Le Président de la République,
Sur le rapport du Premier ministre et du ministre d'Etat, ministre des affaires étrangères et européennes,
Vu la Constitution, notamment ses articles 52 à 55 ;
Vu le décret no 53-192 du 14 mars 1953 modifié relatif à la ratification et à la publication des engagements
internationaux souscrits par la France ;
Vu le décret no 61-1300 du 30 novembre 1961 portant publication du traité sur l'Antarctique, signé le
1er décembre 1959 ;
Vu le décret no 98-861 du 18 septembre 1998 portant publication du protocole au traité sur l'Antarctique,
relatif à la protection de l'environnement, signé à Madrid le 4 octobre 1991 ;
Vu le décret no 2005-1075 du 23 août 2005 portant publication de l'annexe V du protocole au traité de
l'Antarctique relatif à la protection de l'environnement, protection et gestion des zones, adoptée le
18 octobre 1991,
Décrète :
Art. 1er. - La Mesure 4 (2011), zone spécialement protégée de l'Antarctique no 126 (Péninsule Byers, île
Livingston, îles Shetland du Sud) (ensemble une annexe), adoptée à Buenos Aires le 1er juillet 2011 plan de
gestion révisé, sera publiée au Journal officiel de la République française.
Art. 2. - Le Premier ministre et le ministre d'Etat, ministre des affaires étrangères et européennes, sont
chargés, chacun en ce qui le concerne, de l'exécution du présent décret, qui sera publié au Journal officiel de la
République française.
Fait le 18 janvier 2012.
NICOLAS SARKOZY
Par le Président de la République :
Le Premier ministre,
FRANÇOIS FILLON
Le ministre d'Etat,
ministre des affaires étrangères
et européennes,
ALAIN JUPPÉ
(1) La présente Mesure est entrée en vigueur le 30 septembre 2011.
M E S U R E 4 ( 2 0 1 1 )
ZONE SPÉCIALEMENT PROTÉGÉE DE L'ANTARCTIQUE No 126 (PÉNINSULE BYERS,
ÎLE LIVINGSTON, ÎLES SHETLAND DU SUD) (ENSEMBLE UNE ANNEXE) PLAN DE GESTION RÉVISÉ
Les Représentants,
Rappelant les articles 3, 5 et 6 de l'annexe V du Protocole au Traité sur l'Antarctique relatif à la protection
de l'environnement qui prévoient la désignation de zones spécialement protégées de l'Antarctique (« ZSPA »)
et l'approbation des plans de gestion pour ces zones,
Rappelant :
La recommandation IV-10 (1996) qui désignait la péninsule Byers, île Livingstone, îles Shetland du Sud
comme zone spécialement protégée (« ZSP ») no 10,
La recommandation VIII-2 (1975) qui abrogeait la ZSP 10 et la recommandation VIII-4 (1975) qui
redésignait la zone comme site présentant un intérêt scientifique particulier (SISP) no 6 et à laquelle était
annexé le premier plan de gestion pour ce site,
La recommandation X-6 (1979) qui prorogeait la date d'expiration du SISP 6 du 30 juin 1981 au
30 juin 1985,
La recommandation XII-5 (1983) qui prorogeait la date d'expiration du SISP no 6 du 30 juin 1985 au
31 décembre 1985,
La recommandation XIII-7 (1985) qui prorogeait la date d'expiration du SISP no 6 du 31 décembre 1985
au 31 décembre 1995,
La recommandation XVI-5 (1991) qui adoptait un plan de gestion révisé pour le SISP no 6,
La mesure 3 (2001) qui prorogeait la date d'expiration du SISP no 6 du 31 décembre 1995 au
31 décembre 2005,
La décision 1 (2002) qui rebaptisait et renumérotait le SISP 6 comme ZSPA 126,
La mesure 1 (2002) qui adoptait un plan de gestion révisé pour le SISP no 6,
Rappelant que la recommandation XVI-5 (1991) et la mesure 3 (2001) ne sont pas entrées en vigueur,
Rappelant que la recommandation VIII-2 (1975), la recommandation X-6 (1979), la recommandation XII-5
(1983), la recommandation XIII-7 (1985) et la recommandation XVI-5 (1991) sont désignées comme caduques
par la décision 1 (1991),
Notant que le Comité pour la protection de l'environnement a approuvé un plan de gestion révisé pour la
ZSPA 122,
Désireux de remplacer le plan de gestion de la ZSPA 126 actuel par le plan de gestion révisé,
Recommandent, pour approbation à leurs Gouvernements la mesure ci-après conformément au paragraphe 1
de l'article 6 de l'annexe V du Protocole au Traité sur l'Antarctique relatif à la protection de l'environnement,
Que :
1. Soit approuvé le plan de gestion révisé pour la zone spécialement protégée de l'Antarctique no 126
(péninsule Byers, île Livingstone, îles Shetland du Sud) qui figure en annexe à la présente mesure,
2. Cessent d'avoir effet les précédents plans de gestion pour la ZSPA 126, y compris le plan annexé à la
mesure 1 (2002), et 3. Soient retirées la recommandation XVI-5 (1991) et la mesure 3 (2001) qui ne sont
pas entrées en vigueur.
A N N E X E
PLAN DE GESTION POUR LA ZONE SPÉCIALEMENT
PROTÉGÉE DE L'ANTARCTIQUE No 126
PÉNINSULE BYERS
ÎLE LIVINGSTON, ÎLES SHETLAND DU SUD
Introduction
La principale raison pour laquelle la péninsule Byers (latitude sud 62° 34n 35 , longitude ouest 61° 13n07 ),
l'île Livingston et les îles Shetland du Sud ont été désignées en tant que Zone spécialement protégée de
l'Antarctique (ZSPA) est l'objectif de protection des habitats terrestres et lacustres dans la Zone.
