Le Président de la République,
Sur le rapport du Premier ministre et du ministre des affaires étrangères et européennes,
Vu les articles 52 à 55 de la Constitution ;
Vu le décret no 53-192 du 14 mars 1953 modifié relatif à la ratification et à la publication des engagements
internationaux souscrits par la France ;
Vu le décret no 61-1300 du 30 novembre 1961 portant publication du traité sur l'Antarctique, signé le
1er décembre 1959 ;
Vu le décret no 98-861 du 18 septembre 1998 portant publication du protocole au traité sur l'Antarctique,
relatif à la protection de l'environnement, signé à Madrid le 4 octobre 1991 ;
Vu le décret no 2005-1075 du 23 août 2005 portant publication de l'annexe V du protocole au traité de
l'Antarctique relatif à la protection de l'environnement, protection et gestion des zones, adoptée le
18 octobre 1991,
Décrète :
Art. 1er. - La mesure 2 (2003) système des zones protégées de l'Antarctique désignations et plans de
gestion, adoptée à Madrid 9-20 juin 2003, sera publiée au Journal officiel de la République française.
Art. 2. - Le Premier ministre et le ministre des affaires étrangères et européennes sont chargés, chacun en
ce qui le concerne, de l'exécution du présent décret, qui sera publié au Journal officiel de la République
française.
Fait à Paris, le 22 juin 2009.
NICOLAS SARKOZY
Par le Président de la République :
Le Premier ministre,
FRANÇOIS FILLON
Le ministre des affaires étrangères
et européennes,
BERNARD KOUCHNER
(1) La présente mesure est entrée en vigueur le 20 septembre 2003.
A N N E X E
MESURE 2 (2003)
SYSTÈME DES ZONES PROTÉGÉES DE L'ANTARCTIQUE
DÉSIGNATIONS ET PLANS DE GESTION
Les représentants,
Rappelant la résolution 1 (1998) qui répartit entre les Parties consultatives la responsabilité de la révision des
plans de gestion de zones protégées ;
Notant que les projets de plans de gestion qui figurent en annexe à la présente mesure ont été approuvés par
le Comité pour la protection de l'environnement et le Comité scientifique pour la recherche en Antarctique ;
Reconnaissant que ces zones aident à préserver de remarquables caractéristiques du milieu naturel et des
biotes revêtant un intérêt scientifique ;
Recommandent à leurs gouvernements qu'ils approuvent, conformément au paragraphe 1 de l'article 6 de
l'annexe V du Protocole au Traité sur l'Antarctique relatif à la protection de l'environnement, les plans de
gestion figurant en annexe à la présente mesure pour les sites suivants :
Zone spécialement protégée de l'Antarctique no 105, île Beaufort, mer de Ross ;
Zone spécialement protégée de l'Antarctique no 114, île Northern Coronation, îles Orcades du Sud ;
Zone spécialement protégée de l'Antarctique no 118, crête Cryptogam, mont Melbourne, terre North Victoria
et sommet du mont Melbourne, terre Victoria du Nord ;
Zone spécialement protégée de l'Antarctique no 135, nord-est de la péninsule de Bailey, côte Budd, terre
Wilkes ;
Zone spécialement protégée de l'Antarctique no 143, plaine Marine, péninsule Mule, collines Vestfold, terre
Princess Elizabeth ;
Zone spécialement protégée de l'Antarctique no 152, détroit Western Bransfield ;
Zone spécialement protégée de l'Antarctique no 153, baie Eastern Dallmann, péninsule antarctique ;
Zone spécialement protégée de l'Antarctique no 154, baie Botany, cap Géologie, terre Victoria ;
Zone spécialement protégée de l'Antarctique no 156, baie Lewis, mont Erebus, île de Ross, mer de Ross ;
Zone spécialement protégée de l'Antarctique no 160, îles Frazier, terre Wilkes, Antarctique orientale ;
Zone spécialement protégée de l'Antarctique no 161, baie Terra Nova, mer de Ross.
PLAN DE GESTION POUR LA ZONE SPÉCIALEMENT PROTÉGÉE DE L'ANTARCTIQUE (ZSPA)
No 105 ÎLE BEAUFORT, DÉTROIT DE MURDO, MER DE ROSS
1. Description des valeurs à protéger
L'île Beaufort a été désignée pour la première fois Zone Spécialement Protégée (ZSP no 5) en vertu de la
Recommandation IV-5 (1966) proposée par la Nouvelle-Zélande qui considérait que l'île « contenait une
avifaune riche et variée, qu'elle représentait l'un des lieux de reproduction les plus importants de la région et
qu'elle devait être protégée pour préserver le système écologique naturel comme zone de référence ». La zone a
été principalement réservée pour protéger les valeurs écologiques du site et les raisons justifiant à l'époque une
protection spéciale à long terme sont toujours valables.
L'île comprend une variété de terrains et d'habitats : terrain libre de glace de faible inclinaison avec des
lagunes en été et des petits cours d'eau de fonte s'écoulant vers le littoral, des champs de glace à pente
modérée recouvrant la majorité de la partie ouest de l'île et des falaises abruptes et accidentées sur les versants
est. De récentes recherches indiquent que l'avifaune n'est pas aussi diversifiée qu'on le pensait à priori, mais
qu'il existe une importante colonie de manchots Adélie (Pygoscelis adeliae), ainsi qu'une petite colonie de
manchots empereurs (Aptenodytes forsteri) et plusieurs colonies de labbes antarctiques en phase de
reproduction (Catharacta maccormicki). Les limites de la zone, qui excluaient auparavant la colonie de
manchots empereurs, ont été étendues pour inclure la glace de formation rapide occupée par des oiseaux en
phase de reproduction.
Les visites du site en janvier 1995 et 1997 ont permis de découvrir et de décrire une importante zone
végétale jusque là non répertoriée sur un banc de moraine de glace d'une largeur de 50 m maximum et de 5 à
7 mètres au-dessus de la plage au nord de l'île. La végétation est exceptionnelle aussi bien en quantité qu'en
qualité et représente la zone de mousse en continu la plus vaste répertoriée dans la région du détroit de Murdo.
Bien que la zone soit vaste (environ 2,5 hectares), la communauté de mousse est dominée par une seule espèce,
à savoir Bryum argenteum. Le caractère essentiellement monospécifique de ce site est également exceptionnel.
En été, le site connaît des températures tièdes de par son orientation nord et sa position abritée des vents du
sud grâce aux hautes falaises de glace. Le microclimat local, la stabilité du substrat, et l'eau provenant des
falaises de glace et des congères toutes proches sont propices à la croissance de la végétation. Par conséquent,
il y a également une communauté diversifiée d'algues et bien qu'aucune étude détaillée n'ait encore été
conduite sur les algues, Prasiola crispa est particulièrement abondante sur l'ensemble du site, mélangée à un
certain nombre de chlorophytes et xanthophytes unicellulaires (y compris Botrydiopsis et Pseudococcomyxa) et
de cyanobactéries (notamment Scillatorian) mélangés à Prasiola. Des algues des neiges vertes, un mélange de
Chloromonas et de Klebsormidium, sont présentes ainsi que des algues des neiges rouges, à savoir les espèces
Chlamydomonas, Chloromonas et Chlamydomonas nivalis. Il s'agit de l'un des endroits les plus au sud où les
algues des neiges rouges ont été répertoriées. Les communautés végétales exceptionnelles de ce site sont
fragiles et vulnérables aux perturbations et aux destructions causées par le piétinement, l'échantillonnage et/ou
les introductions d'éléments provenant d'ailleurs. La protection des valeurs scientifiques et écologiques de cette
communauté représente un motif important justifiant la protection spéciale de l'île Beaufort.
