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Investissements d'avenir, convention Etat-ANR Action : « instituts d'excellence - programme : instituts thématiques d'excellence en matière d'énergies décarbonées »

NOR : PRMX1020177X



J.O du 30/07/2010 (Texte 5)  > Décrets, arrêtés, circulaires  > textes généraux  > Premier ministre

La présente convention met en oeuvre l'article 8 de la loi no 2010-237 du 9 mars 2010 de finances
rectificative pour 2010, relative au programme d'investissements d'avenir,
Entre :
L'Etat, représenté par le Premier ministre, le ministre d'Etat, ministre de l'écologie, de l'énergie, du
développement durable et de la mer, en charge des technologies vertes et des négociations sur le climat, le
ministre de l'économie, de l'industrie et de l'emploi et la ministre de l'enseignement supérieur et de la
recherche, ci-après dénommé l'« Etat »,
Et :
L'Agence nationale de la recherche, établissement public à caractère administratif institué par l'article
L. 329-1 du code de la recherche, représenté par son directeur général, Mme Jacqueline Lecourtier, ci-après
dénommée l'« ANR ».
Il a été préalablement exposé ce qui suit :
L'amélioration des perspectives de croissance dans une économie développée comme celle de notre pays
passe par des investissements en faveur du développement de la connaissance, des savoirs et de sa
concrétisation en innovation. Il s'agit non seulement d'inventer mais de tirer le profit le plus large des
inventions en créant sur le marché de la valeur et des emplois.
Or la France souffre d'une insuffisante culture de la valorisation de sa recherche et de la trop faible place
accordée à la recherche partenariale entre acteurs publics et privés pourtant essentielle pour la prospérité et la
compétitivité d'une économie. Les systèmes d'innovation concurrents les plus dynamiques savent déposer et
exploiter des brevets en nombre important et réunir des compétences, tant publiques que privées,
interdisciplinaires et technologiques de haut niveau, sur un même site, en alliant enseignement supérieur,
recherche et développement technologiques et valorisation.
Les pôles de compétitivité, les appels à projets partenariaux de l'ANR, les Instituts Carnot, les fonds de
l'ADEME pour le soutien aux démonstrateurs de recherche participent de cet effort de rapprochement, de
même que le doublement du taux du crédit impôt recherche pour les dépenses contractualisées avec les
laboratoires publics.
Il est nécessaire, en cohérence avec les priorités de la stratégie nationale sur la recherche en énergie, la loi
du 3 août 2009 de programmation sur la mise en oeuvre du Grenelle de l'environnement, du projet de loi
portant engagement national en faveur de l'environnement, de la stratégie nationale de recherche et
d'innovation, de l'étude « Technologies Clés 2015 », des travaux du groupe interministériel sur le coût des
impacts du changement climatique et des politiques de développement des filières vertes, d'amplifier
significativement les travaux collaboratifs, de les focaliser sur quelques domaines d'excellence tant privée que
publique en matière d'innovation et en fonction de la viabilité économique prévisible des technologies
soutenues, et de pérenniser ainsi des partenariats stratégiques publics/privés autour de grands enjeux
économiques.
En s'inspirant des meilleures pratiques internationales, l'objectif est de constituer un nombre restreint de
campus d'innovation technologique de dimension mondiale regroupant des établissements de formation, des
laboratoires de recherche appliquée publics et privés, des moyens de prototypage et de démonstration
industrielle le cas échéant, et des acteurs économiques pour l'essentiel sur un même site, renforçant ainsi les
écosystèmes constitués par les pôles de compétitivité. Au coeur de ces campus, la création des instituts
thématiques d'excellence en matière d'énergies décarbonées (IEED) permettra à la France d'atteindre
l'excellence dans des secteurs clés d'avenir et de se doter de filières économiques (industrielles et de service)
parmi les plus compétitives au niveau mondial pour créer de la valeur et de l'emploi par exemple dans
l'énergie solaire, la géothermie, l'efficacité énergétique des bâtiments et des transports, les outils de maîtrise de
l'énergie et d'atténuation des émissions de gaz à effet de serre, les méthodes d'observation, de scénarisation et
de prospective, les stratégies d'adaptation au changement climatique, les énergies marines, l'hydrogène et les
piles à combustible, la chimie du végétal et les biotechnologies industrielles, le stockage de l'énergie et réseaux
intelligents, le captage-stockage et la valorisation du CO .2
Pour cela, il est proposé de financer un nombre limité d'IEED qui, dans le cadre d'un co-investissement
public-privé, piloteront des programmes de recherche couplés à des plates-formes technologiques, effectueront
des travaux de recherche fondamentale, de recherche appliquée et de développement expérimental, répartis en
fonction du degré de maturité technologique de la filière concernée, et veilleront à leur valorisation. Ils
mettront également en oeuvre des actions de formation couplées à ces travaux de recherche. Le choix des IEED
sera fait en cohérence avec les thématiques retenues pour des appels à manifestation d'intérêt dans le cadre des
actions mises en oeuvre par l'ADEME sur les énergies décarbonées notamment, pour garantir la valorisation
dans un cadre économique durable.
Les IEED seront également propices à favoriser la recherche partenariale dans un cadre communautaire, à
inscrire pleinement notre pays dans le système européen de recherche et d'innovation, notamment dans les
communautés de la connaissance et de l'innovation de l'Institut européen de technologie.
Ceci exposé, il a été convenu ce qui suit :
SOMMAIRE
1. Nature de l'action.
1.1. Description de l'action financée et des objectifs poursuivis : susciter, sélectionner et soutenir le
développement d'instituts d'excellence en matière d'énergies décarbonées.
1.2. Plus-value des actions du programme d'investissements d'avenir.
1.3. Volume et rythme des engagements.
2. Bénéficiaires.
2.1. Nature du processus et calendrier de sélection.
2.2. Elaboration des cahiers des charges.
2.3. Critères de sélection des projets.
2.4. Mode et instances de décision et de suivi.
3. Dispositions financières et comptables.
3.1. Nature des interventions financières de l'opérateur.
3.2. Opérations réalisées sur les comptes ouverts dans les écritures du comptable du Trésor.
3.3. Rémunération des dotations conservées en vue de produire intérêt.
3.4. Versement des fonds.
3.5. Information de l'Etat relativement aux prévisions de décaissement des fonds par l'opérateur.
3.6. Organisation comptable de l'opérateur.
3.7. Retour sur investissement pour l'Etat.
4. Organisation et moyens prévus au sein de l'opérateur.
5. Processus d'évaluation.
5.1. Modalités et budget des évaluations.
5.2. Objectifs quantifiés et indicateurs de performance.
6. Suivi de la mise en oeuvre de l'action avec l'opérateur.
6.1. Information de l'opérateur à l'égard de l'Etat.
6.2. Redéploiement des fonds.
6.3. Retour final des crédits engagés au titre des investissements d'avenir vers l'Etat.
7. Suivi de la mise en oeuvre des projets avec les bénéficiaires finaux.
7.1. Contrats passés entre l'ANR et le bénéficiaire final.
7.2. Suivi de l'exécution du contrat.
7.3. Conditions de modification du contrat.
8. Dispositions transverses.
8.1. Communication.
8.2. Transparence du dispositif.
8.3. Entrée en vigueur de la convention et modifications.
1. Nature de l'action
1.1. Description de l'action financée et des objectifs poursuivis : susciter, sélectionner
et soutenir le développement d'instituts d'excellence en matière d'énergies décarbonées
La constitution de campus d'innovation technologique de dimension mondiale est un volet majeur du
dispositif d'excellence lancé par la loi de finances rectificative de mars 2010. Ces campus, qui visent à apporter
à nos opérateurs économiques un supplément de compétitivité par le développement d'une recherche
technologique, regrouperont et structureront les partenariats entre entreprises et laboratoires publics et
renforceront ainsi les pôles de compétitivité associés.
