation, à l'emploi, au cadre de
vie et à la vie sociale des personnes handicapées. Elle poursuit et développe un dialogue permanent avec les
représentants des collectivités territoriales et des associations de personnes et de gestionnaires d'institutions,
dans le cadre notamment du Conseil national consultatif des personnes handicapées.
Elle poursuit et développe le même dialogue, s'agissant de la prévention du vieillissement et de la perte
d'autonomie, de la participation à la vie sociale et de l'exercice de la citoyenneté des personnes âgées, dans le
cadre du Comité national des retraités et des personnes âgées dont elle assure le secrétariat.
Elle définit, met en oeuvre et évalue des actions de prévention, de maintien dans le milieu ordinaire de vie,
d'aide aux aidants familiaux, d'accueil par les particuliers à leur domicile, de développement de l'offre
d'accompagnement et de prise en charge institutionnelle sociale et médico-sociale, de médicalisation des
établissements pour adultes lourdement handicapés ou pour personnes âgées en perte d'autonomie ainsi que de
recherche de nouvelles offres de services. Elle élabore la politique et la réglementation relative aux
établissements et services d'aide par le travail et définit les règles d'allocation de leurs ressources. Elle
participe à l'élaboration et au suivi des plans de santé publique impliquant des aspects médico-sociaux.
Elle assure la coordination des relations avec les administrations concernées et l'Agence nationale des
services à la personne en vue de contribuer à la définition et à la mise en oeuvre de la politique des services à
la personne.
Elle assure en outre le suivi et la coordination de la politique de soutien à la modernisation du secteur de
l'aide à domicile.
Elle participe à l'élaboration et suit la mise en oeuvre de la convention d'objectifs et de gestion de la Caisse
nationale de solidarité pour l'autonomie et des régimes de retraites pour ce qui la concerne. Elle assure la
tutelle du Fonds national d'action sanitaire et sociale en faveur des personnes âgées de la Caisse nationale
d'assurance vieillesse.
Elle exerce la tutelle technique des instituts nationaux pour jeunes sourds et jeunes aveugles.
Elle concourt à l'élaboration et veille au respect des règles garantissant la qualité des accompagnements et
des prises en charge assurés aux personnes handicapées et aux personnes âgées par les établissements et
services sociaux et médico-sociaux, en lien notamment avec l'Agence nationale de l'évaluation et de la qualité
des établissements et services sociaux et médico-sociaux.
Elle participe à la politique de prévention et de lutte contre la maltraitance envers les personnes handicapées
et les personnes âgées, notamment lorsqu'elles sont accompagnées ou prises en charge par des services ou
institutions.
Elle participe aux politiques européennes et internationales dans l'ensemble de ces domaines.
La sous-direction de l'autonomie des personnes handicapées et des personnes âgées comprend :
1° Le bureau des services et des établissements ;
2° Le bureau de l'insertion et de la citoyenneté ;
3° Le bureau des droits et des aides à la compensation.
Art. 7. - Le service des droits des femmes et de l'égalité entre les femmes et les hommes a pour mission
d'engager, de promouvoir et de mettre en oeuvre les politiques relatives aux droits des femmes et à l'égalité
entre les femmes et les hommes.
Il est garant de la mise en oeuvre de l'approche intégrée préconisée par les instances internationales et des
mesures relevant de l'approche spécifique.
Il pilote et anime l'action interministérielle en faveur des droits des femmes et de l'égalité entre les femmes
et les hommes.
Il assure, outre ses fonctions d'animation des équipes régionales et départementales chargées des droits des
femmes et de l'égalité entre les femmes et les hommes, le suivi du plan d'action interministériel et l'animation
du réseau des référents interministériels. Il est chargé d'une mission générale de veille, de repérage et de
partage des bonnes pratiques et actions innovantes ainsi que du suivi des orientations sur le plan national.
Il contribue à l'analyse des inégalités entre les femmes et les hommes.