En tant qu'île isolée d'accès difficile, le site est rarement visité. L'île Beaufort n'a pas encore été étudiée ni
documentée de manière détaillée et n'a pratiquement pas été perturbée par une activité humaine directe. En
particulier, l'île Beaufort a été moins exposée à des introductions directes d'éléments biologiques exotiques que
beaucoup d'autres sites de la mer de Ross. Les valeurs esthétiques, scientifiques et écologiques dérivées de
l'isolement et d'un niveau relativement faible d'impacts humains sont autant de raisons justifiant la protection
spéciale de l'île Beaufort.
2. Buts et objectifs
La gestion de l'île Beaufort vise à :
éviter toute détérioration ou tout risque de détérioration des valeurs de la zone en empêchant toute
perturbation humaine inutile de ladite zone ;
préserver l'écosystème naturel comme zone de référence peu perturbée par des activités humaines
directes ;
permettre d'effectuer des recherches scientifiques sur les écosystèmes naturels, les communautés végétales,
l'avifaune et les sols dans la zone, pour autant que ces recherches soient indispensables et ne puissent être
menées ailleurs ;
minimiser les perturbations humaines des communautés végétales en évitant de prélever inutilement des
échantillons ;
minimiser les risques d'introduction de plantes, d'animaux et de microbes ;
permettre des visites à des fins de gestion conformément aux objectifs du plan de gestion.
3. Activités de gestion
Les activités de gestion suivantes devront être entreprises pour protéger les valeurs de la zone :
une carte indiquant l'emplacement de la zone (et mentionnant toutes les restrictions spéciales de rigueur)
sera affichée à un endroit visible et des copies du plan de gestion seront disponibles à la base Scott
(Nouvelle-Zélande) ;
les dispositifs de bornage, les panneaux et autres structures mis en place dans la zone à des fins
scientifiques ou de gestion devront être solidement fixés, soigneusement entretenus et retirés lorsqu'ils ne
seront plus nécessaires ;
des visites seront organisées en fonction des besoins afin de déterminer si la zone répond toujours aux
objectifs pour lesquels elle a été désignée et de s'assurer que les mesures de gestion et de maintenance
sont adéquates ;
les programmes antarctiques nationaux présents dans la région devront se consulter en vue d'assurer le
respect de ces mesures.
4. Durée de la désignation
La zone est désignée pour une période indéterminée.
5. Cartes et photographies
Carte A. Carte topographique régionale de l'île Beaufort. La carte est obtenue sur la base de
l'orthophotographie de la carte B, en utilisant les spécifications de cette dernière. Encart : détroit de Murdo, île
Ross et station McMurdo (Etats-Unis d'Amérique) et base Scott (Nouvelle-Zélande).
Carte B. Orthophotographie régionale de l'île Beaufort.
Spécifications :
Projection : conique conforme de Lambert ;
Parallèles d'échelle conservée : 1er 76° 40 00 S, 2e 79° 20 00 S ;
Méridien central : 167° 00 00 E ;
Latitude origine : 78° 01 16.211 S ;
Sphéroïde : WGS84 ;
L'orthophotographie originale a été élaborée selon une échelle de 1 5000 avec une précision horizontale et
verticale de ± 2,5 m et une résolution de 1 m au sol par pixel ;
Photographie : USGS/DoSLI (SN7850) 22 novembre 1993.
Carte C. Orthophotographie du site au nord de l'île Beaufort. Les spécifications sont identiques à celles de
la carte B. Le site de végétation dense est indiqué par les hachures. La zone exacte des glaces de formation
rapide occupée par les manchots empereurs en phase de reproduction connaît des variations à la fois
saisonnières et d'une année à l'autre.
Carte D. Orthophotographie du site au sud de l'île Beaufort. Les spécifications sont identiques à celles de
la carte B.
Figure 1. Vue en perspective de l'île Beaufort à une altitude de 225 m, à une distance de 900 m de
l'hélisurface préférée et un azimut de 300° ouest.
6. Description de la zone
i) Coordonnées géographiques,
bornage et caractéristiques du milieu naturel
La zone désignée comprend l'île Beaufort dans son intégralité (cf. carte A, latitude sud 76° 58 , longitude est
167° 00 ) au-dessus de la laisse moyenne de haute mer et comprend la glace de formation rapide adjacente
occupée par les manchots empereurs en phase de reproduction. L'île, de 7 km sur 3,2, s'élève à 771 m au pic
Paton. Le côté ouest de l'île est principalement un champ de glace avec des falaises de glace d'environ 20 m
sur la côte, tandis que les côtés sud et est de l'île sont essentiellement libres de glace, avec des falaises
abruptes et inaccessibles émergeant directement de la mer. Etant donné l'isolement de l'île Beaufort et le
niveau actuellement faible de la navigation dans la région, aucune borne ni panneau n'ont été installés pour
délimiter la zone et le besoin de délimitation devra être réévalué à chaque révision du plan de gestion.
L'île Beaufort fait partie d'une série d'évents volcaniques de la fin du Tertiaire qui se sont développés le
long d'une ligne de fragilité dans les fonds de la mer de Ross. La géologie est typique d'un complexe
basaltique érodé d'origine sous-aérienne, avec la présence de coulées de lave, de brèches d'explosion ainsi que
de tufs volcaniques. De nombreuses roches volcaniques ont été circonscrites par une série de filons basaltiques
tardifs et il y a des traces de tufs issus de pluies de cendres en couches et de coulées de projections
agglomérées en provenance de cônelets de lave et de scorie secondaires au niveau local. La plage Cadwalader
comprend une pointe rocheuse et une flèche cuspidée et, à l'arrière, des falaises basaltiques abruptes et
plusieurs cônes d'éboulis. Une série de crêtes de plage, généralement occupées par les manchots en phase de
reproduction, ont retenu des eaux de fonte formant des lagunes et marquent au fil du temps la croissance de
l'estran entre le rivage et les falaises. Une série de rivages surélevés est présente à l'extrémité nord-est de l'île,
avec à certains endroits des traces (pennes et guano) d'anciennes et apparemment importantes colonies de
manchots. Des plates-formes (abrasion) infratidales et d'énormes rochers ont été localisés sous les falaises du
sud et de l'est fortement érodées.
Une colonie de manchots Adélie occupe la zone plane de la plage Cadwalader (cf. carte D). Le nombre de
manchots Adélie en phase de reproduction sur l'île Beaufort a culminé à 53 733 couples en 1986. Depuis lors,
la population est passée de 45 768 couples en 1987 à 23 512 en 1998. Au-dessus des falaises abruptes s'élevant
derrière la colonie, une population de labbes (nombre inconnu) fait ses nids sur des pentes libres de glace de
faible inclinaison situées au bord du champ de glace permanent sur le flanc ouest de l'île.