Le développement en France d'écosystèmes compétitifs en matière d'innovation constitue en effet un axe
prioritaire des investissements d'avenir. La création de 5 à 10 instituts thématiques d'excellence en matière
d'énergies décarbonées (IEED) de rang mondial permettra de renforcer les écosystèmes constitués par les pôles
de compétitivité.
Ces IEED seront des plates-formes interdisciplinaires visant à concentrer à terme sur un même lieu
l'essentiel des compétences des entreprises et de la recherche publique dans une logique de co-investissement
public-privé et de collaboration étroite entre tous les acteurs.
De manière à favoriser et vérifier l'existence d'une collaboration effective et durable avec les pôles de
compétitivité, chaque IEED devra être labellisé par au moins un pôle, conjointement, le cas échéant, à d'autres
pôles de compétitivité.
Les candidatures seront évaluées par un jury international constitué notamment d'experts reconnus dans les
domaines scientifiques et économiques (industries et services) concernés, selon les critères suivants :
­ viser une position dans le peloton de tête mondial dans leur champ, avec une finalité de développement
industriel ou de services ;
­ obtenir des cofinancements privés significatifs (industriels, sociétés de services, fédérations
professionnelles, fondations...) ; les financements de l'IEED par l'Etat au titre de la présente convention ne
dépasseront pas 50 % des dépenses cumulées non actualisées sur les dix premières années du projet ; des
financements complémentaires pourront être apportés par d'autres partenaires publics (collectivités locales,
Commission européenne...), tout en maintenant un niveau de cofinancements privés significatif ;
­ permettre que l'ensemble du processus d'innovation soit couvert, y compris la démonstration et
l'ingénierie de formation ;
­ mobiliser à terme sur un même lieu physique une taille critique suffisante de moyens et de compétences
d'excellence pour notamment disposer d'une visibilité internationale.
La dotation de l'Etat au titre de la présente convention, qui ne dépassera pas 50 % des dépenses totales du
projet d'IEED, pourra être consommable dans la limite de 25 %.
1.2. Plus-value des actions
du programme d'investissements d'avenir
L'action financée au titre du programme d'investissements d'avenir présente un caractère exceptionnel et se
distingue des financements de l'Etat en matière de recherche technologique réalisés par ailleurs.
Tableau 1. ­ Plus-value du programme d'investissements d'avenir
ACTIONS
ARTICULATION AVEC LES ACTIONS PUBLIQUES AUTRES (DESCRIPTION)
Action démonstrateur énergies décar-
L'articulation avec les actions dans le domaine des énergies décarbonées concerne les projets de plates-formes et
bonées et chimie verte de l'ADEME.
de démonstrateurs que les IEED sont amenés à présenter et à porter : cette articulation dans les domaines où
coexistent des IEED et des thématiques faisant l'objet d'appels à manifestation d'intérêt de l'action gérée par
l'ADEME se concrétisera par une association de l'opérateur au comité de pilotage et au suivi des actions mises
en oeuvre.
FUI - pôles de compétitivité.
L'articulation avec les pôles de compétitivité (FUI et plates-formes) passe en amont des IEED par le label octroyé
par un ou plusieurs pôles au projet et, en aval, par la recherche de l'association des pôles relevant de la théma-
tique de l'IEED dans le cadre d'une coordination renforcée entre les acteurs.
Appels à projets de l'ANR.
La coordination avec les appels à projets de l'ANR et les Instituts Carnot s'appuiera sur des échanges entre
experts dans le domaine, mais également par une association étroite des IEED à l'élaboration des thèmes des
appels à projets de l'ANR pour les thématiques relevant de l'institut.
Instituts Carnot.
NER 300 et initiatives communautaires (EI,
Une articulation avec les initiatives communautaires sera recherchée, notamment via des actions spécifiques
IET, KIC...).
demandées aux IEED pour porter au sein des ces initiatives des projets, et par une participation aux travaux de
structuration de l'espace européen de la recherche et aux plates-formes public-privé lancées ou soutenues par la
Commission européenne.
Budget des établissements publics.
Une articulation sera recherchée via la demande que ces budgets puissent être, dans le cadre de la candidature et
de la mise en oeuvre des IEED, orientés vers les thématiques et priorités identifiées.
1.3. Volume et rythme des engagements
Au sein de l'action « instituts d'excellence » du programme « instituts thématiques d'excellence en matière
d'énergies décarbonées », un milliard d'euros ont été ouverts par la loi de finances rectificative no 2010-237 du
9 mars 2010 pour financer les IEED. Les fonds prennent la forme d'une dotation non consommable à hauteur
de 75 % au minimum et consommable à hauteur de 25 % au maximum.
Les fonds sont versés intégralement à l'ANR au cours de l'année 2010 : ils seront engagés au terme du
lancement de plusieurs appels à projets, après accord explicite de l'Etat dans les conditions prévues au 6.2.
Le rythme prévisionnel et le volume d'engagement des tranches sont les suivants, correspondant au moins à
trois appels à projets.
Tableau 1. ­ Rythme d'engagement et volume des tranches successives
TRANCHE 1
TRANCHE 2
TRANCHE 3
Montant
300 M
400 M
300 M
Années d'engagement
2010
2012
2014
2. Bénéficiaires
2.1. Nature du processus et calendrier de sélection
Afin de sélectionner les meilleurs projets répondant aux objectifs de l'action financée au titre du programme
d'investissements d'avenir, l'ANR organise un premier appel à manifestation d'intérêt (AMI) qui sera suivi
d'appels à projets. La remise d'un dossier lors de la phase d'AMI n'est pas requise pour candidater aux appels
à projets.
Le dispositif vise à sélectionner 5 à 10 projets d'IEED au total.
La procédure de sélection s'appuie sur un jury international et un comité de pilotage (voir paragraphe 2.4).
Pour l'AMI, ainsi que pour le premier appel à projets, le calendrier prévisionnel de la procédure d'évaluation
et de sélection est détaillé dans le tableau 3.
Tableau 3. ­ Calendrier prévisionnel d'évaluation et de sélection de l'appel à projets
ÉTAPE
ÉCHÉANCE
Préparation du cahier des charges du premier AMI
Juin 2010
Lancement du premier AMI
Juin 2010
Clôture du premier AMI
Septembre 2010
Préparation du cahier des charges du premier appel à projets
Juillet-septembre 2010
Lancement du premier appel à projets
Octobre 2010
Clôture de la remise des offres
Décembre 2010
Sélection (expertises, réunions du jury international, comité de pilotage, avis
Février 2011
du CGI, décision du Premier ministre)
Contractualisation avec les lauréats
Avril 2011
La composition du jury est validée par le commissariat général à l'investissement sur proposition du comité
de pilotage (cf. 2.4).