A l'origine, la péninsule Byers avait été désignée en tant que Zone spécialement protégée (ZSP) no 10 en
vertu de la Recommandation IV-10 en 1966. Cette zone incluait le terrain libre de glace à l'ouest de la bordure
occidentale de la calotte glaciaire permanente sur l'île Livingston, sous le dôme de Rotch, ainsi que l'île
Window à environ 500 m au large de la côte nord-ouest et cinq petites zones libres de glace sur la côte sud,
immédiatement à l'est de la péninsule Byers. Les valeurs protégées dans le cadre de la désignation initiale
incluaient la diversité de la vie végétale et animale, beaucoup d'invertébrés, une population considérable
d'éléphants de mer du sud (Mirounga leonina), de petites colonies d'otaries à fourrure de l'Antarctique
(Arctocephalus gazella) et les valeurs scientifiques exceptionnelles associées à une si grande variété de plantes
et d'animaux sur une zone relativement petite.
La désignation d'une ZSP a été arrêtée en vertu de la Recommandation VIII-2 et la nouvelle désignation en
tant que Site d'intérêt scientifique particulier (SISP) a eu lieu en vertu de la Recommandation VIII-4 (1975,
SSSI no 6). La nouvelle désignation en tant que SISP visait plus précisément à protéger quatre sites libres de
glace plus petits sur la péninsule de la strate jurassique et crétacée sédimentaire et fossilifère, considérés être
d'une valeur scientifique exceptionnelle pour l'étude de l'ancienne relation entre l'Antarctique et d'autres
continents du sud. Suite à une proposition du Chili et du Royaume-Uni, le SISP a ensuite été étendu en vertu
de la Recommandation XVI-5 (1991) pour inclure des limites similaires à celles de la ZSP : c'est-à-dire
l'ensemble du terrain libre de glace de la péninsule Byers à l'ouest de la bordure de la calotte glaciaire
permanente de l'île Livingston, y compris la zone littorale, mais à l'exclusion de l'île Window et des cinq sites
côtiers du sud initialement inclus, et excluant également tous les îlots et rochers au large. La
Recommandation XVI-5 notait que, en plus de sa valeur géologique particulière, la Zone avait également une
importance biologique et archéologique considérable.
Tandis que le statut particulier de la désignation et que les limites ont changé de temps en temps, la
péninsule Byers a en réalité été sous une protection spéciale pour la plus grande partie de l'ère moderne
d'activités scientifiques dans la région. Les récentes activités dans la Zone ont été presque exclusivement
dédiées à des recherches scientifiques. La plupart des visites et des prélèvements d'échantillons dans la zone
depuis la désignation initiale en 1996 ont été sous réserve de conditions d'autorisations et certaines zones
(par ex. le promontoire Ray) ont été rarement visitées. Au cours de l'Année polaire internationale, la péninsule
Byers a été établie en tant que « Site antarctique international de référence pour les écosystèmes terrestres,
dulcicoles et côtiers » (Quesada et al. 2009). Pendant cette période, des données de base liées aux écosystèmes
terrestres, limniques et côtiers ont été établies, y compris les caractéristiques du pergélisol, la géomorphologie,
l'étendue de la végétation, la diversité et le fonctionnement limnique, la diversité des mammifères marins et
des oiseaux, la microbiologie et la diversité des invertébrés marins côtiers. Les valeurs archéologiques de la
péninsule Byers ont été décrites comme uniques du fait qu'elle possède la plus grande concentration de sites
historiques de l'Antarctique, à savoir des vestiges de refuges ainsi que des artéfacts contemporains et des
épaves de navires datant des expéditions de chasse aux phoques du début du XIXe siècle (consultez la Carte 2).
La péninsule Byers offre une contribution substantielle aux régions protégées de l'Antarctique, car elle (a)
contient une diversité particulièrement étendue d'espèces, (b) se distingue des autres régions de par ses
nombreux lacs et étangs et cours d'eau douce, (c) est d'une grande importance écologique et représente le site
limnologique le plus significatif dans la région, (d) est vulnérable à l'interférence humaine, en particulier à
cause de la nature oligotrophe des lacs qui sont extrêmement sensibles à la pollution et (e) représente un
immense intérêt scientifique à travers un éventail de disciplines. Tandis que certains de ces critères de qualité
sont représentés dans d'autres ZSPA de la région, la péninsule Byers est unique en ce qu'elle possède un grand
nombre de critères différents au sein d'une seule zone. Tandis que la péninsule Byers est principalement
protégée pour ses valeurs environnementales exceptionnelles (spécifiquement sa diversité biologique et les
écosystèmes de ses terrains et lacs), la Zone présente une combinaison d'autres valeurs, notamment associées à
la science (c'est-à-dire pour la biologie terrestre, la limnologie, l'ornithologie, la paléolimnologie, la
géomorphologie et la géologie), l'histoire (artéfacts et restes de refuge des premiers chasseurs de phoques) et la
nature sauvage (par ex. promontoire Ray) et des valeurs scientifiques en cours qui peuvent bénéficier de la
protection de la Zone.
Le terrain libre de glace de la péninsule Byers est entouré sur trois côtés par l'océan et par le glacier du
dôme de Rotch à l'est. La Zone a été désignée pour protéger des valeurs trouvées dans le terrain libre de glace
sur la péninsule Byers. Pour atteindre cet objectif, une partie du dôme de Rotch a été incluse dans la ZSPA
afin d'assurer que le terrain libre de glace nouvellement exposé (suite à un retrait du dôme de Rotch) restera
dans les limites de la ZSPA. Par ailleurs, la partie nord-ouest du dôme de Rotch, notamment le terrain déglacé
et le promontoire Ray, a été désignée comme une zone restreinte pour permettre des études en microbiologie
qui nécessitaient des normes de quarantaine plus rigoureuses qu'il n'était considéré nécessaire dans le reste de
la Zone. La Zone (84,7 km2) est considérée suffisamment vaste pour fournir une protection adéquate des
valeurs décrites ci-dessous.