Ce champ de glace est ponctué à mi-chemin par une ligne de 2 km d'affleurements rocheux à une altitude
d'environ 200 m. Au nord, le champ de glace s'élargit en une vaste zone plate d'une altitude inférieure à 50 m,
au nord-est de laquelle s'étend une plage libre de glace d'environ 1 000 m de long et 50 m de large (cf. carte C).
En janvier 1995, une colonie de manchots Adélie, nouvellement établie et sans doute de passage (comprenant
2 couples avec 3 petits et environ 10 à 15 non-reproducteurs), occupait l'extrémité ouest de cette plage.
Au-dessus de la plage, une terrasse de moraine de glace surélevée (5 à 20 m d'altitude, d'une largeur allant de 2
à 3 mètres sur la majorité de la longueur mais s'élargissant sur une distance de 20 à 50 mètres à l'extrémité
est) s'étend sur 550 m avant de suivre une inclinaison plus raide vers les falaises basaltiques instables
subsistant autour de toute la partie est de l'île. Au moins trois dépôts subfossiles de colonies de manchots ont
été identifiés dans la terrasse de moraine, chaque couche séparée verticalement par environ 50 à 100 cm de
gravillons et de sable, indiquant que cette partie de l'île a été occupée par une importante colonie de manchots
en phase de reproduction dans un passé récent. Les dépôts pourraient être utilisés pour déterminer l'âge des
précédentes colonies de manchots de la région.
Une population d'environ 100 labbes (recensement de 1995) se reproduit sur la terrasse et sur les pentes
libres de glace menant aux falaises. La proportion des reproducteurs par rapport aux non-reproducteurs au sein
de cette population est inconnue, mais environ 25 et 50 petits ont été dénombrés respectivement en janvier 1995
et janvier 1997.
Une petite colonie de manchots empereurs en phase de reproduction (1 787 couples dénombrés lors du
recensement de 1976, 179 couples en 1983 et 1 355 adultes en octobre 1994) est présente chaque année, entre
les mois d'avril et de janvier approximativement, sur la glace de formation rapide adjacente à la partie côtière
nord. L'importance de la colonie est limitée par les conditions et l'étendue de la glace de formation rapide,
affectant ainsi la disponibilité des sites de reproduction dans les recoins des pentes septentrionales de l'île
Beaufort. L'emplacement exact de la colonie varie d'une année à l'autre et la colonie se déplace pendant la
saison de reproduction (cf. carte C).
La terrasse de moraine libre de glace à l'extrémité nord de l'île (cf. carte C) connaît également la croissance
de végétation la plus importante répertoriée sur l'île Beaufort. Cette végétation est exceptionnelle aussi bien en
quantité qu'en qualité et représente la zone de mousse ininterrompue la plus vaste jamais observée dans la
région du détroit de Murdo. Le site connaît des températures tièdes en été (une température de l'air de 13 oC a
été consignée le 18 janvier 1997) de par son orientation nord et sa position abritée des vents du sud grâce à
une falaise de glace semi-circulaire d'une hauteur de 20 m. Le microclimat local, la stabilité de la surface du
sol et l'eau provenant des falaises de glace et des congères toutes proches sont propices à la croissance de la
végétation. Au départ, l'eau coule de manière diffuse et est progressivement canalisée dans des ruisseaux ayant
érodé d'étroites vallées au bord de la terrasse. La communauté de mousses est vaste (environ 2,5 hectares),
couvre 100 % du sol sur la majorité du site, et est dominée par une seule espèce, à savoir Bryum argenteum.
Un spécimen d'une autre espèce, Pottia heimii, a été découvert après des recherches approfondies. Le caractère
essentiellement monospécifique du site est également exceptionnel. Bryum pousse par nappes éparses au niveau
du bord supérieur (sud) du banc, à côté des congères se formant annuellement au pied de la falaise de glace et
des tapis plus homogènes (hummocks) ont été localisés au milieu du banc et dans des zones bénéficiant d'un
écoulement accru de l'eau, particulièrement à l'extrémité est. Dans la partie supérieure (sud) de la zone, Bryum
se mêle aux colonies de Nostoc (cyanobactérie). Sur les sites inférieurs et plus au nord dans des zones à
écoulements d'eau importants, la mousse peut être envahie par une communauté de cyanobactéries diverses de
couleur marron, particulièrement dans des zones sujettes aux inondations, aux perturbations cryoturbiques et,
peut-être, aux activités des labbes. Bryum argenteum produit des pousses déhiscentes qui dispersent les plantes
en aval. Des traces de cette dispersion ont été généralement observées avec Bryum argenteum et sont souvent
apparues sous forme de petites communautés, probablement éphémères, retrouvées sur la plage en dessous de
la terrasse. La communauté de mousse est connue pour abriter d'importantes populations d'acariens mais
aucune étude détaillée sur les invertébrés de l'île Beaufort n'a encore été entreprise.
La végétation de l'île Beaufort est comparable à celle présente dans les parties supérieures plus humides de
la zone inondée du glacier Canada (ZSPA no 131), dans la vallée Taylor, terre Victoria. La zone inondée du
glacier Canada présente une deuxième espèce commune, Pottia heimii, qui pousse dans des zones plus sèches
mais celle-ci était presque totalement absente sur l'île Beaufort. La raison de cette absence est inconnue mais
pourrait résulter des différences de substrat, de la présence de nombreux labbes occupant les zones plus sèches
de l'île Beaufort, des niveaux nutritifs élevés présents dans l'eau de fonte de l'île Beaufort ou des possibilités
limitées de colonisation et de dispersion. Dans la baie Botany (ZSPA no 154), port Granite, terre Victoria un
site plus chaud que le glacier Canada mais de latitude similaire à l'île Beaufort les zones plus humides sont
occupées par la mousse Ceratodon purpureus ou Bryum argenteum, d'où la possibilité d'une succession de
mousses, allant d'humides à sèches, c'est-à-dire de C. purpureus, B. argenteum et P. heimii. Si l'absence de
C. purpureus est incompréhensible sur l'île Beaufort, il est probable que les possibilités limitées de colonisation
et de dispersion ainsi que le niveau nutritif de l'eau jouent un rôle important.
Il y a également une communauté variée d'algues, et bien qu'aucune étude détaillée n'ait encore été
entreprise, Prasiola crispa est particulièrement abondante sur l'ensemble du site, reflétant le niveau nutritif
élevé et l'abondance de l'eau de fonte. Un certain nombre de chlorophytes et xanthophytes unicellulaires (y
compris Botrydiopsis et Pseudococcomyxa) et de cyanobactéries (notamment Scillatorian) ont été observés en
combinaison avec Prasiola. L'algue des neiges verte, reconnaissable à sa bande de couleur aux niveaux
inférieurs des congères sur la plage et sous les falaises de glace, est composée d'un mélange de Chloromonas
et de Klebsormidium. Les falaises de glace et de neige formant le bord supérieur de la plage présentent
également un dépôt marron-rosé, composé essentiellement de fines boues ainsi d'algues des neiges rouges,
notamment des espèces Chlamydomonas, Chloromonas et Chlamydomonas nivalis. Cela représente l'un des
endroits les plus au sud où l'algue des neiges rouge a été répertoriée.