Il met en oeuvre et évalue, en relation avec les services du ministère et les départements ministériels
concernés, les mesures contribuant à l'accès effectif des femmes à leurs droits, à la mise en oeuvre de la parité
et de l'accès des femmes aux responsabilités dans les champs politique et social, à la prévention et au
traitement des situations de précarité, de pauvreté et d'exclusion, à l'appréhension et au traitement des
différentes formes de violences contre les femmes.
Il propose, met en oeuvre et évalue, en relation avec les services du ministère et les départements ministériels
concernés, les mesures contribuant à l'égalité entre les filles et les garçons dans le système scolaire et
l'enseignement supérieur, au développement de la mixité des emplois, à l'égalité professionnelle dans le secteur
privé et dans le secteur public, à l'égalité dans les politiques de l'emploi et de la formation professionnelle
ainsi qu'à l'articulation des temps professionnels et personnels. Il a en charge la promotion de l'accès des
femmes aux responsabilités dans le secteur privé et dans le secteur public. Il favorise la contribution des
femmes au développement économique, notamment par la création d'entreprise. Il contribue à la lutte contre les
discriminations au travail.
Le chef du service des droits des femmes et de l'égalité entre les femmes et les hommes peut représenter le
directeur général de la cohésion sociale dans les fonctions qu'il exerce en qualité de délégué interministériel
aux droits des femmes et à l'égalité entre les femmes et les hommes.
Le service des droits des femmes et de l'égalité entre les femmes et les hommes assure le secrétariat des
conseils et commissions suivants :
Conseil supérieur de l'égalité professionnelle entre les femmes et les hommes ;
Conseil national d'agrément ;
Conseil supérieur de l'information sexuelle, de la régulation des naissances et de l'éducation familiale ;
Commission nationale contre les violences envers les femmes.
Il prépare également les travaux du comité interministériel chargé des droits de la femme.
Le service des droits des femmes et de l'égalité entre les femmes et les hommes comprend :
1° Le bureau de l'animation et de la veille ;
2° Le bureau de l'égalité entre les femmes et les hommes dans la vie personnelle et sociale ;
3° Le bureau de l'égalité entre les femmes et les hommes dans la vie professionnelle.
Art. 8. - Le service des politiques d'appui conçoit et pilote les politiques transversales relatives à
l'organisation et à la modernisation du secteur social et médico-social ainsi qu'à la formation et à l'emploi des
professionnels de ces secteurs.
Il assure la synthèse et la mise en cohérence des fonctions financières, juridiques, de développement de la
performance de la direction et d'animation territoriale et apporte un appui dans l'ensemble de ces matières aux
autres services de la direction.
Il conçoit et assure les dispositifs et réponses aux risques et situations de crise propres au secteur social et
médico-social.
Il participe aux politiques européennes et internationales dans l'ensemble de ces domaines.
Le service des politiques d'appui comprend :
1° La sous-direction des professions sociales, de l'emploi et des territoires ;
2° La sous-direction des affaires financières et de la modernisation.
Sont en outre rattachés au chef du service des politiques d'appui le bureau des ressources humaines et des
affaires générales et la mission du management de l'information et de la gouvernance des systèmes
d'information.
Art. 9. - La sous-direction des professions sociales, de l'emploi et des territoires conçoit les politiques de
qualification et les règles d'exercice des professions sociales et des intervenants sociaux. Elle définit les
orientations nationales pour les certifications et les formations, en liaison notamment avec les collectivités
territoriales et les partenaires sociaux, et définit des référentiels de formation professionnelle.
Elle élabore la réglementation relative à la création, l'organisation et la délivrance des diplômes de travail
social et veille à la mise en oeuvre de la validation des acquis de l'expérience. Elle appuie les services
déconcentrés en matière de contrôle de la conformité et de la qualité des enseignements dispensés par les
établissements de formation de travail social.