1. Description des valeurs à protéger
Le Plan de gestion joint à la Mesure 1 (2002) soulignait la justification d'une protection spéciale de la Zone
par des valeurs considérées importantes. Les valeurs enregistrées dans les Plans de gestion initiaux sont
réaffirmées. Ces valeurs sont exposées comme suit :
La flore et la faune terrestres décrites sont d'une diversité exceptionnelle, avec l'une des plus larges
représentations d'espèces connues dans l'Antarctique maritime. Par exemple, la flore rare mais diversifiée de
plantes calcicoles et calcifuges et les cyanobactéries sont associées respectivement aux laves et basaltes et
plusieurs cryptogames rares et les deux plantes vasculaires natives (Deschampsia antarctica et Colobanthus
quitensis) sont présents sur plusieurs sites.
Avec plus de 60 lacs, de nombreux bassins d'eau douce et une grande variété de cours d'eau souvent longs,
il s'agit du site limnologique le plus important dans les îles Shetland du Sud et peut-être dans la région de la
péninsule Antarctique et c'est également un site qui n'a pas été soumis à d'importants niveaux de
perturbation humaine.
La répartition de Parochlus steinenii (le seul insecte alifère natif de l'Antarctique) est limitée dans les îles
Shetland du Sud. La répartition du seul autre diptère natif, le chironomide sans ailes Belgica antarctica, est très
restreinte sur la péninsule Antarctique. Les deux espèces abondent sur plusieurs des lacs et bassins de la
péninsule Byers.
Les mattes de cyanobactéries exceptionnellement extensives dominées par des Phormidium sp. et d'autres
espèces, particulièrement sur les niveaux supérieurs du plateau central de la péninsule Byers, sont les meilleurs
exemples décrits jusqu'ici dans l'Antarctique maritime.
L'avifaune qui se reproduit dans la zone est diverse, y compris deux espèces de manchots [manchot à
jugulaire (Pygoscelis antarctica) et manchot papou (P. papua)], la sterne couronnée (Sterna vittata), l'océanite
de Wilson (Oceanites oceanicus), le damier du Cap (Daption capense), le goéland dominicain (Larus
dominicanus), le pétrel géant (Macronectes giganteus), l'océanite à ventre noir (Fregetta tropica), le cormoran
impérial (Phalacrocorax atriceps), le grand labbe (Catharacta loennbergi) et le bec-en-fourreau (Chionis alba).
Les lacs et leurs sédiments constituent l'une des archives les plus importantes pour étudier le
paléoenvironnement holocène dans la région de la péninsule Antarctique et pour établir une tephrachronologie
holocène régionale.
Des ossements de baleine subfossiles bien préservés sont présents sur des plages surélevées, qui sont
importantes pour la datation au carbone 14 des dépôts de rivage.
Les sites libres de glace sur la péninsule avec une strate jurassique et crétacée sédimentaire et fossilifère
exposée sont considérés d'une valeur scientifique exceptionnelle pour l'étude de l'ancienne relation entre
l'Antarctique et d'autres continents du sud.
2. Buts et objectifs
La gestion dans la péninsule Byers vise à :
prévenir la dégradation des valeurs de la Zone ou les risques substantiels qui la menacent en empêchant
une perturbation humaine inutile ;
permettre des recherches scientifiques sur les écosystèmes terrestres et lacustres, les mammifères marins,
l'avifaune, les écosystèmes côtiers et la géologie ;
permettre d'autres recherches scientifiques dans la Zone, à condition qu'elles soient justifiées par des
raisons impérieuses qui ne peuvent pas être servies ailleurs ;
permettre des recherches archéologiques et adopter des mesures pour la protection des artéfacts, tout en
préservant les artéfacts historiques présents dans la Zone contre une destruction, une perturbation ou un
retrait inutile ;
empêcher ou minimiser l'introduction de plantes, d'animaux et de microbes étrangers dans la Zone ;
minimiser les risques d'introduction de pathogènes susceptibles d'entraîner des maladies pour la faune
dans la Zone et
permettre des visites pour des besoins de gestion en soutien aux objectifs du Plan de gestion.
3. Activités de gestion
Les activités de gestion qui suivent devront être entreprises pour protéger les valeurs de la Zone :
Une carte indiquant l'emplacement de la Zone et les restrictions spéciales qui s'appliquent devra être
affichée bien en vue à la Base Juan Carlos I (Espagne) et à la Station St. Kliment Ochridski (Bulgarie) sur la
péninsule Hurd, où des exemplaires de ce Plan de gestion devront être mis à disposition.
Les balises, panneaux, clôtures ou autres structures érigés dans la Zone pour des besoins de recherche
scientifique ou de gestion devront être solidement fixés et maintenus en bon état.
Des visites seront effectuées selon les besoins pour évaluer si oui ou non la Zone continue de servir les
besoins pour lesquels elle a été désignée et pour assurer l'adéquation des mesures de gestion et d'entretien.
La péninsule Byers a été décrite comme extrêmement sensible à l'impact humain (Tejedo et al. 2009). La
Zone a été désignée en tant que ZSPA pour protéger une grande variété de valeurs qui y sont présentes. En
conséquence, elle attire les scientifiques (qui représentent un vaste éventail de disciplines) et les archéologues
provenant d'un certain nombre de nations membres du Traité. Le grand nombre de personnes présentes dans la
Zone aux périodes les plus affluentes (milieu de l'été) signifie que les valeurs de la Zone peuvent être
potentiellement négativement affectées par les activités humaines, par exemple par l'augmentation potentielle
(i) de la taille et du nombre de campements, (ii) des dommages à la végétation causés par le piétinement, (iii)
des perturbations des animaux sauvages natifs, (iv) de la génération de déchets et (v) du besoin de stockage en
combustible. En conséquence, lors de l'élaboration de plans pour le travail de terrain dans la Zone, les parties
sont fortement encouragées à assurer la liaison avec les autres nations susceptibles d'opérer dans la Zone qui
apprêtent et coordonnent les activités pour maintenir les impacts environnementaux, y compris les impacts
cumulatifs, à un minimum absolu (par ex. moins d'une douzaine de personnes à la fois dans le Campement
international).