Pendant la visite des programmes antarctiques américain et néo-zélandais de janvier 1995, des équipements
laissés à l'abandon parmi les manchots Adélie présents sur la plage Cadwalader ont été évacués. Aucun impact
humain n'a été constaté lors de cette visite.
ii) Zones à accès réservé à l'intérieur de la zone
Aucune.
iii) Structures à l'intérieur et à proximité de la zone
La seule structure dont la présence est répertoriée sur l'île est un panneau indicateur situé sur un rocher bien
visible dans la colonie de manchots Adélie installée sur la plage Cadwalader (cf. carte D). Le panneau, mis en
place en 1959-1960, indique les noms et villes natales des matelots et du capitaine du HMNZS Endeavour. Le
panneau est fixé dans du ciment et était en bon état en janvier 1995. Il présente une valeur historique
potentielle et doit rester in situ à moins que son retrait ne repose sur des motifs indiscutables qui devront être
soumis à examen.
Une station de recherches astronomiques est répertoriée sur une carte de l'île élaborée en 1960 mais on
ignore s'il existe des dispositifs de bornage permanents associés à cette structure. La station se trouve, selon le
relevé, à l'extrémité méridionale de la principale ligne de crête de l'île à une altitude de 549 m (cf. carte A).
iv) Emplacement des autres Zones Protégées
à proximité directe de la zone
Les Zones Protégées les plus proches de l'île Beaufort sont la vallée New College (ZSPA no 20), située à
35 km au sud du cap Bird, île Ross. Les ZSPA nos 121 et 157 du cap Royds se trouvent 35 km plus loin vers
le sud (cf. encart de la carte A).
7. Critères de délivrance d'un permis
L'accès à la zone est interdit sauf si un permis a été délivré par les autorités nationales compétentes. Les
critères de délivrance d'un permis pour entrer dans la zone sont les suivants :
un permis est délivré uniquement pour la conduite de recherches scientifiques indispensables qu'il est
impossible d'entreprendre ailleurs ;
les actions autorisées ne viendront pas mettre en péril les valeurs scientifiques ou écologiques de la zone ;
toutes les activités de gestion visent la réalisation des buts du plan de gestion ;
les actions autorisées sont conformes au plan de gestion ;
la détention du permis ou d'une copie certifiée conforme est impérative dans la zone ;
un rapport de visite devra être soumis à l'autorité nommée dans le permis.
Tout permis sera délivré pour une durée donnée.
i) Accès à la zone et déplacements
à l'intérieur de la zone
L'utilisation de véhicules est interdite dans la zone et l'accès se fera en embarcation ou aéronef. Les aéronefs
devront atterrir uniquement sur l'île, sur le site désigné [latitude est 166° 52 31 et longitude sud 76° 55 49
(cf. cartes A, B, C et figure 1)], sur le vaste front de glace plat à l'extrémité nord de l'île. Si au moment de la
visite, des conditions neigeuses sur le site d'atterrissage désigné devaient empêcher un atterrissage en toute
sécurité de l'avion, un autre site d'atterrissage adéquat, du milieu à la fin de la saison, peut être utilisé au site
de campement nord désigné, à l'extrémité ouest de la plage septentrionale de l'île Beaufort. Il est préférable
que les aéronefs en provenance et à destination du site d'atterrissage/de décollage désigné passent par le sud ou
l'ouest (cf. carte A, figure 1). Lorsqu'il sera nécessaire d'utiliser le site alternatif, au campement de la plage du
nord, des considérations pratiques pourront dicter une approche par le nord. Dans ce cas, l'avion devra éviter
de survoler la zone à l'est du site indiqué sur les cartes A, B, C et sur la figure 1. L'utilisation de grenades
fumigènes est interdite dans la zone à l'atterrissage, sauf en cas d'absolue nécessité pour des raisons de
sécurité, et toutes les grenades devront être récupérées. Il n'y a pas de restrictions spéciales concernant l'accès
à l'île en petite embarcation. Il est strictement interdit aux pilotes, à l'équipage des embarcations et des
aéronefs ou à toute autre personne à bord, de se déplacer à pied au-delà des alentours immédiats du site de
débarquement sauf avis contraire stipulé dans le permis.
Le survol des zones de reproduction des oiseaux à une altitude inférieure à 750 m est normalement interdit.
Les zones visées par ces restrictions sont indiquées sur les cartes A, B, C, D et la figure 1. Lorsque cela est
requis pour des motifs de gestion ou des impératifs à caractère scientifique majeurs, le survol occasionnel à une
altitude minimum de 300 m pourra être envisagé au-dessus de ces zones pour autant qu'il soit spécifiquement
autorisé par le permis.
Les visiteurs devront éviter de perturber inutilement les oiseaux et de piétiner la végétation visible. Les
déplacements à pied devront être limités au minimum en conformité avec les objectifs de toute activité
autorisée et toute mesure raisonnable devra être prise pour en minimiser les conséquences.
ii) Activités qui sont ou peuvent être menées dans la zone,
y compris les restrictions à la durée et à l'endroit
Etudes scientifiques qui ne peuvent être menées ailleurs et ne portent pas atteinte à l'écosystème de la zone.
Activités de gestion essentielles, y compris la surveillance.
iii) Installation, modification ou enlèvement de structures
Aucun matériel scientifique et aucune structure ne pourront être installés dans la zone sauf autorisation
stipulée dans le permis. Tous les dispositifs de bornage, les structures et les équipements scientifiques installés
dans la zone devront être autorisés par un permis et identifier clairement le pays, le nom du responsable de
l'équipe de recherche et l'année de l'installation. Tout l'équipement doit être fabriqué avec des matériaux qui
posent un risque minimum de pollution de la zone. L'enlèvement d'un équipement spécifique pour lequel le
permis est arrivé à expiration sera une des conditions de la délivrance de ce permis.
iv) Emplacement des camps
Un campement peut être uniquement établi sur deux sites désignés (cf. cartes A, B, C, et D). Le site de
campement au nord se situe sur une zone plane au nord du site d'atterrissage désigné, sur un emplacement plus
abrité à l'extrémité nord-ouest de la plage, à 200 m de l'endroit où plusieurs couples de manchots Adélie et de
labbes font leurs nids (si présents). Le deuxième site de campement se situe sur la neige à 100 m de la lisière
nord de l'importante colonie de manchots Adélie installée sur la plage Cadwalader.
v) Restrictions sur les matériaux
et organismes pouvant être introduits dans la zone
L'introduction délibérée d'animaux, de végétaux ou de micro-organismes est interdite et les précautions
visées au point 7 ix) seront prises en cas d'introduction accidentelle. Aucun herbicide ni pesticide ne doivent
être introduits dans la zone. Tout autre produit chimique y compris les radionucléides ou isotopes stables,
susceptibles d'être introduits à des fins scientifiques ou de gestion en vertu du permis, seront retirés de la zone
au plus tard dès que prendront fin les activités prévues par le permis. Aucun combustible ne sera entreposé
dans la zone sauf autorisation prévue par le permis pour les activités menées à des fins scientifiques ou de
gestion conformément aux dispositions du permis. Tous les matériaux seront introduits dans la zone pour une
période déterminée. Ils seront retirés de ladite zone au plus tard à la fin de cette période, puis ils seront
manipulés et entreposés de manière à minimiser les risques pour l'environnement.