Elle veille aux règles éthiques et déontologiques des professionnels et anime la réflexion sur les pratiques
professionnelles.
Elle coordonne, anime les travaux et assure le secrétariat de la commission professionnelle consultative du
travail social et de l'intervention sociale et du Conseil supérieur du travail social.
Elle définit et met en oeuvre les politiques de développement de l'emploi des professionnels du secteur social
et médico-social et participe à la mise en oeuvre, dans ce champ, des dispositifs généraux et spécifiques visant
au soutien de l'emploi et des qualifications.
Elle est chargée des relations avec les partenaires sociaux du secteur social et médico-social. Elle instruit les
demandes d'agrément des conventions collectives et accords de travail pour les établissements et services
soumis à cette procédure. Elle assure le secrétariat de la Commission nationale d'agrément. Elle est chargée de
la définition des paramètres d'évolution et du suivi de la masse salariale des établissements et services du
secteur.
Elle est chargée de l'animation territoriale, notamment de la coordination et de l'animation des relations avec
les directions régionales de la jeunesse, des sports et de la cohésion sociale, qu'elle appuie pour la mise en
oeuvre des politiques de cohésion sociale. Elle assure également la coordination des relations de la direction
avec le Conseil national de pilotage des agences régionales de santé.
Elle développe l'observation sociale des territoires, notamment en participant à la mise en place des plates-
formes de coordination de l'observation sociale. Elle impulse des démarches d'ingénierie sociale, notamment
dans le cadre des appels à projets lancés par le Fonds d'innovation et d'expérimentation sociale.
La sous-direction des professions sociales, de l'emploi et des territoires comprend :
1° Le bureau des professions sociales ;
2° Le bureau de l'emploi et de la politique salariale ;
3° Le bureau de l'animation territoriale.
Art. 10. - La sous-direction des affaires financières et de la modernisation est en charge de la qualité
juridique et financière au sein de la direction ainsi que de la modernisation du secteur social et médico-social.
Elle coordonne l'élaboration et le suivi de l'exécution de la loi de finances et de la loi de financement de la
sécurité sociale. Elle veille à la soutenabilité de la dépense et assure le contrôle de gestion des programmes
dont est responsable le directeur général.
Elle pilote les relations financières avec les opérateurs de l'Etat et les établissements publics sous tutelle
relevant du champ de la direction. Elle contribue à la conception et à la mise en oeuvre des outils de
contractualisation et de régulation nécessaires.
Elle assure l'expertise et le conseil juridique de la direction ainsi que le traitement du contentieux, en liaison
avec les sous-directions concernées. Elle assure la codification des textes relevant du code de l'action sociale et
des familles et veille à la qualité de la norme.
Elle est chargée des questions générales de réglementation des institutions ainsi que des questions relatives
au droit des usagers dans leurs rapports avec les institutions sociales.
En charge de l'animation de la relation partenariale avec le secteur social et médico-social, elle met en
oeuvre les politiques de tarification et d'organisation.
Elle coordonne la politique d'amélioration de la qualité et de l'efficience dans les établissements et services.
A ce titre, elle pilote les relations avec l'Agence nationale de l'évaluation et de la qualité des établissements et
services sociaux et médico-sociaux et l'Agence nationale pour l'appui à la performance.
Elle anime les relations avec le secteur associatif. Elle est chargée d'étudier, de proposer et de coordonner
les mesures destinées à favoriser le développement des coopératives, des mutuelles, des associations et des
organismes du secteur de l'économie sociale.
Elle assure le greffe de la Commission centrale d'aide sociale.
Elle est chargée du secrétariat de la section sociale du Comité national de l'organisation sanitaire et sociale.
La sous-direction des affaires financières et de la modernisation comprend :
1° Le bureau des budgets et de la performance ;
2° Le bureau des affaires juridiques ;
3° Le bureau de la gouvernance du secteur social et médico-social.