Toutes les parties sont fortement encouragées à utiliser le campement international établi (situé sur les plages
du sud, 62° 39n 49,7 S, 61° 05n59,8 O), afin de réduire la création de nouveaux sites de campement qui
augmenteraient les niveaux des impacts humains dans la Zone. Deux abris aux formes arrondies se trouvent
dans le campement (l'un installé pour les recherches scientifiques, l'autre, pour les activités domestiques ; tous
deux sont administrés par l'Espagne). Ces abris sont à la disposition de toutes les parties au Traité si elles
souhaitent les utiliser. Les parties doivent assurer une liaison avec l'Espagne pour coordonner l'accès aux abris.
4. Durée de désignation
La Zone est désignée pour une période indéterminée.
5. Cartes et photographies
Carte I : ZSPA no 126 de la péninsule Byers relativement aux îles Shetland du Sud, indiquant l'emplacement
de la Base Juan Carlos I (Espagne) et de la Station St. Kliment Ochridski (Bulgarie), ainsi que l'emplacement
des zones protégées dans un rayon de 75 km autour de la Zone. Encart : emplacement de l'île Livingston le
long de la péninsule Antarctique.
Carte 2 : carte topographique de la ZSPA no 126 de la péninsule Byers. Spécifications de la carte : projection
UTM fuseau 20 ; sphéroïde : WGS 1984 ; plan de niveau : niveau moyen de la mer. Précision horizontale de
contrôle :
0,05 m. Intervalle de contour vertical : 50 m.
6. Description de la zone
6 (i) Coordonnées géographiques, balises de délimitation
et éléments naturels
Lignes de démarcation
La Zone englobe :
la péninsule Byers et tout le terrain libre de glace et la calotte glaciaire à l'ouest de la longitude
60° 53n 45 O, y compris Clark Nunatak et le Point de Rowe ;
le milieu marin littoral qui s'étend à 10 m au large depuis la ligne de basse mer et
l'île du Démon et l'île Sprite, adjacentes au littoral sud de la Pointe du Diable, mais excluant tous les
autres îlots au large, notamment l'île Rugged et les rochers (Carte 2).
La ligne de démarcation linéaire à l'est suit la longitude 60° 53n45 O pour assurer que le terrain libre de
glace nouvellement exposé suite à un retrait du dôme de Rotch, qui peut contenir des opportunités utiles au
niveau scientifique et de nouveaux habitats pour des études sur la colonisation, restera dans les limites de la
ZSPA.
Aucune balise de délimitation n'est en place.
Description générale
La péninsule Byers (entre les latitudes sud 62° 34n 35 et 62° 40n 35 et les longitudes ouest 60° 53n 45 et
61° 13n 07 , 84,7 km2) se situe à l'extrémité ouest de l'île Livingston, la deuxième plus grande île des îles
Shetland du Sud (Carte 1). La zone libre de glace sur la péninsule compte une extension centrale ouest-est
d'environ 9 km et une extension NO-SE de 18,2 km et il s'agit de la plus vaste zone libre de glace dans les
îles Shetland du Sud. La péninsule présente généralement un relief bas et ondulant, bien qu'il y ait un certain
nombre de collines proéminentes dont l'altitude varie de 80 à 265 m (Carte 2). L'intérieur est dominé par une
série de longues plates-formes à des altitudes atteignant 105 m, interrompues par des culots volcaniques isolés
comme le Chester Cone (188 m) et le Negro Hill (143 m) (Thomson et López-Martínez, 1996). Les modelés
arrondis et plats abondent suite à des processus d'érosion marins, glaciaires et périglaciaires. Le terrain le plus
accidenté se trouve sur le promontoire Ray, une crête formant l'axe d'orientation nord-ouest de la péninsule
plus ou moins en forme de `Y'. Des falaises abruptes entourent le littoral à l'extrémité nord du promontoire
Ray avec la colline Start (265 m) à l'extrémité NO étant le point le plus élevé de la péninsule.
La côte de la péninsule Byers s'étend sur un total de 71 km (Carte 2). Malgré un relief généralement bas, la
côte est irrégulière et souvent abrupte, avec bon nombre de promontoires, falaises, îlots au large, rochers et
hauts-fonds. La péninsule Byers est également réputée pour ses plages vastes, ses éléments proéminents sur les
trois côtes (plages de Robbery au nord, plages President à l'ouest et les plages du sud). Les plages du sud sont
les plus vastes, s'étendant sur 12 km le long de la côte et d'une largeur atteignant près de 0,9 km. Ce sont les
plus grandes des îles Shetland du Sud (Thomson et López-Martínez, 1996). Pour une description détaillée de la
géologie et de la biologie de la Zone, consultez l'Annexe 1.
La Résolution 3 (2008) recommandait que l'« Analyse environnementale des domaines pour le continent
Antarctique » serve de modèle dynamique pour l'identification des zones spécialement protégées de
l'Antarctique dans le cadre de travail systématique environnemental et géographique visé à l'Article 3 (2) de
l'Annexe V du Protocole. A l'aide de ce modèle, la péninsule Byers est principalement le domaine
environnemental G (géologique des îles au large de la péninsule Antarctique), qui est décrit comme « un
environnement terrestre très petit concentré autour de la péninsule Antarctique et associé aux îles au large,
comme l'île de la Déception. Avec une surface de 966 km2, il s'agit de loin de l'environnement le plus restreint
dans la classification. L'environnement se compose exclusivement de terrain libre de glace et contient une
combinaison de trois unités géologiques sédimentaire (2 %), intrusive (24 %) et volcanique (28 %). Au
niveau climatique, l'environnement est le plus chaud dans la classification, avec une température ambiante
moyenne de seulement 3,29 oC. Il connaît la plus petite plage saisonnière à 8,82 oC et il reçoit le plus haut
niveau de rayonnement solaire à 10,64 MJ/m2/jour. La vitesse moyenne du vent dans l'environnement est
modérée, à 13,86 m/s. L'environnement est peu incliné, avec une pente moyenne de 13,41° . Les emplacements
bien connus que l'environnement couvre incluent des parties de zones libres de glace sur les îles Shetland du
Sud, comme la péninsule de Fildes sur l'île du Roi-George et de petits points sur la péninsule Antarctique le
long de la côte Davis ». La rareté de l'environnement G par rapport aux autres zones de domaine
environnemental signifie que des efforts substantiels ont été faits pour conserver les valeurs trouvées dans ce
type d'environnement ailleurs : d'autres zones protégées contenant le domaine G incluent les ZSPA 109, 111,
112, 114, 125, 128, 140, 145, 149, 150 et 152 et les ZSGA 1 et 4.