vi) Prélèvement de végétaux et capture d'animaux
ou perturbations nuisibles à la faune et la flore
Toute capture ou perturbation nuisible à la faune et la flore est interdite sauf avec un permis délivré par les
autorités compétentes conformément à l'article 3 de l'annexe II du Protocole relatif à la Protection de
l'Environnement. Dans le cas de prélèvement ou de perturbation nuisible, le SCAR Code of Conduct for the
Use of Animals for Scientific Purposes in Artarctica (Code de conduite du SCAR pour l'utilisation d'animaux à
des fins scientifiques dans l'Antarctique) devra être utilisé comme norme minimale.
vii) Ramassage ou enlèvement de toute chose qui n'a pas
été introduite dans la zone par le détenteur du permis
Le ramassage ou l'enlèvement de tout élément présent dans la zone peuvent être autorisés par le permis,
mais doivent se limiter au minimum requis pour les activités menées à des fins scientifiques ou de gestion.
Tout matériau d'origine humaine qui est susceptible d'avoir un impact sur les valeurs de la zone et n'a pas été
introduit par le titulaire du permis ou toute autre personne autorisée, peut être enlevé dans la mesure ou cet
enlèvement n'entraîne pas de conséquences plus graves que de le laisser in situ. Dans ce cas, les autorités
compétentes devront en être informées.
viii) Elimination des déchets
Tous les déchets, y compris les déchets humains, seront retirés de la zone.
ix) Mesures nécessaires pour faire en sorte que les buts
et objectifs du plan de gestion continuent à être atteints
1. Des permis peuvent être délivrés pour entrer dans la zone afin de mener des activités de suivi biologique
et d'inspection du site pouvant impliquer le prélèvement de petits échantillons à des fins d'analyse, de révision
ou de protection ;
2. Tous les sites spécifiques dont le suivi sera de longue durée seront correctement balisés ;
3. Les visiteurs devront prendre des précautions spéciales contre toute introduction afin de préserver les
valeurs scientifiques et écologiques représentées par l'isolement de l'île Beaufort et le niveau historiquement
faible de la présence humaine sur l'île. Il conviendra de ne pas introduire de plantes et de microbes issus des
sols d'autres sites antarctiques, y compris de stations, ou provenant d'autres régions hors de l'Antarctique. Les
visiteurs devront prendre les mesures suivantes pour minimiser les risques d'introduction :
a) Tout le matériel d'échantillonnage et toutes les bornes introduits dans la zone seront stérilisés et, autant
que faire se peut, maintenus dans un état stérile avant d'être utilisés à l'intérieur de la zone. Les chaussures et
autres équipements à utiliser ou à introduire dans la zone (sacs à dos ou autres) devront aussi, dans la mesure
du possible, être parfaitement nettoyés ou stérilisés, et maintenus dans cet état, avant d'être introduits dans la
zone ;
b) La stérilisation doit se faire au moyen d'une méthode acceptable, comme les rayons ultraviolets,
l'autoclavage ou le nettoyage des surfaces dans une solution aqueuse contenant 70 % d'éthanol.
x) Rapports de visite
Les Parties doivent s'assurer que le détenteur principal de chaque permis délivré soumet aux autorités
compétentes un rapport décrivant les activités menées dans la zone.
Ces rapports doivent inclure, s'il y a lieu, les renseignements identifiés dans le formulaire du rapport de
visite suggéré par le SCAR. Les Parties doivent conserver une archive de ces activités et, lors de l'échange
annuel d'informations, fournir une description synoptique des activités menées par les personnes relevant de
leur juridiction, avec suffisamment de détails pour permettre une évaluation de l'efficacité du plan de gestion.
Les Parties doivent, dans la mesure du possible, déposer les originaux ou les copies de ces rapports dans une
archive à laquelle le public pourra avoir accès et ce afin de conserver une archive d'usage qui sera utilisée,
dans l'examen du plan de gestion et dans l'organisation de l'utilisation scientifique de la zone.
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PLAN DE GESTION POUR LA ZONE SPÉCIALEMENT PROTÉGÉE DE L'ANTARCTIQUE No 114
ÎLE NORTHERN CORONATION, ORCADES DU SUD
1. Description des valeurs à protéger
L'île North Coronation (60° 33 de latitude sud, 45° 35 de longitude ouest, 88,5 km2), Orcades du Sud, avait
été, à l'origine et sur proposition du Royaume-Uni, désignée comme une Zone Spécialement Protégée dans la
Recommandation XIII-10 (1985, ZSP no 18). Elle l'avait été pour les motifs suivants : « La zone englobe des
zones de terres côtières libres de glace (pointes Conception, Prong et Foul) où l'on trouve de vastes colonies
d'oiseaux de mer et des falaises dominées par les lichens ainsi qu'une glace permanente qui monte jusqu'au
plateau des hauteurs de Brisbane, excellente zone représentative d'un environnement de glace vierge proche de
la limite nord de la zone antarctique maritime et de la Zone du Traité sur l'Antarctique. Ses éléments terrestres,
de glace permanente et marins connexes constituent un exemple intégré des écosystèmes côtiers, de la glace
permanente et des sous-littoraux de l'environnement antarctique maritime ».
La zone est difficile d'accès, peu de visites de site y ont été faites et il n'y a guère d'informations de base
ou actualisées disponibles sur les écosystèmes qu'elle renferme. En règle générale, il n'est pas possible de
réaffirmer les valeurs initiales citées pour la zone car il n'existe pas d'informations suffisantes pour corroborer
ces valeurs. Tandis que des colonies d'oiseaux ont été observées à l'intérieur de cette zone dans les années 90,
en particulier sur du sol libre de glace le long de la côte nord, on ne dispose encore que de rares détails sur les
espèces représentées et sur leurs nombres. On ignore en grande partie l'ampleur et les types de falaises
dominées par des lichens dont il a été fait mention dans le plan initial. On ignore également la mesure dans
laquelle l'environnement de glace et les écosystèmes à l'intérieur de la zone sont représentatifs.
Malgré de nombreuses tentatives, il ne s'est pas révélé possible de faire récemment une inspection de la
zone.
Il n'empêche que les quelques rares dossiers de visites de la zone semblent indiquer que celle-ci a été
soumise à des perturbations humaines directes d'un niveau minimum et que, comme telle, elle est probablement
plus ou moins vierge. Du fait de cet état supposé vierge, la valeur primaire potentielle de la zone est celle d'un
site de référence à utiliser dans les études comparatives avec des sites plus fortement affectés. Avant que cette
valeur ne puisse être réalisée, des études de base doivent être faites sur la nature de l'environnement et des
écosystèmes qui y sont présents. Pour que le site demeure de par sa valeur potentielle une zone de référence,
toutes les visites dans la zone seront interdites sauf pour des raisons scientifiques indispensables, y compris la
collecte de données de base, pour exploiter la valeur du site comme zone de référence ou pour y inspecter des
sites.