L'ANR apporte son expertise en matière d'organisation des appels à projets, conforme aux meilleures
pratiques des agences de financement de la recherche des pays de l'OCDE. Elle assure sa mission de manière
impartiale et garantit la transparence du processus de sélection. En particulier, elle propose au commissariat
général à l'investissement, qui le valide avant le lancement des appels à projets, un processus auditable
d'expertise des dossiers, des méthodes de sélection et de rendu des rapports d'instruction. Elle veille en
particulier à ce que le jury international soit matériellement en mesure d'instruire les dossiers conformément au
règlement de consultation joint à chaque cahier des charges. Elle veille à ce que le commissariat général à
l'investissement et les membres du comité de pilotage aient accès aux dossiers de réponse à l'AMI et des
appels à projets dès la date de clôture des consultations.
A cet effet, l'ANR prend en charge les missions suivantes :
­ la réalisation et la mise en ligne du dossier d'AMI comprenant le cahier des charges, le règlement de
consultation des dossiers de réponse à l'AMI et le formulaire ;
­ le recueil des dossiers de réponse à l'AMI provenant des porteurs de projets ;
­ la mise à disposition du commissariat général à l'investissement et des membres du comité de pilotage des
dossiers de réponse à l'AMI ;
­ l'organisation d'éventuels entretiens entre les porteurs de projet et le comité de pilotage avec notamment
la rédaction d'une synthèse à l'issue de chaque entretien ;
­ la réalisation et la mise en ligne du dossier d'appel à projets, comprenant le cahier des charges, le
règlement de consultation des offres et le formulaire ;
­ la convocation et l'organisation du jury international ;
­ le recueil des projets provenant des porteurs de projet ;
­ la mise à disposition du commissariat général à l'investissement et des membres du comité de pilotage,
des projets ;
­ la préparation des dossiers pour les membres du jury ;
­ le secrétariat du jury international et la transmission des évaluations au commissariat général à
l'investissement et au comité de pilotage (cf. 2.4) dès que celles-ci sont rendues.
­ la rédaction d'un rapport sur le processus de sélection conformément aux exigences d'audit éventuel du
processus.
2.2. Elaboration des cahiers des charges
Elaboration du cahier des charges de l'AMI :
La rédaction du cahier des charges de l'AMI est à l'initiative du ministère en charge de l'énergie en lien
avec l'ANR, des ministères membres du comité de pilotage, et avec le Commissariat général à l'investissement,
dans le respect des principes édictés par la présente convention. Il est validé par le Commissariat général à
l'investissement, sur proposition du comité de pilotage.
L'avis d'AMI prévoit que les candidats explicitent de manière synthétique en moins de 10 pages :
­ les thématiques abordées par le projet ;
­ les marchés visés par le projet ;
­ le potentiel scientifique et technologique, la capacité d'innovation et de formation liée au projet ;
­ les objectifs en termes de retour sur investissement et les retombées essentielles ; les principaux résultats
attendus et les principaux indicateurs qui constitueront le tableau de bord du projet ;
­ la liste des partenaires au moment de l'AMI et ceux qui sont pressentis pour compléter le dispositif dans
le cadre de l'appel à projets ainsi que la description des relations avec les pôles de compétitivité
susceptibles de labelliser le projet d'IEED ;
­ des éléments de benchmark international du projet ;
­ un plan d'affaires prévisionnel synthétique sur dix ans montrant la part des investissements, leur nature,
les frais de personnel et de fonctionnement et un tableau de financement distinguant les financements par
l'Etat et par les autres financeurs ;
­ les projets de candidatures des partenaires du projet d'IEED sur d'autres actions des investissements
d'avenir, notamment en matière de plates-formes d'essais ;
­ les premiers éléments de gouvernance du projet ;
­ tout autre élément descriptif du projet souhaitant être souligné.
Elaboration du cahier des charges de l'appel à projets :
La rédaction du cahier des charges de l'appel à projets est à l'initiative du ministère en charge de l'énergie
en lien avec l'ANR, les ministères du comité de pilotage et avec le commissariat général à l'investissement,
dans le respect des principes édictés par la présente convention.
Le Commissariat général à l'investissement conduit ensuite la concertation interministérielle sur le cahier des
charges de l'appel à projets. Après l'avoir validé, le commissaire général à l'investissement soumet le cahier
des charges à l'approbation du Premier ministre. Cette approbation intervient par arrêté.
Le cahier des charges des appels à projets comprendra notamment les rubriques suivantes :
Le contexte et les objectifs de l'appel à projets ;
La nature des projets attendus :
­ la nature des porteurs de projets, les partenariats, l'écosystème notamment en termes de collaboration avec
les pôles de compétitivité ayant labellisé le projet d'IEED ;
­ les objectifs stratégiques des projets, notamment :
­ la mise en oeuvre d'activités de prestations et de collaborations scientifiques et technologiques auprès
des entreprises, notamment des PME ;
­ la mise en oeuvre d'activités de recherche et de développement expérimental orientées vers les marchés,
au meilleur niveau international ;
­ la mise en oeuvre d'orientations de recherche interdisciplinaires à moyen-long terme (cinq à dix ans, en
fonction de la thématique) ;
­ la création d'emplois, de valeur ajoutée et les autres retombées ;
­ la contribution à l'ingénierie des formations initiales et continues en liaison avec les établissements de
recherche et d'enseignement supérieur ;
­ la contribution par des stages, de l'apprentissage, l'accueil de doctorants, de post-doctorants... à la
formation pratique d'étudiants (ingénieurs, doctorants, techniciens, apprentis, élèves d'école de
management...) permettant de rapprocher le monde académique et celui de l'entreprise ;
­ les exigences de cofinancement, en particulier privé, car le financement par l'Etat au titre de la présente
convention ne dépassera pas 50 % des dépenses cumulées sur la durée de vie du projet plafonnée à dix
ans ;
­ la nature des financements de l'Etat au titre de la présente convention (subvention, dotation en capital...) et
part de ces interventions dans les plans de financement ;
­ les encadrements communautaires applicables ;
Les informations demandées sur les projets :
­ la gouvernance générale du projet ; la présentation de l'équipe managériale ; la présentation des relations
avec les pôles de compétitivité ; la présentation de la structure en mesure de recevoir les financements de
l'Etat ;
En ce qui concerne les plates-formes et les démonstrateurs, les projets devront présenter l'ensemble des
projets envisagés sans préjuger de leur éventuelle inscription dans le cadre des AMI de l'ADEME sur les
énergies décarbonées ;
­ l'organisation du projet : sa présentation, le rôle et l'activité des principaux acteurs et responsables du
projet (notamment dans le cas de projets partenariaux), la description des modalités d'allocation des fonds
dans le cadre du projet ;
­ les jalons décisionnels et les processus de réallocation des travaux en cours de réalisation du projet ;
­ les points d'arrêts du projet et les indicateurs quantifiés de ces points d'arrêt ;
­ le dossier financier : tableau des recettes et des dépenses prévisionnelles, identification et quantification
des risques financiers du projet et fourniture de scénarios financiers (médian, haut, bas) ; en particulier, en
ce qui concerne les dépenses de fonctionnement, les dossiers devront montrer quels ont été les efforts
réalisés par les partenaires de l'IEED pour orienter leurs financements classiques sur les objectifs du projet
d'institut ;
­ les objectifs de résultat et les indicateurs correspondants ;
Le processus de sélection :
­ les critères d'éligibilité des projets ;
­ les critères de sélection des projets ;
­ les étapes de sélection ;
­ la nature et le rôle des instances de décision (comité de pilotage, jury international...) ;
­ la transparence du processus de sélection (publicité, motivation des décisions, déontologie des experts et
membres du jury international...) ;
Le processus budgétaire :
­ les règles de gestion des sommes allouées ;
­ les étapes d'allocation des fonds après sélection (tranches, périodes probatoires, critères de déclenchement
des tranches successives, rappels de fonds éventuels...) ;
­ la constitution d'actifs et les règles de retour à l'Etat.