La glace pérenne du dôme de Rotch appartient au domaine environnemental E, qui est décrit comme « un
environnement de calotte glaciaire de taille modérée concentré autour de la péninsule Antarctique jusqu'au
point sud de latitude sud 73°. La taille de l'environnement (173 130 km2) est modérée par rapport à d'autres
environnements. L'environnement se compose exclusivement d'une calotte glaciaire et ne contient aucune
géologie cartographique. Au niveau climatique, l'environnement est chaud par rapport au reste du continent et
il est le plus chaud des environnements contenant uniquement une calotte glaciaire. L'environnement E occupe
la neuvième position en matière de température ambiante moyenne la plus chaude ( 14,06 oC), la quatrième
position pour la plage saisonnière la plus faible ( 15,04 oC) et la septième pour la quantité de rayonnement
solaire (9,85 MJ/m2/jour). La vitesse moyenne du vent dans l'environnement occupe une position faible, 17e sur
21 environnements (10,28 m/s). L'inclinaison de l'environnement est modérée avec une pente moyenne de
15,01° ». Les emplacements bien connus que l'environnement couvre incluent des parties englacées des îles
Orcades du Sud, Shetland du Sud (y compris Déception), Snow Hill, Brabant, Anvers, Adélaïde et Alexander,
ainsi que la péninsule Antarctique au nord de la latitude sud 73°. D'autres zones protégées comprenant le
domaine E incluent les ZSPA 113, 114, 117, 126, 128, 129, 133, 134, 139, 147, 149 et 152 et les ZSGA 1 et 4.
6 (ii) Accès à la zone
L'accès se fera par hélicoptère ou petit bateau.
Il n'y a aucune restriction particulière sur les débarquements de bateaux depuis la mer ou qui s'appliquent
aux routes maritimes empruntées pour accéder à la Zone et en repartir. En raison de l'étendue considérable de
plages accessibles autour de la Zone, de nombreux lieux sont possibles pour un débarquement. Dans la
mesure du possible, le débarquement de cargaisons et d'équipements scientifiques doit néanmoins être proche
du campement international situé sur les plages du sud [62° 39n 49,7 S, 61° 05n 59,8 O ; consultez la
section 6 (iii) pour plus de détails].
Une aire d'atterrissage pour les hélicoptères a été désignée au 62° 39n 36,4 S, 6lo 05n 48,5 O, à l'est du
campement international.
Dans des circonstances exceptionnelles nécessaires pour les besoins correspondant aux objectifs du Plan de
gestion, les hélicoptères peuvent atterrir ailleurs dans la Zone, bien que les atterrissages se fassent sur la crête
et les crêtes de plages surélevées, dans la mesure du possible.
Aucun hélicoptère ne devra atterrir dans les zones restreintes [consultez la section 6 (v)].
Les hélicoptères doivent éviter les sites où les oiseaux se concentrent (par ex. Pointe du Diable, Pointe de
Lair et plages de Robbery) ou les sites où la végétation abonde (par ex. de grands peuplements de mousses
près des plages President et des plages du sud).
Pour minimiser la perturbation de la faune sauvage, les aéronefs doivent éviter d'atterrir sur une zone de
restriction des survols s'étendant à 1/4 mille nautique (environ 460 m) à l'intérieur des terres depuis la côte au
cours de la période entre le 1er octobre et le 30 avril inclus (consultez la Carte 2). L'unique exception à cette
règle est le site d'atterrissage désigné pour les hélicoptères à la latitude sud 62° 39n 36,4 , longitude ouest
61° 05n 48,5 .
Dans la zone de restrictions des survols, l'exploitation des aéronefs doit être au moins effectuée
conformément aux « Lignes directrices pour l'exploitation des aéronefs à proximité de concentrations
d'oiseaux » prévues dans la Résolution 2 (2004). En particulier, les aéronefs doivent maintenir une hauteur
verticale de 2 000 pi. ( 610 m) au-dessus du sol et traverser la ligne de côte à des angles droits lorsque c'est
possible. Lorsque les conditions requièrent que les aéronefs volent à des altitudes inférieures à celles qui sont
recommandées dans les lignes directrices, les aéronefs doivent maintenir l'élévation maximale possible et
minimiser le temps nécessaire pour traverser la zone côtière.
L'utilisation de grenades fumigènes par les hélicoptères est interdite dans la Zone, sauf en cas de nécessité
absolue pour des raisons de sécurité. Si elles sont utilisées, toutes les grenades fumigènes doivent être
récupérées.
6 (iii) Emplacement des structures à l'intérieur
et à proximité du site
Un campement international se trouve sur les plages du sud à la latitude sud 62° 39n 49,7 , longitude ouest
61° 05n 59,8 . Il comprend deux abris aux formes arrondies en fibre de verre. Il est entretenu par le programme
polaire espagnol, qui le met à la disposition de toutes les parties. Les emplacements des vestiges des chasseurs
de phoques du XIXe siècle, y compris les refuges et grottes utilisés, sont indiqués dans Smith et Simpson (1987)
(consultez la Carte 2). Plusieurs signaux en pierre marquant les sites utilisés pour des études topographiques
sont également présents dans la zone, principalement sur les points élevés.
Les stations de recherche scientifique les plus proches sont à 30 km à l'est de la péninsule Hurd, de l'île
Livingston [Base Juan Carlos I (Espagne) et de St. Kliment Ochridski (Bulgarie)].
6 (iv) Emplacement des autres zones protégées
à proximité de la zone
Les zones protégées les plus proches de la péninsule Byers sont les suivantes : Cap Shirreff (ZSPA no 149), à
environ 20 km au nord-est, île de la Déception (ZSGA no 4), Port Foster et d'autres parties de l'île de la
Déception (ZSPA nos 140, 145), approximativement à 40 km au SSE et la « baie du Chili » (baie Discovery)
(ZSPA no 144), à environ 70 km à l'est de l'île de Greenwich (Carte 1).