Les lignes de démarcation de la zone ont été modifiées par rapport à celles qui ont été désignées à l'origine
pour inclure la totalité du bassin versant de l'île North Coronation qui s'écoule vers le nord dans la mer entre
pointe Conception et pointe Foul (superficie totale de 92 km2).
2. Buts et objectifs
Les buts et objectifs du plan de gestion de l'île North Coronation sont les suivants :
préserver l'écosystème de la zone qui est dans un état en grande partie non perturbé pour en faire
éventuellement une zone de référence ;
éviter la dégradation de la valeur potentielle de la zone comme site de référence ou tous les dangers qui
pèseraient sur elle en interdisant toutes les visites, sauf à des fins de travaux de recherche scientifiques
dans la zone pour des raisons indispensables qui ne peuvent pas être appliquées ailleurs, pour acquérir des
données de base, pour surveiller l'état de l'environnement, ou pour y faire des inspections ;
s'assurer que le but, la nature, les méthodes et les conditions d'observation et/ou d'échantillonnage sont
clairement définis avant que l'accès à la zone pour des travaux de recherche scientifiques ait été autorisé ;
s'assurer que les visites effectuées à des fins de gestion le sont à l'appui des buts du plan de gestion.
3. Activités de gestion
Les activités de gestion ci-après seront réalisées pour protéger les valeurs de la zone :
des copies de ce plan de gestion, y compris des cartes de la zone, seront rendues disponibles aux stations
de recherche Signy (Royaume-Uni) et Orcadas (Argentine) ;
des visites seront effectuées selon que de besoin pour déterminer si la zone continue de répondre aux fins
pour lesquelles elle a été désignée.
4. Durée de la désignation
Elle est désignée pour une durée de cinq ans en vue de donner l'occasion d'y faire des visites du site. Si
l'accès au site demeure impossible à réaliser durant cette période, il faudrait envisager d'abolir son statut de
site comme Zone Spécialement Protégée de l'Antarctique.
5. Cartes et photographies
Carte 1 : Ile North Coronation, Zone Spécialement Protégée de l'Antarctique no 114 : Limites de
démarcation et caractéristiques physiques. L'emplacement de la station de recherche Signy (Royaume-Uni) et
d'autres Zones Protégées avoisinantes y apparaissent.
Spécifications de la carte : Projection, zone UTM 23S ; sphéroïde, WGS84. Intervalle des contours 250 m.
Source des données : SCAR Antarctic Digital Database Version 4.0, 2002, "Echelle 0".
Mise en garde : les caractéristiques et distances sont approximatives et horizontales et on ignore l'exactitude
verticale.
Encart : Emplacement des Orcades du Sud par rapport à la péninsule antarctique nord et aux Shetland du
Sud.
6. Description de la zone
i) Coordonnées géographiques, bornage
et caractéristiques du milieu naturel
Description générale et bornage
L'île Coronation (60° 33 de latitude sud, 45° 35 de longitude ouest, 478 km2) est la plus grande des îles
Orcades du Sud, s'étendant sur quelque 48 km dans le sens ouest-nord-ouest en est-sud-est (Carte 1). Elle est
en grande partie couverte de glace et, à l'image de la plus grande partie de l'île, son littoral nord est échancré
et, en général, accidenté, avec des crêtes rocheuses tranchantes qui forment de puissants promontoires entre les
falaises de glace. Des plages de pierre exposées sont présentes au pied de bon nombre des falaises de glace et
de rocher. L'intérieur de l'île Coronation est montagneux et accidenté, montant jusqu'à sa hauteur maximale de
1 266 m au mont Nivea (Carte 1). La zone comprend deux bassins versants glaciaires qui s'écoulent vers le
nord du mont Nivea et des hauteurs Brisbane jusqu'à la côte de l'île Coronation. Avec l'élément marin de la
baie d'Ommanney et une baie de taille similaire de son côté ouest, la zone a une superficie d'environ 92 km2 et
une baie sans nom de taille similaire à l'ouest. La majeure partie des terres se trouvant à l'intérieur de la zone
est dominée par une glace glaciaire permanente, avec des affleurements rocheux et des falaises abruptes
exposées en quelques endroits. La face est de pointe Conception est une falaise spectaculaire qui atteint une
hauteur de quelque 700 m. De petites zones de terrain libre de glace sont présentes sur la côte, les plus grandes
aux pointes Conception, Foul et Prong. On trouve des plages de pierre exposées en dessous de quelques-unes
des fréquentes falaises de glace côtières ainsi qu'un certain nombre de petites îles rocheuses libres de glace à
proximité du littoral.
La zone comprend la région de l'île Northern Coronation située entre pointe Conception à l'ouest et pointe
Foul à l'est (Carte 1). La limite de démarcation orientale suit une crête qui va de la pointe Foul 6 km vers le
sud jusqu'au sommet du mont Nivea (1 266 m), et de là en ouest-sud-ouest sur une distance de 1 500 m en
descendant la crête jusqu'au col à High Stile. De High Stile, la ligne de démarcation continue en ouest-sud-
ouest sur quelque 6 km et suit la crête du vaste plateau des hauteurs de Brisbane jusqu'au sommet du Wave
Peak (960 m). Du Wave Peak, la ligne de démarcation s'étend vers le nord-ouest sur 1 000 m, puis vers l'ouest
et dans une direction nord-ouest sur environ 6 km le long de la large crête des hauteurs de Brisbane. La ligne
de démarcation s'étend ensuite vers le nord sur environ 6 km, suivant la crête jusqu'à pointe Conception. Les
bassins versants glaciaires s'écoulant vers le littoral nord de l'île Coronation à l'intérieur de cette ligne se
trouvent dans la zone. Les sommets du mont Nivea et du Wave Peak ainsi que le col connu sous le nom de
High Stile se trouvent en dehors de la zone. La limite de démarcation nord est définie comme étant une ligne
droite qui s'étend sur 11 km à travers la mer de la pointe Conception jusqu'à la pointe Foul, y compris la baie
d'Ommanney et la baie vers l'ouest comme à l'intérieur de la zone.
Climat
On ne dispose d'aucune donnée climatique pour l'île North Coronation mais les conditions qui y règnent
devraient être grosso modo similaires à celles qui règnent sur l'île Signy, laquelle est située à 7 km au sud. Les
températures moyennes de l'air (novembre - mars) à la station de recherche Signy varient entre 2 oC et + 3 oC,
avec une température maximale extrême de + 19,8 oC. En hiver, les températures mensuelles moyennes varient
entre 2 oC et 17 oC, avec un minimum extrême de 39,3 oC (Shears et Downie 1998). Toutefois, lorsqu'on
la compare à la station de recherche Signy, on constate que l'île North Coronation est l'objet d'une couverture
nuageuse plus persistante qui, souvent, forme des bancs de brouillard lorsque les vents chargés d'humidité qui
soufflent du nord vers l'ouest montent au-dessus des pics couverts de glace de l'île. Les différences d'élévation
semblent par ailleurs indiquer que les températures à l'intérieur de la zone seront beaucoup plus froides que
celles enregistrées à la station de recherche Signy.