L'évaluation des projets et le reporting :
­ les indicateurs d'évaluation (réalisation, activité, résultats et impact).
Le cahier des charges des appels à projets prévoit que les porteurs de projet d'IEED indiquent les autres
soumissions dont ils ont connaissance, notamment en matière de plate-forme d'essais, prévues dans les
différentes opérations de financement des investissements d'avenir par des acteurs de leur écosystème local. La
capacité des opérateurs économiques à avoir une ambition partagée et à donner une vision cohérente de leur
écosystème et de son évolution sera déterminante.
2.3. Critères de sélection des projets
L'instruction des dossiers doit être conduite dans le cadre d'une procédure transparente, sous la coordination
du commissariat général à l'investissement. Elle fera appel à un jury international.
Sur demande du comité de pilotage et aval du commissariat général à l'investissement, l'ANR sollicitera des
expertises externes, fournira ses propres expertises et sollicitera des expertises des ministères compétents
qu'elle portera à la connaissance du jury international.
Le jury international veillera, pour chaque appel à projets, à évaluer les projets selon une grille d'analyse
multicritère en fonction de l'impact en termes de développement économique et du caractère décisif des apports
à la thématique de recherche et d'innovation à laquelle ils s'adressent.
Les principaux critères retenus pour l'éligibilité d'un projet d'IEED sont les suivants :
­ la remise d'un dossier de candidature complet incluant notamment un plan d`affaires détaillé, un
benchmark des partenaires et concurrents potentiels à l'international et une liste des autres actions des
investissements d'avenir que les partenaires de l'écosystème tenteront de mobiliser en lien avec les
thématiques de l'IEED ;
­ un financement Etat prévisionnel en deçà de 50 % des dépenses totales du projet sur sa durée de vie,
plafonnée à dix ans et des financements privés significatifs ;
­ l'adéquation du projet avec la description de l'objet d'un IEED décrit dans le cahier des charges ;
­ l'identification d'une organisation en capacité de porter et gérer les projets (gouvernance, management,
assise financière, politique d'achat) et d'être en mesure de recevoir une dotation en capital ;
­ la labellisation par au moins un pôle de compétitivité.
Les principaux critères retenus pour l'évaluation des projets d'IEED sont les suivants :
­ le retour sur investissement pour l'Etat et les retombées directes attendus (dépôts de brevets, logiciels,
certificats d'obtention végétale, marques, contrats industriels, transferts de technologie, redevances,
concessions de licences d'exploitation et création de start-up...) ; ce retour sur investissement sera évalué
notamment au regard du modèle économique de déploiement envisagé et de son impact sur les finances
publiques (tarifs d'achat...) ;
­ le projet scientifique, les enjeux technologiques et économiques pour la France (notamment l'intérêt
économique des secteurs applicatifs) ;
­ la couverture de l'ensemble du processus d'innovation : la recherche de base (ressourcement), la recherche
technologique (coeur de l'IEED), le prototypage, la démonstration, le processus de valorisation et la
capacité à faire de l'ingénierie de formations (projets pédagogiques et articulation avec les universités, les
écoles...) ; une attention particulière sera portée aux liens qui pourront être établis avec les dispositifs de
formation professionnelle ;
­ la stratégie de valorisation : l'IEED devra montrer sa capacité à atteindre ses objectifs en matière de
valorisation, de partenariats et de transfert de technologies soit en s'appuyant sur ses compétences propres
et son track record, soit en mobilisant une structure dédiée externe, notamment une société d'accélération
de transfert technologique s'il en existe une en préparation localement ;
­ le niveau et la qualité de l'implication des acteurs économiques, la qualité de la relation partenariale ainsi
que l'existence d'une collaboration effective et durable avec les pôles de compétitivité ayant labellisé le
projet d'IEED ;
­ la concentration géographique du projet : effort de mobilisation à terme des moyens humains et matériels
sur un même lieu physique, sur un site principal. Dans l'hypothèse où des implantations géographiques
minoritaires seraient envisagées hors du site principal, les différents volets du projet devront
systématiquement être présentés à l'échelle du projet global et à l'échelle du seul site principal. Les
apports spécifiques des implantations géographiques minoritaires devront être explicités et justifiés dans la
mesure où les financements réservés aux IEED seront utilisés très majoritairement pour des actions
menées sur le site principal ;
­ la qualité, la pertinence du plan d'affaires et la faisabilité du projet, notamment cohérence entre les
investissements, les frais de fonctionnement, les dépenses de personnel sur la durée du projet et les retours
attendus ;
­ la gouvernance et son adéquation avec les ambitions de l'IEED :
­ les modalités de gouvernance ;
­ la qualité de l'équipe managériale ;
­ la qualité du porteur de projet (université, organisme, entreprise [industriel, société de service...],
fondation de coopération scientifique...) ;
­ la complémentarité des partenaires ;
­ l'attractivité internationale du projet : la stratégie de marketing, de communication et de promotion
associée ;
­ la capacité à s'intégrer dans le système européen de recherche et d'innovation.
L'ANR s'assure de la solidité financière des bénéficiaires sélectionnés et de leur capacité à rendre compte à
échéance régulière de la mise en oeuvre de l'investissement (cf. 5.1).
2.4. Mode et instances de décision et de suivi
Afin de sélectionner les meilleurs projets respectant l'ambition du programme d'investissements d'avenir, la
procédure de sélection s'appuiera sur les instances suivantes :
­ un jury international composé de 20 experts sélectionnés selon des critères stricts au vu du caractère
stratégique des projets et des partenariats public-privé mis en oeuvre :
7 personnalités scientifiques reconnues au niveau international ;
7 personnalités issues du monde de l'entreprise ;
1 personnalité reconnue pour ses compétences en matière d'urbanisme local ;
1 personnalité reconnue pour ses compétences en matière sociologique, notamment sur le volet
acceptabilité sociale ;
4 personnalités reconnues pour leurs compétences en matière de valorisation de la recherche,
d'accompagnement de l'innovation, du transfert de technologie, de la création et du financement de
start-up.
La composition nominative du jury international sera validée par le commissariat général à l'investissement,
sur proposition de l'ANR et des ministères en charge de la recherche, de l'industrie et de l'énergie.
Un comité de pilotage, également compétent sur les instituts de recherche technologique, composé de :
­ deux représentants du ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche :
­ le directeur général pour la recherche et l'innovation ou son représentant ;
­ le directeur général à l'enseignement supérieur et l'insertion professionnelle ou son représentant ;
­ deux représentants du ministère de l'économie, de l'industrie et de l'emploi :
­ le directeur général de la compétitivité, de l'industrie et des services ou son représentant ;
­ le vice-président du Conseil général de l'industrie, de l'énergie et des technologies ou son représentant ;
­ deux représentants du ministère de l'écologie, de l'énergie, du développement durable et de la mer :
­ le directeur général de l'énergie et du climat ou son représentant ;
­ le commissaire général au développement durable ou son représentant.
Pour l'objet de la présente convention, le directeur général de l'énergie et du climat préside le comité de
pilotage.