6 (v) Zones restreintes et administrées dans la zone
Il est probable que certaines zones sur la péninsule Byers n'aient été visitées que très rarement, voire jamais.
De nouvelles techniques métagénomiques sont prévues pour permettre une identification future de la
biodiversité microbienne (bactéries, champignons et virus) à un niveau inégalé, permettant de répondre à
beaucoup de questions fondamentales sur la dispersion et la répartition microbiennes. Des zones restreintes ont
été désignées qui revêtent une importance scientifique à la microbiologie de l'Antarctique et une restriction
plus importante est placée sur l'accès dans le but d'empêcher une contamination microbienne ou autre par
l'activité humaine :
Afin de maintenir cet objectif, des survêtements de protection stériles devront être portés dans les zones
restreintes. Les vêtements de protection devront être revêtus immédiatement avant de pénétrer dans les zones
restreintes. Les bottes de rechange, préalablement nettoyées à l'aide d'un biocide puis scellées dans des sacs en
plastique, devront être déballées et chaussées juste avant de pénétrer dans les zones restreintes. Si l'accès aux
zones restreintes se fait par bateau, les vêtements de protection devront être endossés immédiatement avant le
débarquement.
Dans la mesure du possible, tous les équipements de prélèvement d'échantillons, les appareils scientifiques et
les balises apportés dans les zones restreintes devront être stérilisés et maintenus dans des conditions stériles
avant leur utilisation dans la Zone. La stérilisation doit être effectuée par une méthode acceptée, notamment par
rayonnement UV ou par stérilisation en autoclave ou superficielle à l'aide d'éthanol à 70 % ou d'un biocide en
vente dans le commerce (par ex. Virkon ®).
Les équipements généraux incluent des harnais, crampons, équipements d'escalade, piolets, cannes de
marche, équipement de ski, balises temporaires, traîneaux, luges, équipement d'appareils photo et caméras, sacs
à dos, boîtes à patins et tout autre équipement personnel. Dans la mesure du possible, tous les équipements
utilisés ou apportés dans les zones restreintes devront être soigneusement nettoyés et stérilisés à la station
Antarctique ou sur le bateau d'origine. Les équipements devront avoir été maintenus dans cette condition avant
de pénétrer dans les zones restreintes, de préférence par scellement dans des sacs en plastique stériles ou autres
conteneurs propres.
Les scientifiques aux disciplines autres que la microbiologie sont autorisés à pénétrer dans les zones
restreintes, mais ils devront adhérer aux mesures de quarantaine détaillées ci-dessus.
Il est interdit de camper dans les zones restreintes.
Il est interdit aux hélicoptères d'atterrir dans les zones restreintes.
Si un accès aux zones restreintes est nécessaire pour des besoins de recherche ou d'urgence, un
enregistrement détaillé sur l'emplacement où la visite a eu lieu (de préférence à l'aide d'une technologie GPS)
et sur les activités spécifiques devra être soumis à l'autorité nationale compétente et inclus dans le rapport
annuel sur l'échange d'informations, de préférence à travers le système électronique d'échange d'informations
(SEEI).
Les zones restreintes sont les suivantes :
1. Nord-ouest du Dôme de Rotch et à côté du terrain déglacé. La zone restreinte inclut tout le terrain et la
calotte glaciaire sur une zone limitée à l'est par la longitude ouest 60° 53n 45 , à l'ouest par la longitude ouest
60° 58n 48 , au sud par la latitude sud 62° 38n 30 , et la limite nord longe la ligne de côte (consultez la Carte 2).
2. Le Promontoire Ray. La zone restreinte inclut tout le terrain et la glace pérenne au nord-ouest d'une ligne
droite traversant le Promontoire entre la latitude sud 62° 37n, la longitude ouest 6lo 08n (marqué par un petit lac
côtier) et la latitude sud 62° 36n, la longitude ouest 6lo 06n. Dans la zone restreinte du Promontoire Ray, l'accès
à des vestiges archéologiques situés sur la côte est autorisé sans nécessité de précautions de quarantaine
requises ailleurs dans la zone restreinte. L'accès aux zones à l'intérieur des terres au-delà des restes
archéologiques côtiers n'est pas autorisé sans les mesures de quarantaine en place, détaillées dans la présente
section. De préférence, l'accès aux vestiges archéologiques devra se faire depuis la mer à l'aide de petits
bateaux. L'accès à pied aux vestiges archéologiques est également autorisé sans nécessité de mesures de
quarantaine supplémentaires, en suivant la ligne de côte depuis la zone non restreinte de la ZSPA de la
péninsule Byers jusqu'au sud-est. L'accès aux vestiges archéologiques devra se faire uniquement pour des
études archéologiques, autorisées par l'autorité nationale compétente.
7. Conditions pour obtenir un permis d'accès
L'entrée dans la zone est interdite, sauf conformément à un permis délivré par une autorité nationale
compétente.
7 (i) Conditions générales pour l'obtention d'un permis
Les conditions de délivrance d'un permis pour entrer dans la zone sont les suivantes :
il est délivré uniquement pour des études scientifiques de l'écosystème, de la géologie, de la paléontologie
ou de l'archéologie de la zone ou pour des raisons scientifiques impérieuses qui ne peuvent pas être
servies ailleurs, ou
il est délivré pour des besoins de gestion essentiels correspondant aux objectifs du Plan de gestion, comme
l'inspection, l'entretien ou le contrôle ;
les actions autorisées ne compromettront pas les valeurs écologiques, géologiques, historiques ou
scientifiques de la Zone ;
les échantillonnages proposés n'impliqueront pas le ramassage, le prélèvement ou des dommages à des
quantités de sol, de roche ou de flore ou de faune indigènes telles que leur répartition ou leur abondance
sur la péninsule Byers s'en trouverait considérablement affectée ;
toutes les activités de gestion soutiennent les objectifs du Plan de gestion ;
les actions autorisées sont conformes au Plan de gestion ;
le permis, ou une copie agréée, devra être porté dans la Zone ;
un rapport sur la visite devra être fourni à l'autorité mentionnée dans le permis ;
les permis devront être délivrés pour une période donnée, et
l'autorité compétente doit être informée des activités/mesures entreprises qui n'ont pas été incluses dans le
permis agréé.