Géologie et sols
L'île North Coronation se compose essentiellement de roches régionalement métamorphosées qui
appartiennent au complexe métamorphique Scotian (Tanner et al. 1982). Les roches ont été déformées et
métamorphosées en un modelé de faciès albiteépidote-amphibolite durant ou avant la fin de la période triasique
mais on ne sait pas avec certitude quel est l'âge véritable des séquences sédimentaires originelles. Le principal
type de roche à l'intérieur de la zone est un schiste micacé de couleur grise (riche en quartz quartz-mica-schiste
avec albite, biotite et muscovite) (Dalziel et al. 1977). Les lits sont plats et incontournés (Matthews 1956). On
pense que les schistes de l'île représentent une séquence métamorphosée de grès-schiste où il y avait des tufs
interstratifiés et des laves basiques et/ou de petites intrusions basiques (Thomson 1974).
Cours d'eau et lacs
On ne dispose pas d'informations sur des cours d'eau ou des lacs.
Communautés biologiques
Il n'y a guère de renseignements disponibles sur les communautés biologiques dans la zone. Les manchots à
jugulaire qui s'y reproduisent (Pygoscelis antarctica) occupent les quelques parties plates et en pente douce de
la zone à pointe Conception, leurs nombres ayant été grosso modo estimés à quelque 5 000 en 1997 (Convey
1997). Les flancs de montagne escarpés sont occupés par des damiers du cap qui y font leurs nids (Daption
capense) et des pétrels des neiges (Pagodroma nivea). Des labbes (Catharacta sp.) et des chionis (Chionis
alba) ont été observés à pointe Conception tandis que des pétrels géants (Macronectes giganteus), des pétrels
gris (Fulmarus glacialoides), des prions (Pachyptila sp.) ainsi que des pétrels de Wilson et des océanites à
ventre noir (Oceanites oceanicus, Fregetta tropica) ont été observés à proximité de la côte (Convey 1997). Une
photographie aérienne (RN/9/92) prise en janvier 1992 par la marine royale britannique révèle la présence d'un
sol taché de guano et de ce qui semble être des oiseaux sur des terres libres de glace aux pointes Conception et
Prong ainsi d'ailleurs que sur d'autres petits promontoires et îlots le long de la côte. Cela semble indiquer
qu'un certain nombre de colonies de reproduction d'oiseaux occupent ces zones même s'il n'a pas été possible
d'en déterminer les espèces et le nombre. Il semblait y avoir une végétation présente à pointe Prong, un certain
nombre de bancs de mousse en évidence également sur un promontoire situé à 1 000 m à l'ouest bien qu'une
identification positive ait été entravée par la résolution de photographies panchromatique. Pointe Foul était à
l'extérieur de la région couverte par la photographie.
Des phoques n'ont pas été observés à l'intérieur de la zone et les plages à pierre rugueuses situées au pied
de la glace et des falaises de rocher ne se prêtent en général pas à la reproduction d'otaries à fourrure ou
d'éléphants de mer (Arctocephalus gazella, Mirounga leonina).
Des lichens blancs, jaunes et oranges sont présents, souvent sur les falaises libres de glace le long de la côte,
tout comme le sont des nappes de l'algue commune Prasiola crispa.
On ne dispose d'aucune information sur le milieu marin à l'intérieur de la zone.
Activités et impacts humains
Il n'y a guère eu de visites déclarées de l'île North Coronation et, inconnus qu'ils sont, les impacts humains
sont considérés comme minimes.
ii) Zones à accès limité et zones gérées
à l'intérieur de la zone
Aucune.
iii) Structures à l'intérieur de la zone
Il n'y a aucune structure connue à l'intérieur de la zone. La station scientifique la plus proche est la station
de recherche Signy (Royaume-Uni) (60° 43 de latitude sud, 45° 36 de longitude ouest), à 12 km au sud de la
zone sur l'île Signy.
iv) Emplacement d'autres Zones Protégées
à proximité directe de la zone
Les Zones Protégées les plus proches de l'île North Coronation sont l'île Lynch (ZSPA no 110) qui se trouve
à environ 5 km au sud de Wave Peak et l'île Moe (ZSPA no 109) qui se trouve à 15 km au sud sud-ouest
(Carte 1).
7. Critères de délivrance d'un permis
L'accès à la zone est interdit sauf si un permis est délivré par une autorité nationale compétente. Les
conditions qui régissent la délivrance d'un permis pour entrer dans la zone sont les suivantes :
il est délivré uniquement pour faire des travaux de recherche indispensables dans la zone et ce, pour des
raisons qui ne peuvent pas être appliquées ailleurs, pour acquérir des données de base, pour surveiller
l'état de l'environnement ou pour y inspecter les sites ;
le but, la nature, les méthodes et les conditions d'observation et/ou d'échantillonnage sont clairement
définis avant que l'accès à la zone pour y faire des travaux de recherche scientifiques ne soit autorisé ;
les actions autorisées ne mettront pas en péril les valeurs de la zone ;
les activités proposées le sont à l'appui des objectifs du plan de gestion ;
le permis ou une copie autorisée sera emporté dans la zone ;
un rapport de visite est remis à l'autorité désignée dans le permis ;
le permis sera valable pour une durée donnée.
i) Accès à la zone et déplacements
à l'intérieur de celle-ci
l'accès à la zone et les déplacements à l'intérieur de celle-ci se feront à pied, au moyen d'une petite
embarcation ou par hélicoptère. Le véhicules terrestres sont interdits ;
l'accès à la zone et les déplacements à l'intérieur de celle-ci par voie terrestre sont extrêmement difficiles
du fait de la présence de glaciers, de crevasses et de cascades de glace. Toutefois, il n'y a pas de
restriction spéciale aux routes d'accès par voie terrestre car on ne sait pas grand chose des routes qui
pourraient être idoines ;
il n'y a pas de restriction spéciale aux débarquements en provenance de la mer ou qui s'applique aux
routes maritimes utilisées pour se déplacer vers la zone et de celle-ci. Toutefois, on ne connaît pas
l'existence et l'emplacement de sites de débarquement appropriés encore que les sites les plus prometteurs
semblent être ceux des pointes Foul, Prong ou Conception. La prudence est de rigueur lorsqu'on cherche à
débarquer par bateau et ce, à cause de la houle, de roches submergées et de cascades de glace à terre sur
d'étroites plages jonchées de gros galets ;
l'atterrissage d'hélicoptères sur les sites ou à proximité d'eux occupés par des concentrations d'oiseaux
nicheurs est interdit. Rares sont les sites libres de glace pour un tel atterrissage et ceux qui existent le long
de la côte sont en général occupés par des colonies d'oiseaux nicheurs d'un bout à l'autre de l'été
(1er octobre au 30 avril y compris) ;
les hélicoptères peuvent selon que de besoin atterrir ailleurs dans la zone à des fins compatibles avec les
objectifs du plan. Cependant, le survol de la zone devrait être aussi limité que faire se peut. Les lignes
directrices données au tableau 1 (ci-dessous) seront appliquées dans toute la mesure du possible entre le
1er octobre et le 30 avril y compris, lorsque des aéronefs sont utilisés dans un rayon de un kilomètre de la
côte nord ;
l'utilisation de grenades fumigènes pour hélicoptère est interdite à l'intérieur de la zone à moins qu'elle ne
s'avère absolument nécessaire pour des raisons de sécurité. Les grenades utilisées doivent être récupérées ;
il est interdit aux pilotes, aux équipages d'aéronefs ou de navires, ou à d'autres personnes voyageant en
hélicoptère ou en bateau de se déplacer à pied au delà du voisinage immédiat de leurs sites de
débarquement à moins qu'ils n'aient été autorisés spécifiquement à le faire par un permis ;
tous les déplacements à l'intérieur de la zone doivent être limités au maximum en conformité avec les
objectifs des activités autorisées et ils doivent être effectués avec prudence de manière à minimiser la
perturbation des animaux, sols, caractéristiques géomorphologiques et surfaces de végétation.