Le Commissariat général à l'investissement, le responsable du programme budgétaire et le directeur général
de l'Agence nationale de la recherche et le président de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de
l'énergie (ADEME) assistent de droit mais sans pouvoir décisionnel aux réunions du comité de pilotage.
Au titre du cosecrétariat du groupe de travail interministériel des pôles de compétitivité, la DATAR
(délégation interministérielle à l'aménagement du territoire et à l'attractivité régionale) est associée aux travaux
du comité de pilotage.
En outre, sur proposition du Commissariat général à l'investissement ou du président du comité de pilotage,
les ministères sectoriellement compétents (santé, agriculture...) peuvent être associés aux travaux du comité de
pilotage pour les sujets qui les concernent.
Le président du jury international sera invité à présenter les conclusions des travaux d'évaluation du jury
international devant le comité de pilotage. Ces conclusions auront été transmises en amont au comité de
pilotage et au Commissariat général à l'investissement, dès qu'elles auront été rendues par le jury et au moins
cinq jours avant la réunion du comité de pilotage.
Le comité de pilotage se réunit au moins une fois par an et de manière plus fréquente, si nécessaire,
notamment dans la phase de mise en place du dispositif.
Le secrétariat du comité de pilotage est assuré par l'ANR.
Le comité de pilotage :
­ propose au Commissariat général à l'investissement, sur la base du rapport du jury international, la
désignation des bénéficiaires et les montants correspondants ;
­ demande au directeur général de l'ANR de signer les conventions ANR-bénéficiaires détaillant les
obligations réciproques des parties, après décision du Premier ministre ;
­ veille au versement de tout ou partie des dotations consommables, dans les conditions prévues par les
conventions, après décision du Premier ministre.
Le secrétariat du comité de pilotage est assuré par l'ANR.
Le Commissariat général à l'investissement, en lien avec les ministères concernés, s'assure que la procédure
de sélection respecte les exigences de qualité et de transparence contenues dans la présente convention et dans
le cahier des charges de l'appel à projets.
En tant que de besoin, le commissariat général à l'investissement et le comité de pilotage peuvent solliciter
de l'ANR et des ministères concernés un complément d'expertise.
La répartition des rôles peut être schématisée tout au long de la procédure selon le tableau 4 ci-après :
Tableau 4. ­ Schéma de répartition des rôles dans la sélection des projets
MINISTÈRES
COMITÉ
ÉTAPES
CGI
ANR
JURY
concernés
de pilotage
C o n s t i t u t i o n d u c o m i t é d e
Validation
Proposition
pilotage
Elaboration du cahier des charges
X
et des éléments de consultation
de l'AMI
Validation du cahier des charges
X
et des éléments de consultation
de l'AMI
Lancement et gestion de l'appel à
X
manifestation d'intérêt
Transmission des dossiers de
X
l'AMI aux membres du comité
de pilotage
Organisation des entretiens entre
X
les porteurs de dossiers en
réponse à l'AMI et les membres
du comité de pilotage
Elaboration du cahier des charges
X
de l'appel à projets
Validation du cahier des charges
X
de l'appel à projets
Lancement et gestion de l'appel à
X
projets
Constitution du jury international
Validation
X
Règlement du jury
Valide
Rédaction
Proposition
Transmission des projets aux
X
membres du comité de pilotage
Instruction des dossiers et
X
notation
Proposition de sélection des
X
projets et des montants
Avis et recommandation au
X
Premier ministre
Contractualisation avec les
Prépare
Sont informés
lauréats
Notification par tranches des
X
aides
Règlement financier des aides
X
Suivi des projets
X
X
Contrôle de l'atteinte des objectifs
X
et du versement des soutiens
financiers
MINISTÈRES
COMITÉ
ÉTAPES
CGI
ANR
JURY
concernés
de pilotage
Déclenchement des tranches
Validation
Proposition
Déclenchement d'un nouvel appel
Validation
Proposition
à projets
Suivi et évaluation de l'action
X
X
Le jury international, après avoir le cas échéant sollicité des expertises, évalué les dossiers et auditionné les
porteurs de projet, fournit au comité de pilotage un rapport présentant :
­ un ensemble de notes pour chaque projet (sur quatre critères environ qui seront précisés dans un règlement
du jury international, par exemple : la qualité scientifique et technologique du projet, la pertinence
industrielle, l'impact économique attendu, la gouvernance), sur une gamme de notation prédéfinie (notes
de A à E) ;
­ une liste motivée de projets qu'il considère comme n'étant pas recommandés pour financement en raison
d'une qualité insuffisante sur l'un au moins des critères ou dans sa perception globale du projet ;
­ une liste motivée de projets qu'il considère comme potentiellement finançables, sous réserve le cas
échéant de modifications à apporter, qu'il indiquera sous forme de recommandations.
Les recommandations du jury seront rendues publiques.
Pour les dossiers considérés par le jury international comme finançables, le comité de pilotage propose au
Commissariat général à l'investissement une sélection de projets et pour chacun d'entre eux le montant du
financement au titre des investissements d'avenir demandé par le porteur de projet et le montant de
financement que le comité de pilotage propose de retenir. Sur la base de cette proposition, le commissaire
général à l'investissement formule des recommandations au Premier ministre quant à la désignation des
bénéficiaires et le montant des dotations apportées par l'Etat.
Les projets de conventions avec les bénéficiaires finaux sont préparés par l'ANR en liaison avec les
ministères concernés et le Commissariat général à l'investissement, qui les valide.
Les dotations seront engagées par tranches de trois ans. L'engagement de cette dotation triannuelle sera
l'objet d'une discussion en comité de pilotage après analyse des résultats du projet au cours des trois années
précédentes. Une évaluation poussée du projet d'IEDD sera réalisée tous les trois ans par les services des
ministères présents au comité de pilotage, en lien avec le comité de suivi (cf. infra). Les conclusions de cette
évaluation conditionneront la poursuite du projet et conduira à une éventuelle révision du montant des tranches
prévisionnelles.
L'ANR adapte le règlement administratif et financier des aides à cet effet.
Le Commissariat général à l'investissement s'assurera notamment de l'équilibre financier de l'ensemble des
projets et de la répartition des natures de financement.
Le suivi technique des projets est assuré par l'ANR et les ministères concernés qui rapportent au comité de
pilotage. Durant la vie du projet, toute décision est prise par l'Etat, sur avis du comité de pilotage, après
instruction technique de l'ANR et des ministères concernés, notamment les décisions de déclenchement des
tranches, d'arrêt du projet... En particulier, et afin d'assurer une coordination étroite avec les actions de
l'ADEME, pour chaque projet est nommé un comité de suivi spécifique comportant :
­ un représentant de chacun des ministères présent au comité de pilotage ;
­ un représentant de l'ADEME ;
­ un représentant de l'ANR ;
­ un expert externe désigné par l'ANR n'ayant pas participé à l'analyse initiale du dossier.
Le Commissariat général à l'investissement assiste de droit aux réunions du comité de suivi.
Ce comité de suivi doit au moins deux fois par ans réaliser avec l'IEED une revue des projets engagés grâce
aux moyens de la présente convention, analyser les conditions de financement et les éventuels écarts dans la
réalisation du projet par rapport aux objectifs initiaux. Il propose à l'ANR et au comité de pilotage toute
évolution des conditions contractuelles définies avec l'IEED.
Dans le cas où l'IEED retenu présente des projets qui seraient couverts par le champ des interventions des
investissements d'avenir portées par l'ADEME (démonstrateurs et plates-formes), le comité de suivi orientera
les projets dans le cadre du dialogue avec l'IEED et en rendra compte au comité de pilotage et au
Commissariat général à l'investissement.