7 (ii) Accès à la zone et mouvements à l'intérieur
ou au-dessus de la zone
Les véhicules terrestres sont interdits dans la Zone.
Les mouvements dans la Zone devront se faire à pied, sauf circonstances exceptionnelles lorsqu'un
hélicoptère peut être utilisé.
Tous les mouvements devront être entrepris avec prudence de façon à minimiser les perturbations des
vestiges archéologiques, des animaux, des sols, des éléments géomorphologiques et des surfaces végétales, en
marchant sur les terrains rocailleux ou les crêtes si cela est possible pour éviter d'endommager les plantes
sensibles, les terrains réticulés et les terres ennoyées.
Le trafic pédestre doit être maintenu à un minimum correspondant aux objectifs des activités autorisées et
tous les efforts raisonnables seront faits pour minimiser les effets de piétinement. Lorsque c'est possible, les
pistes existantes doivent être empruntées pour traverser la Zone (Carte 2). En l'absence de pistes, il faut
s'assurer d'éviter de créer de nouvelles pistes. Les recherches ont démontré que la végétation sur la péninsule
Byers peut se rétablir si moins de 200 traversées ont lieu lors d'une saison (Tejedo et al. 2009). Les routes
pédestres couvrant des terrains végétalisés doivent donc être choisies en fonction du nombre prévu de
traversées (c'est-à-dire le nombre de personnes × traversées par jour × nombre de jours). Lorsque le nombre de
traversées sur une même piste est prévu être inférieur à 200 lors d'une saison, la piste doit être clairement
identifiée et les traversées doivent toujours suivre la piste. Lorsque le nombre est prévu dépasser 200 lors d'une
saison, alors l'itinéraire ne doit pas être défini le long d'une seule piste, mais les traversées doivent se faire à
travers une ceinture étendue (c'est-à-dire plusieurs pistes, chacune avec moins de 200 traversées), afin de
mitiger l'impact et de permettre un rétablissement plus rapide de la végétation piétinée.
Les conditions pour l'utilisation d'hélicoptères dans la Zone sont décrites dans la section 6 (ii).
Les pilotes et les équipages des aéronefs et des embarcations ou les autres personnes à bord n'ont pas le
droit de se déplacer à pied au-delà du voisinage immédiat de leur site d'atterrissage ou de débarquement, sauf
autorisation spécifique dans le permis.
Les restrictions sur l'accès et les mouvements dans les zones restreintes sont décrites dans la section 6 (v).
7 (iii) Activités pouvant être menées dans la zone
Les recherches scientifiques impérieuses qui ne peuvent pas être entreprises ailleurs et qui ne
compromettront pas l'écosystème ou les valeurs de la zone et ne perturberont pas les études scientifiques
existantes.
Les recherches archéologiques.
Les activités de gestion essentielles, notamment la surveillance.
7 (iv) Installation, modification ou retrait des structures
Aucune structure nouvelle ne doit être érigée dans la Zone et aucun équipement ne doit y être installé, sauf
pour des raisons scientifiques ou de gestion impérieuses et pour une période pré-établie, selon les spécifications
contenues dans un permis. L'installation (y compris la sélection du site), l'entretien, la modification ou le
retrait de structures et d'équipements devront être entrepris de sorte à minimiser la perturbation des valeurs de
la Zone. Toutes les structures ou les équipements scientifiques installés dans la Zone devront clairement
identifier le pays, le nom du responsable de l'équipe de recherche et l'année d'installation. Tous ces éléments
doivent être exempts d'organismes, de ramets (par ex. graines, oeufs) et de sol non stérile et doivent être en
matériaux capables de supporter les conditions environnementales et poser un risque de contamination
minimal à la Zone. Le retrait de structures ou d'équipements spécifiques pour lesquels le permis a expiré devra
être une condition du permis. Les structures ou installations permanentes sont interdites.
7 (v) Emplacement des camps
Afin de minimiser la zone de terrain dans la ZSPA affectée par les activités de campement, les camps
doivent se trouver dans le voisinage immédiat du campement international (latitude sud 62° 39n 49,7 , longitude
ouest 6lo 05n 59,8 ). Lorsque les objectifs spécifiés dans le permis le requièrent, un campement temporaire
au-delà du campement international est autorisé dans la Zone. Les camps doivent se trouver sur des sites non
végétalisés, comme sur des portions plus arides des plages surélevées, ou, dans la mesure du possible, sur un
terrain recouvert d'une couche de neige supérieure à 0,5 m et doivent éviter des concentrations d'oiseaux ou de
mammifères en phase de reproduction. Il est interdit de camper à moins de 50 m d'un refuge ou d'un abri de
chasseurs de phoques. Les campements précédemment utilisés doivent être réutilisés dans la mesure du
possible, sauf si les directives ci-dessus suggèrent qu'ils n'étaient pas positionnés de manière appropriée. Il est
interdit de camper dans les zones restreintes.
7 (vi) Restrictions sur les matériaux et organismes
qu'il est possible d'introduire dans la zone
Il est formellement interdit d'introduire délibérément des animaux, des plantes, des micro-organismes et des
sols non stériles dans la Zone. Les précautions devront être prises pour empêcher l'introduction accidentelle
d'animaux, de plantes, de micro-organismes et de sols non stériles issus de régions biologiquement distinctes
(dans la zone du Traité sur l'Antarctique ou au-delà). Compte tenu de la présence de colonies d'oiseaux en
phase de reproduction sur la péninsule Byers, aucun produit avicole, y compris des déchets provenant de tels
produits et des produits contenant des oeufs crus en poudre, ne devra être introduit dans la Zone ou dans la mer
adjacente.