Tableau 1 : Lignes directrices pour les survols d'aéronef s'appliquant du 1er octobre au 30 avril y
compris lorsque l'aéronef se trouve à un kilomètre de la côte nord :
DISTANCE D'APPROCHE
minimale (m)
TYPE
NOMBRE
d'aéronef
de moteurs
Verticale (au-dessus du sol)
Pieds
Mètres
Hélicoptère
1
2 460
750
Hélicoptère
2
3 300
1 000
Voilure fixe
1 ou 2
1 480
450
Voilure fixe
4
3 300
1 000
ii) Activités menées ou pouvant être menées dans la zone,
y compris les restrictions relatives à la durée et à l'endroit
travaux de recherche scientifiques pour des raisons indispensables qui ne peuvent pas être appliquées
ailleurs ;
collecte de données de base sur la zone, qui ne portera pas atteinte à la valeur potentielle du site comme
zone de référence ;
activités de gestion essentielles, y compris l'inspection ou la surveillance des sites.
iii) Installation, modification ou enlèvement de structures
Aucune structure ne doit être érigée dans la zone.
iv) Emplacement des camps
Les camps sont autorisés dans la zone à des fins qui sont compatibles avec les objectifs de ce plan de
gestion. Aucune information n'est disponible sur les sites qui se prêtent à des camps encore qu'ils semblent
peu nombreux et difficiles d'accès. C'est pour cette raison qu'il n'est actuellement pas possible de désigner des
sites de campement spécifiques.
v) Restrictions sur les matériaux et organismes
pouvant être introduits dans la zone
Aucun animal vivant, aucune matière végétale et aucun microorganisme ne seront introduits délibérément
dans la zone et les mesures de précaution énumérées à l'alinéa ix) ci-dessous seront prises contre des
introductions accidentelles. Compte tenu de la présence de colonies de nidification d'oiseaux, aucun produit de
la volaille, y compris les produits contenant des oeufs en poudre non cuits et les déchets de tels produits, ne
sera introduit dans la zone. Aucun herbicide ou pesticide et aucun autre produit chimique, y compris des
radionucléides ou des isotopes stables, ne seront introduits dans la zone. Du combustible peut être utilisé pour
les activités de transport essentielles à l'intérieur de la zone mais le combustible et d'autres matériaux n'y
seront pas stockés sauf à l'appui d'activités essentielles pour lesquelles un permis est délivré. Tous les
combustibles et autres matériaux seront stockés et gérés de telle sorte que le risque de les introduire dans
l'environnement est réduit au maximum et ils seront enlevés lorsque les activités autorisées sont terminées. S'il
se produit un rejet qui risque de porter atteinte aux valeurs de la zone, l'enlèvement est encouragé uniquement
lorsque son impact ne sera probablement pas plus grand que celui de la décision de laisser le matériau in situ.
L'autorité compétente doit être notifiée de tous les matériaux déchargés et non enlevés qui n'ont pas été inclus
dans le permis autorisé.
vi) Prélèvement de végétaux et capture d'animaux
ou perturbations nuisibles à la faune et la flore
Le prélèvement de végétaux et la capture d'animaux ou les perturbations nuisibles à la faune et la flore sont
interdits, sauf avec un permis délivré conformément à l'Annexe II du Protocole au Traité sur l'Antarctique
relatif à la Protection de l'Environnement. Dans le cas du prélèvement ou de perturbations nuisibles d'animaux,
le Code de conduite du SCAR (SCAR Code of Conduct for the Use of Animals for Scientific Purposes in
Antarctica) doit être utilisé comme une norme minimale.
vii) Prélèvement ou enlèvement de tout ce qui n'a pas
été introduit par le détenteur du permis dans la zone
Des organismes peuvent être prélevés ou enlevés de la zone uniquement en conformité avec un permis et ils
doivent être limités au minimum nécessaire pour répondre à des besoins scientifiques ou des besoins de
gestion. Des permis ne seront pas délivrés si l'on craint à juste titre que l'échantillonnage proposé prendrait,
déplacerait, enlèverait ou endommagerait de telles quantités de roche, de sol ou de faune et flore indigènes que
leur distribution ou leur abondance à l'île North Coronation en serait sérieusement affectée. Les organismes
d'origine humaine qui pourraient porter atteinte aux valeurs de la zone, organismes qui n'ont pas été apportés
dans la zone par le détenteur du permis ou dont l'introduction n'a pas été autorisée, peuvent être enlevés à
moins que l'impact de leur enlèvement ne soit plus grand que celui qu'aurait la décision de les laisser in situ.
Si tel est le cas, l'autorité compétente doit être notifiée.
viii) Elimination des déchets
Tous les déchets doivent être enlevés de la zone.
ix) Mesures nécessaires pour faire en sorte que les buts
et objectifs du plan de gestion continuent à être atteints
Pour aider à conserver les valeurs qui découlent du niveau depuis toujours bas d'impact humain sur l'île
North Coronation, des mesures de précaution particulières doivent être prises. Dans toute la mesure du
possible, la totalité du matériel introduit dans la zone (y compris par exemple les appareils d'échantillonnage et
les chaussures) doit être nettoyé à fond avant d'entrer dans la zone.
x) Rapports de visite
Les Parties doivent s'assurer que le principal détenteur de chaque permis délivré soumet aux autorités
compétentes un rapport décrivant les activités menées dans cette zone. Ce rapport doit inclure, s'il y a lieu, les
renseignements identifiés dans le formulaire du rapport de visite suggéré par le Comité Scientifique pour la
Recherche en Antarctique. Les Parties doivent conserver une archive de ces activités et, lors de l'échange
annuel d'informations, fournir une description synoptique des activités menées par les personnes relevant de
leur juridiction, avec suffisamment de détails pour permettre une évaluation de l'efficacité du plan de gestion.
Les Parties doivent, dans la mesure du possible, déposer les originaux ou les copies de ces rapports dans une
archive à laquelle le public pourra avoir accès afin de maintenir ainsi une archive d'usage.
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24 juin 2009
PROJET DE PLAN DE GESTION POUR LA ZONE SPÉCIALEMENT PROTÉGÉE
DE L'ANTARCTIQUE (ZSPA) No 118
SOMMET DU MONT MELBOURNE, TERRE VICTORIA
1. Description des valeurs à protéger
Une zone de 6 km2 au sommet du mont Melbourne avait à l'origine ét