3. Dispositions financières et comptables
3.1. Nature des interventions financières de l'opérateur
Les fonds confiés à l'opérateur devront être employés selon les modalités suivantes :
Tableau 5. ­ Répartition des financements de l'action selon la nature des interventions
FONDS CONSOMMABLES
FONDS
TOTAL
non consommables
Subventions
Avances
Prises de
dont bonifications
remboursables
Prêts
participations
Montant
750 M
250 M
1 000 M
%
Au minimum 75 %
Au maximum 25 %
100 %
Le capital des fonds conservés pour produire intérêt mentionnés au 6° du A du II de l'article 8 de la loi
susmentionnée (« dotations non consommables ») ne peut être engagé par l'opérateur. Seuls les produits
financiers générés par le placement de ces fonds peuvent être utilisés.
Les dotations consommables pourront notamment être versées sous forme de subventions. Elles
correspondent dans ce cas à une dépense des bénéficiaires finaux sans contrepartie directe sous forme d'actifs
pour l'Etat.
3.2. Opérations réalisées sur les comptes ouverts
dans les écritures du comptable du Trésor
Pour la réalisation des opérations visées par la présente convention, l'ANR disposera de plusieurs comptes
dans les écritures du receveur général des finances de Paris, trésorier-payeur général de la région Ile-de-
France :
Le compte no 75000-00001051013 intitulé « ANR - Programme d'investissements d'avenir - Dotations non
consommables non affectées » recevra les dotations non consommables allouées en propre à l'ANR et en
attente d'affectation à un projet ;
Le compte no 75000-00001052008 intitulé « ANR - Programme d'investissements d'avenir - Dotations non
consommables » recevra les dotations non consommables dédiées au financement de projets dans les conditions
précisées au 3.3 ;
Le compte no 75000-00001051007 intitulé « ANR - Programmes d'investissements d'avenir - Dotations
consommables » recevra les autres dotations et les intérêts des fonds déposés sur le compte
no 75000-00001052008 « ANR - Programme d'investissements d'avenir - Dotations non consommables ».
Les seules opérations autorisées sur le compte no 75000-00001051013 « ANR - Programme d'investissements
d'avenir - Dotations non consommables non affectées » sont :
­ en recettes, le versement par l'Etat des fonds prévus par la loi susvisée ainsi que les transferts de fonds en
provenance du compte no 75000-00001052008 « ANR - Programme d'investissements d'avenir - Dotation s
non consommables » ;
­ en dépenses, le transfert des dotations vers le compte no 75000-00001052008 « ANR - Programme
d'investissements d'avenir - Dotation s non consommables ».
Les seules opérations autorisées sur le compte no 75000-00001052008 intitulé « ANR - Programme
d'investissements d'avenir - Dotations non consommables » sont :
­ en recettes, les dotations non consommables prévues dans la présente convention dans les conditions
précisées ci-dessous, depuis le compte no 75000-00001051013, ainsi que le versement par l'Etat des
intérêts afférents à ces mêmes fonds ;
­ en dépenses, le versement des intérêts sur le compte no 75000-00001051007 intitulé « ANR - Programmes
d'investissements d'avenir - Dotations consommables » ainsi que les transferts des dotations non affectées
à un projet sur le compte no 75000-00001051013 « ANR - Programme d'investissements
d'avenir - Dotations non consommables non affectées ».
3.3. Rémunération des dotations conservées
en vue de produire intérêt
Les fonds non consommables sont rémunérés dans les conditions et selon les modalités prévues par l'arrêté
conjoint du ministre de l'économie, de l'industrie et de l'emploi et du ministre du budget, des comptes publics
et de la réforme de l'Etat du 15 juin 2010 fixant les ouvertures des comptes sur lesquels seront déposés les
fonds versés à partir des programmes créés par la loi no 2010-237 de finances rectificative du 9 mars 2010 et
les modalités de leur rémunération.
Les intérêts courent à partir de la date de sélection des bénéficiaires finaux. A cet effet, au jour de la
sélection des bénéficiaires, les dotations non consommables affectées à chaque projet sont transférées du
compte no 75000-00001051013 intitulé « ANR - Programme d'investissements d'avenir - Dotations non
consommables non affectées » sur le compte no 75000-00001052008 intitulé « ANR - Programme
d'investissements d'avenir - Dotations non consommables ».
Les intérêts produits par une dotation sont versés au compte sur lequel cette dotation est déposée avant d'être
reversés sur le compte de dépôt no 75000-00001051007 intitulé « ANR - Programme d'investissements
d'avenir - Dotations consommables ».
Les intérêts générés par les fonds non consommables ne sont pas capitalisés.
3.4. Versement des fonds
Le responsable de programme ordonnance les crédits ouverts par la loi de finances no 2010-237 du
9 mars 2010 dans un délai de deux semaines après la signature et la publication de la présente convention.
Les bénéficiaires finaux ne reçoivent les fonds qu'après la signature des conventions les concernant.
3.5. Information de l'Etat relativement aux prévisions
de décaissement des fonds par l'opérateur
L`ANR est chargé d'élaborer un calendrier prévisionnel de décaissement des fonds déposés au Trésor qu'il
transmet trimestriellement au commissaire général à l'investissement et à l'Agence France Trésor. Il veille à la
cohérence entre ce calendrier de décaissement et le calendrier de sélection des bénéficiaires mentionné au
paragraphe 2.1.
L'ANR informe le receveur général des finances de toute opération d'un montant unitaire égal ou supérieur à
un million d'euros qui affectera, en débit, le compte du Trésor auprès de la Banque de France. Cette
information est communiquée avant 16 heures, heure locale, le jour ouvré qui précède le jour demandé pour le
règlement financier de l'opération.
Le règlement financier d'une opération qui n'a pas fait l'objet d'une annonce préalable dans les conditions
définies à l'alinéa précédent peut être opéré le jour ouvré suivant le jour demandé pour ce règlement. Le
directeur général du Trésor ou son représentant en avise immédiatement l'établissement public à l'origine de
l'opération ainsi que le comptable du Trésor auprès duquel ces fonds sont déposés.
3.6. Organisation comptable de l'opérateur
Les fonds, dont la gestion est confiée à l'ANR aux termes de la présente convention, ayant vocation à être
redistribués dans le cadre d'appels à projets, sous forme de subventions et de dotations non consommables,
sont comptabilisés en comptes de tiers et de trésorerie, dans les comptes de l'ANR lors de la notification de
leur versement par l'Etat.
Lorsque l'agence redistribue ces fonds aux bénéficiaires finaux, l'agent comptable solde les comptes de tiers
et de trésorerie initialement mouvementés, sur ordre de l'ordonnateur.
Ce traitement s'applique également aux opérations de redistribution des intérêts perçus sur les fonds
conservés dans cet objectif.
L'ANR prend toutes les dispositions nécessaires pour suivre individuellement la gestion des fonds qui lui
sont confiés dans le cadre de la présente convention, notamment en créant les subdivisions de comptes
nécessaires et en organisant un suivi analytique dédié.
En particulier, elle crée, dans les comptes de classe 4, les subdivisions nécessaires pour suivre les
mouvements de trésorerie afférents aux crédits dont la gestion lui est confiée par l'Etat afin d'assurer le respect
des obligations d'information posées au III de l'article 8 de la loi de finances rectificative pour 2010.