Aucun herbicide ou pesticide ne devra être introduit dans la Zone. Tout autre produit chimique, y compris
des radionucléides ou des isotopes stables, susceptible d'être introduit pour des besoins scientifiques ou de
gestion spécifiés dans le permis devra être retiré de la Zone au plus tard à la fin de l'activité pour laquelle le
permis a été accordé. Il faut éviter d'introduire des radionucléides ou des isotopes stables directement dans
l'environnement d'une façon qui les rend irrécupérables. Les combustibles ou autres substances chimiques ne
devront pas être entreposés dans la Zone, sauf autorisation spécifique dans les conditions du permis. Ils devront
être entreposés et manipulés de façon à minimiser les risques d'introduction accidentelle dans l'environnement.
L'introduction de matériaux dans la Zone devra être pour une période spécifique uniquement et ces matériaux
devront être retirés à la fin de cette période spécifique. En cas d'introduction susceptible de compromettre les
valeurs de la Zone, le retrait est conseillé uniquement si son impact n'est pas susceptible d'être plus important
que si le matériau était laissé sur place. L'autorité compétente doit être informée de tout ce qui est introduit et
non retiré et qui ne figurait pas dans le permis agréé.
7 (vii) Collecte ou perturbation néfaste de la flore
ou de la faune indigène
La collecte ou la perturbation néfaste de la flore ou de la faune indigène est interdite, sauf dans le cadre d'un
permis délivré conformément à l'Annexe II du Protocole au Traité sur l'Antarctique relatif à la protection de
l'environnement. En cas de collecte ou de perturbation néfaste des animaux, le SCAR Code of Conduct for the
Use of Animals for Scientific Purposes in Antarctica (Code de conduite du SCAR pour l'utilisation d'animaux
à des fins scientifiques dans l'Antarctique) doit être utilisé à titre de norme minimale.
7 (viii) Collecte ou retrait de matériaux
non introduits dans la zone par le titulaire du permis
La collecte ou le retrait de tout ce qui n'a pas été introduit dans la Zone par le titulaire du permis devra
uniquement être conforme à un permis et doit se limiter au minimum requis pour satisfaire des besoins
scientifiques, archéologiques ou de gestion.
Sauf autorisation spécifique d'un permis, les visiteurs dans la Zone n'ont pas le droit de perturber ou de
manipuler, collecter ou endommager des matériaux anthropogéniques historiques correspondant aux critères
visés dans la Résolution 5 (2001). De même, la relocalisation ou le retrait d'artéfacts pour les besoins de
conservation ou de protection ou pour réétablir une exactitude historique n'est autorisé que dans le cadre d'un
permis. L'autorité nationale compétente devra être informée de l'emplacement et de la nature de tout matériau
anthropogénique nouvellement identifié.
Les autres matériaux d'origine humaine susceptibles de compromettre les valeurs de la Zone et qui n'ont pas
été introduits dans la Zone par le titulaire d'un permis ou autrement autorisés peuvent être retirés de la Zone, à
moins que l'impact environnemental du retrait soit susceptible d'être plus important que de laisser le matériau
sur place ; si tel est le cas, l'autorité compétente doit en être informée et une approbation doit être obtenue.
7 (ix) Elimination des déchets
A titre de norme minimale, tous les déchets devront être éliminés conformément à l'Annexe III du Protocole
au Traité sur l'Antarctique relatif à la protection environnementale. Par ailleurs, tous les déchets, y compris
tous les déchets humains solides, devront être éliminés de la Zone. Les déchets humains liquides peuvent être
évacués dans la mer. Comme les récifs côtiers en empêcheraient la dispersion, les déchets humains solides ne
doivent pas être éliminés dans la mer, mais ils devront être retirés de la Zone. Aucun déchet humain ne devra
être éliminé à l'intérieur des terres, car même une petite quantité de déchets humains, y compris l'urine,
pourrait compromettre les caractéristiques oligotrophes des lacs et autres plans d'eau sur le plateau.
7 (x) Mesures nécessaires pour assurer l'atteinte des buts
et objectifs du plan de gestion
Des permis d'accès à la Zone peuvent être accordés pour :
effectuer des activités de surveillance et d'inspection de sites, ce qui peut impliquer la collecte de données
et/ou d'un petit nombre d'échantillons pour analyse ou contrôle ;
ériger ou entretenir des poteaux indicateurs, structures ou équipements scientifiques ; ou
prendre des mesures de protection.
Tout site spécifique de surveillance à long terme devra être balisé de façon appropriée sur le site et sur les
cartes de la Zone. Une position GPS doit être obtenue pour un dépôt auprès du Système de répertoire sur
l'Antarctique à travers l'autorité nationale compétente.
Pour permettre de maintenir les valeurs écologiques et scientifiques de la Zone, les visiteurs devront prendre
des précautions particulières contre des introductions. L'introduction d'espèces microbiennes, animales ou
végétales provenant de sols issus d'autres sites de l'Antarctique, notamment des stations ou régions en dehors
de l'Antarctique, est tout particulièrement inquiétante. Dans la mesure du possible, les visiteurs devront veiller
à soigneusement nettoyer les souliers, vêtements et équipements en particulier les équipements de camping et
d'échantillonnage avant de pénétrer dans la Zone. Les produits avicoles et autres produits aviaires introduits,
qui peuvent être un vecteur de maladies aviaires, ne devront pas être laissés dans la Zone.
7 (xi) Conditions relatives aux rapports
Pour chaque visite dans la Zone, le titulaire principal d'un permis devra soumettre un rapport à l'autorité
nationale compétente dès que possible et au plus tard six mois après la fin de la visite. Ces rapports doivent, le
cas échéant, inclure les informations identifiées dans le Guide pour l'élaboration des plans de gestion des zones
spécialement protégées de l'Antarctique. Le cas échéant, l'autorité nationale doit également transmettre une
copie du rapport de visite à la partie qui a proposé le Plan de gestion, afin d'assister dans la gestion de la Zone
et le contrôle du Plan de gestion. Dans la mesure du possible, les parties doivent déposer des originaux ou des
copies des rapports de visite originaux dans une archive accessible au public pour maintenir un enregistrement
de l'utilisation, pour les besoins d'un contrôle du Plan de gestion et d'organisation de l'utilisation scientifique
de la Zone.
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