Art. 11. - La mission de l'innovation, de l'expérimentation sociale et de l'économie sociale est chargée de
soutenir et de promouvoir le développement de l'économie sociale ainsi que les innovations et expérimentations
en vue de renforcer les politiques publiques en faveur de la cohésion sociale.
Elle étudie et propose les mesures destinées à favoriser le développement des coopératives, des mutuelles,
des associations et des organismes du secteur de l'économie sociale.
Elle coordonne l'action de la direction dans ces domaines et anime les travaux du Conseil supérieur de
l'économie sociale et du Conseil supérieur de la coopération.
Elle anime, en relation avec les services, un réseau de correspondants régionaux.
Le responsable de la mission peut représenter le directeur général de la cohésion sociale dans les fonctions
qu'il exerce en qualité de délégué interministériel à l'innovation, à l'expérimentation sociale et à l'économie
sociale.
Art. 12. - La mission de l'analyse stratégique, des synthèses et de la prospective est chargée de développer
la connaissance, l'observation et l'analyse sur le champ de la cohésion sociale et des politiques qui y
concourent.
En lien avec les autres départements ministériels concernés et l'ensemble des parties prenantes du secteur,
elle assure une veille générale et interministérielle sur la prise en compte des problématiques de cohésion
sociale dans les politiques publiques.
En lien avec les ministères et organismes concernés, elle propose et assure le suivi ainsi que la diffusion de
toutes études et enquêtes répondant aux problématiques de cohésion sociale.
La mission recense, suit et exploite tous travaux d'étude et de recherche menés dans le champ de ses
attributions et participe aux débats qui s'y rapportent. Elle contribue à définir, en liaison avec les services, les
programmes d'études de la direction générale de la cohésion sociale.
Elle participe à la définition et à l'exploitation des travaux des directions en charge des études dans les
ministères des affaires sociales.
Elle suit et, en tant que de besoin, participe aux travaux des instances oeuvrant dans le champ de la cohésion
sociale.
Elle appuie la création et le développement de partenariats avec les collectivités territoriales.
Elle est associée aux réflexions et travaux menés dans le champ de l'observation sociale et des systèmes
d'information.
Art. 13. - Le bureau des affaires européennes et internationales promeut la dimension européenne et
internationale dans le traitement des questions relevant du champ de la cohésion sociale.
Il contribue à la définition de la position française et à l'élaboration de la réglementation au sein des
instances communautaires et internationales.
Il coordonne les activités européennes et internationales relevant de la compétence de la direction générale,
en liaison avec la délégation aux affaires européennes et internationales.
Art. 14. - L'arrêté du 21 juillet 2000 portant organisation de la direction générale de l'action sociale en
sous-directions, l'arrêté du 21 juillet 2000 portant organisation de la direction générale de l'action sociale en
bureaux et l'arrêté du 21 juillet 2000 relatif à l'organisation du service du droit des femmes et de l'égalité sont
abrogés.
Art. 15. - Le directeur général de la cohésion sociale est chargé de l'exécution du présent arrêté, qui sera
publié au Journal officiel de la République française.
Fait à Paris, le 25 janvier 2010.
Le ministre du travail, des relations sociales,
de la famille, de la solidarité
et de la ville,
XAVIER DARCOS
Le ministre d'Etat, ministre de l'écologie,
de l'énergie, du développement durable et de la mer,
en charge des technologies vertes
et des négociations sur le climat,
JEAN-LOUIS BORLOO
La ministre de l'économie,
de l'industrie et de l'emploi,
CHRISTINE LAGARDE
La secrétaire d'Etat
chargée de la famille et de la solidarité,
NADINE MORANO
La secrétaire d'Etat,
chargée des aînés,
NORA BERRA
Le secrétaire d'Etat
chargé du logement et de l'urbanisme,
BENOIST APPARU
Le haut-commissaire
aux solidarités actives contre la pauvreté,
haut-commissaire à la jeunesse,
MARTIN HIRSCH