L'agent comptable de l'ANR communique à la DGFiP avant 15 janvier de l'année n + 1 pour les opérations
de l'année n les informations nécessaires à l'inscription dans les comptes de l'Etat des opérations réalisées en
son nom et pour son compte par elle-même. Ces informations comportent notamment l'intégralité des
conventions signées et l'indication des montants reversés aux bénéficiaires finaux au cours de chaque exercice.
Les versements des fonds conservés en vue de produire intérêt aux bénéficiaires finaux qui sont des entités
constitutives de participations financières de l'Etat doivent faire l'objet de la transmission des informations
nécessaires au contrôle de la qualité du compte 26 de l'Etat (nom du bénéficiaire, montant de la dotation).
3.7. Retour sur investissement pour l'Etat
Le retour sur investissement pour l'Etat se traduit :
­ d'une part, et aussi souvent que possible, dans le cas d'investissements permettant des retours financiers,
par des remontées financières qui sont alors reversées au compte du Trésor ;
­ d'autre part par la rentabilité socio-économique des travaux de recherche générés par la présente action.
Les investissements et les actifs immatériels liés à ces travaux de recherche viennent augmenter le
patrimoine des opérateurs de l'Etat.
4. Organisation et moyens prévus
au sein de l'opérateur
Les moyens détaillés dont l'ANR bénéficie pour mettre en oeuvre l'ensemble des actions lui étant confiées au
terme de la loi de finance rectificative susmentionnée font l'objet d'une convention financière spécifique.
5. Processus d'évaluation
5.1. Modalités et budget des évaluations
L'évaluation doit être au coeur de la démarche de sélection et de suivi des actions financées au titre du
programme d'investissements d'avenir.
Au-delà de l'évaluation ex ante des projets établie dans le cadre de la procédure de sélection et du suivi des
indicateurs de performance définis par la présente convention, une évaluation scientifique et économique de
l'action devra être mise en place par l'opérateur pour apprécier l'impact des investissements consentis sur
l'atteinte des objectifs que se sont fixés les bénéficiaires pour la réalisation de leur projet.
Ainsi, sur la durée de la convention, l'ANR devra consacrer 0,10 % des crédits issus de l'emprunt national à
l'évaluation a posteriori des projets financés. Cette évaluation devra être menée par des équipes internes ou
externes spécialisées et portera sur les résultats et l'impact de l'action par rapport aux objectifs fixés dans la
présente convention et sur l'efficience de l'utilisation des crédits. Elle devra fournir une estimation de la
rentabilité économique et financière de l'action.
Cet exercice d'évaluation scientifique a posteriori pourra s'appuyer sur les données recueillies par l'ANR
auprès des bénéficiaires finaux de l'action en vue des exercices de restitution annuelle.
Pour les restitutions annuelles, qui alimenteront les rapports du commissariat général à l'investissement au
comité de surveillance du programme d'investissements d'avenir ainsi que les rapports annuels du Parlement,
les informations demandées aux bénéficiaires finaux porteront en particulier sur :
­ l'excellence des travaux scientifiques et technologiques menés ;
­ le portefeuille de titres de propriété intellectuelle (brevets, logiciels, certificats d'obtention végétale...) et
parmi eux ceux qui donnent lieu à retour financier ;
­ le taux de recherche partenariale et les recettes liées à des prestations auprès d'industriels, notamment ceux
de pôles de compétitivité ayant labellisé l'IEED ;
­ la création d'entreprises sur le site de l'IEED ;
­ l'évolution des créations d'emplois au sein des entreprises partenaires de l'IEED ;
­ l'évolution du taux d'emploi des diplômés dans les entreprises partenaires ;
­ l'évolution du chiffre d'affaires à l'export des entreprises partenaires ;
­ l'attractivité internationale de l'IEED, mesurée par l'évolution du taux de chercheurs et d'étudiants
étrangers, et son rayonnement, mesuré par le taux d'embauche par des entreprises étrangères de diplômés
dans la formation desquels l'IEED s'est impliqué à travers l'accueil en stage, en apprentissage, en doctorat
ou en post-doctorat...
Les résultats des évaluations seront transmis au commissaire général à l'investissement et au comité de
pilotage, tout au long de la vie des projets.
Lorsque l'opérateur contractualise avec les bénéficiaires finaux, le contrat prévoit la nature et les modalités
de restitution des données nécessaires à l'évaluation des investissements mis en oeuvre.
5.2. Objectifs quantifiés et indicateurs de performance
Au titre de son rôle de gestionnaire, l'ANR est évaluée au moyen des indicateurs suivants :
­ indicateur 1 : le respect du calendrier du processus de sélection ;
­ indicateur 2 : la qualité des sessions d'appels à projets et de l'assistance technique apportée par l'ANR ;
­ indicateur 3 : le respect des délais de versement des fonds prévus par les conventions avec les
bénéficiaires finaux ;
­ indicateur 4 : la qualité du suivi des conventions mesurée par les tableaux de bord remis dans les délais
impartis au comité de pilotage ;
­ indicateur 5 : le respect en gestion de l'enveloppe de moyens prévue par l'annexe financière à la
convention.
Indicateurs d'impact :
­ création d'emploi/d'activité : (× emplois créés/M investis) ;
­ l'évolution du portefeuille de titres de propriété intellectuelle (brevets, logiciels, certificats d'obtention
végétale, marques...) et sa valorisation (nombre de brevets ; (nombre de brevets exploités - nombre de
brevets en stock ; revenus des brevets) (frais d'entretien ; évolution de valorisation du portefeuille) ;
­ la création de start-up (nombre de start-up créées ; montant des investissements privés dans ces start-up ;
taux de réussite à trois ans de ces start-up) ;
­ le nombre de laboratoires privés installés dans l'écosystème à proximité de l'IRT au sein du campus
d'innovation technologique ;
­ effet de levier : 1 pour z ;
­ suivi des projets : 80 % des jalons atteints sur les trois premières années ;
La quantification des cinq premières catégories d'indicateurs sera faite sous quatre mois à signature de la
présente convention.
6. Suivi de la mise en oeuvre de l'action
avec l'opérateur
6.1. Information de l'opérateur à l'égard de l'Etat
L'ANR transmet chaque trimestre aux ministères concernés et au commissariat général à l'investissement un
rapport intermédiaire synthétique comportant notamment les informations suivantes :
­ l'état d'avancement des projets et des conventions conclues avec les bénéficiaires des crédits, opération
par opération ;
­ l'actualisation du calendrier de décaissement des fonds ;
­ le bilan des fonds appelés et des crédits déjà consommés par opération ;
­ les résultats des indicateurs de résultat intermédiaire et d'avancement des projets.
En cas de besoin, ces informations seront transmises à première demande par l'ANR.
L'agent comptable de l'ANR produit le cadre comptable complet des comptes mouvementés. Il transmet au
comité de pilotage et au CGI un suivi trimestriel synthétique et détaillé par opération des mouvements de
fonds, ainsi qu'un rapport annuel.
Une réunion trimestrielle de suivi est organisée entre l'ANR, le commissariat général à l'investissement et
les ministères concernés afin d'analyser la mise en oeuvre du programme et de réorienter l'action si nécessaire.
A l'issue des premiers appels à projets, le comité de pilotage analyse si les conditions de déclenchement
d'un nouvel appel à projets sont réunies.
Lorsqu'une tranche est consommée à hauteur de 75 %, l'opérateur, le commissariat général à
l'investissement et les ministères concernés se réunissent pour analyser si les conditions de déclenchement de la
tranche ultérieure sont réunies.
L'ANR informe sans tarder les services des ministères concernés et du commissariat général à
l'investissement de toute difficulté intervenant dans la mise en oeuvre de la présente convention et propose
toute action susceptible d'y remédier.
En outre, afin de permettre l'élaboration de l'annexe générale au projet de loi de finances mentionnée à
l'article 8 de la loi no 2010-237 de finances rectificative du 9 mars 2010 et l'établissement du projet de loi de
règlement des comptes, elle transmet annuellement au plus tard le 31 mars au commissaire général à
l'investissement et aux ministères concernés un rapport sur la mise en oeuvre de l'action au cours de
l'exercice n ­ 1, comportant notamment les informations suivantes :
­ l'état d'avancement des projets et les conventions conclues avec les bénéficiaires des crédits ;
­ le calendrier prévisionnel de décaissement des fonds et l'état des crédits déjà consommés par type
d'intervention ;
­ les résultats de l'ensemble des indicateurs de performance mentionnés à la rubrique 5.2.
Pour les restitutions, l'ANR utilise l'outil spécifique qui sera mis à sa disposition par le commissariat général
à l'investissement. Le renseignement de cet outil sera réalisé par les services internes de l'opérateur. Cette
tâche ne peut être déléguée aux bénéficiaires finaux des crédits. L'actualisation sera réalisée une fois par
trimestre et, en cas de besoin, à première demande.
L'ANR s'engage, par ailleurs, à fournir sans délai au comité de pilotage toute information utile au suivi de
la bonne exécution du programme.
Ces procédures sont complémentaires des relations entretenues entre l'Etat et l'ANR dans le cadre des
comités organisés pour la sélection et le suivi des appels à projets (cf. 2.4).
6.2. Redéploiement des fonds
S'il s'avère, au regard des résultats d'un appel à projets que la totalité des crédits ne peut être utilisée, les
crédits non attribués sont reportés sur un ou plusieurs appels à projets organisés ultérieurement.
Par ailleurs, s'il s'avère, au regard des rapports transmis par l'opérateur ou des évaluations annuelles des
investissements, que celui-ci ne respecte pas les modalités de la présente convention, utilise les crédits de
manière sous-optimale ou n'utilise pas la totalité des crédits qui lui sont confiés, le commissaire général à
l'investissement peut proposer de redéployer les crédits vers une autre action au sein du même opérateur ou
vers un autre opérateur.
Les critères d'appréciation d'un emploi sous-optimal des crédits sont notamment les suivants :
­ les résultats des indicateurs insuffisants au regard des cibles fixées ;
­ la rentabilité socio-économique notoirement insuffisante ;
­ le retard important dans le processus de sélection des bénéficiaires ou l'incapacité à sélectionner des
bénéficiaires selon les critères retenus par le cahier des charges.
Les crédits sont alors redéployés vers une autre action au sein du même opérateur ou reversés par l'opérateur
au budget de l'Etat par rétablissement de crédits, afin d'être reversés à un autre opérateur.
Les éventuels redéploiements de crédits entre différentes actions sont approuvés par le Premier ministre, sur
proposition du commissaire général à l'investissement, après information des commissions chargées des
finances et des autres commissions compétentes de l'Assemblée nationale et du Sénat.
6.3. Retour final des crédits engagés
au titre des investissements d'avenir vers l'Etat
Les dotations non consommables, dont les intérêts servent à financer des projets, seront récupérées par l'Etat
au terme de la convention (dix ans maximum).
Elles seront reversées par l'opérateur au budget de l'Etat.
7. Suivi de la mise en oeuvre des projets
avec les bénéficiaires finaux
7.1. Contrats passés entre l'ANR et le bénéficiaire final
L'ANR est responsable du suivi de la mise en oeuvre des projets d'investissement par les bénéficiaires
sélectionnés. Elle signe avec chaque bénéficiaire, sur décision du Premier ministre, une convention précisant
notamment :
­ l'utilisation des crédits ;
­ le contenu du projet ;
­ le calendrier de réalisation ;
­ les modalités de pilotage du projet ;
­ l'encadrement communautaire applicable ;
­ le montant des tranches et les critères de déclenchement des tranches successives ;
­ le cas échéant, les modalités de cofinancement des projets ;
­ les modalités de restitution des données nécessaires au suivi et à l'évaluation des investissements ;
­ les modalités de communication.
Une annexe à chacune de ces conventions précise le plan de gestion et de valorisation des équipements
financés par les dotations consommables.
Le bénéficiaire met en place un tableau de bord comportant des indicateurs de suivi de l'avancement des
projets et des résultats obtenus et le transmet semestriellement à l'ANR.
7.2. Suivi de l'exécution du contrat
L'ANR s'engage, par tous les moyens qu'elle juge utile, à suivre la bonne exécution des projets avec le
bénéficiaire final des crédits.
Les crédits sont décaissés par tranches aux bénéficiaires. S'il s'avère que les crédits ne sont pas utilisés
conformément aux conventions mentionnées ci-dessus, l'ANR alerte le comité de pilotage. Ce dernier peut
décider, après avis du commissaire général à l'investissement, de ne pas verser les tranches suivantes et
d'abandonner le projet.
Dans l'hypothèse où la non application d'une convention entre l'ANR et un bénéficiaire final entraînerait
une procédure de recouvrement, l'Etat produira un titre de recettes et effectuera le recouvrement, après
instruction du dossier par l'ANR.
De façon plus générale, l'ANR rend compte régulièrement de l'état d'avancement des projets et des
conventions au commissariat général à l'investissement et au comité de pilotage, conformément à l'article 6.2.
7.3. Conditions de modification du contrat
Toute modification du contrat sollicitée par le bénéficiaire final sera soumise à une évaluation préalable du
projet et de ses conditions de réalisation, diligentée par l'ANR, dans les conditions définies au point 5 de la
présente convention.
La signature de l'avenant au contrat se fera dans les conditions définies à l'article 7.1.
8. Dispositions transverses
8.1. Communication
Dans tous les documents relatifs aux investissements d'avenir, ainsi que sur son site internet, l'ANR
s'engage à préciser que les opérations retenues sont financées au titre du programme d'investissements d'avenir
lancé par l'Etat.
8.2. Transparence du dispositif
L'ANR s'engage à mettre à disposition des commissions compétentes du Parlement l'ensemble des
documents relatifs au programme d'investissements d'avenir en sa possession.
8.3. Entrée en vigueur de la convention et modifications
La présente convention, valable pour une durée de dix ans, entre en vigueur le jour de sa publication au
Journal officiel de la République française.
Par voie d'avenant, les parties engagées peuvent convenir de modifications aux dispositions de la présente
convention et de ses annexes.
Fait à Paris, le 27 juillet 2010, en cinq exemplaires.
Pour l'Etat :
Pour l'Agence nationale de la recherche :
Le Premier ministre,
La directrice générale,
FRANÇOIS FILLON
J. LECOURTIER
Le ministre d'Etat, ministre de l'écologie,
de l'énergie, du développement durable et de la mer,
en charge des technologies vertes
et des négociations sur le climat,
JEAN-LOUIS BORLOO
La ministre de l'économie,
de l'industrie et de l'emploi,
CHRISTINE LAGARDE
La ministre de l'enseignement supérieur
et de la recherche,
VALÉRIE PÉCRESSE